PARKINSON MALADIE DE

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Syndromes parkinsoniens 

Syndromes parkinsoniens 
Crédits : D'après W. R. Gowers, A Manual of Diseases of the Nervous System,1886

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Opération sous contrôle stéréotaxique 

Opération sous contrôle stéréotaxique 
Crédits : BSIP/ Corbis

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Thérapie cellulaire et génique de la maladie de Parkinson

Thérapie cellulaire et génique de la maladie de Parkinson
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les traitements de la maladie

La maladie de Parkinson est donc une atteinte du système dopaminergique cérébral entraînant des anomalies motrices. On va donc chercher à pallier les anomalies motrices et à fournir à l’organisme la dopamine qui lui manque.

Approche chirurgicale de la maladie de Parkinson

Depuis le début des années 2000 en particulier avec les travaux d’Alim-Louis Benabid, chef du service de neurobiologie du C.H.U. de Grenoble, qui a reçu le prix Lasker en septembre 2014, la stimulation électrique à haute fréquence (> 100 Hz) du noyau subthalamique est pratiquée avec succès : les tremblements s’atténuent, voire disparaissent instantanément. La stimulation est opérée par l’intermédiaire d’électrodes implantées en permanence dans le noyau et reliées à un générateur d’impulsions porté par le malade un peu à la manière d’un pacemaker cardiaque. Le mécanisme d’action est inconnu. Ce type d’intervention est réservé aux malades dont les tremblements résistent aux traitements pharmacologiques. Il pourrait être remplacé par la stimulation du cortex moteur par des électrodes posées sur la dure-mère, technique moins lourde que la précédente et donnant à peu près les mêmes résultats. Dans la plupart des autres pays que la France, on préfère électro-coaguler une partie du pallidum externe, pratique chirurgicale plus facile à généraliser, mais qui requiert de continuer le traitement pharmacologique. Pour intéressantes et utiles qu’elles soient, ces approches ne constituent pas une première indication du traitement de la maladie de Parkinson

Bénéfices et limites de l’apport de dopamine

L’apport du précurseur de la dopamine, la L-dopa (ou lévodopa), constitue en revanche le traitement de référence de la maladie de Parkinson. La dopamine ne franchit pas la barrière hémato-méningée et ne peut pas être administrée par voie générale pour pallier l’absence de dopamine chez les parkinsoniens. La dopamine est produite dans les neurones par transformation de l’acide aminé tyrosine. La dernière étape de cette transformation est la conversion de la L-dopa en dopamine. Il se trouv [...]


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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « PARKINSON MALADIE DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/maladie-de-parkinson/