MADHYAMAKA ou VOIE MOYENNE

ĀRYADEVA (IIe-IIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 290 mots

Disciple de Nāgārjuna, Āryadeva est une des figures marquantes de l'école Mādhyamaka, un des quatre soleils illuminant le monde, avec Aśvaghosha, Nāgārjuna et Kumāralabdha selon Xuanzang et Yijing. Originaire de Ceylan, Āryadeva se rend en Inde du Nord où il passe pour avoir vaincu Mātriceta (ou Mātṛceta) dans une joute philosophique et l'avoir amené au bouddhisme. De nombreuses traditions rapport […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aryadeva/#i_26738

BOUDDHISME (Histoire) - Littératures et écoles bouddhiques

  • Écrit par 
  • André BAREAU
  •  • 6 022 mots

Dans le chapitre « Les écoles et les sectes du Mahāyāna »  : […] La plupart des divisions de la communauté mahāyāniste sont plutôt des écoles que des sectes. On ignore si leurs adeptes formaient déjà, dès les premiers temps, des groupes séparés de ceux des moines du bouddhisme antique ou s'ils continuaient à appartenir à certaines sectes de ce dernier, en en conservant les enseignements doctrinaux et les pratiques auxquels ils ajoutaient ceux et celles qui étai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouddhisme-histoire-litteratures-et-ecoles-bouddhiques/#i_26738

BOUDDHISME (Les grandes traditions) - Bouddhisme indien

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT, 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT
  •  • 10 625 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le Mādhyamaka »  : […] Les Mādhyamika, qui suivent Nāgārjuna, sont ceux qui optent pour un moyen terme (Madhyamaka) dans les problèmes concernant les choses. Ils ne se rangent ni à l'affirmation, ni à la négation au sujet des choses, mais les reconnaissent pour vides d'être propre, ce qui dispense d'avoir aucune idée sur elles. Le Madhyamaka est chemin du milieu, parce qu'il se tient entre deux opinions extrêmes, que l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouddhisme-les-grandes-traditions-bouddhisme-indien/#i_26738

BOUDDHISME (Les grandes traditions) - Bouddhisme chinois

  • Écrit par 
  • Jacques GERNET, 
  • Catherine MEUWESE
  •  • 4 721 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Écoles et sectes »  : […] On doit distinguer les écoles savantes qui se constituent dans certains centres monacaux et les sectes qui ont une plus ou moins large audience dans les milieux lettrés ou populaires. Les premières sont directement influencées par la philosophie bouddhique indienne : c'est le cas de l'école idéaliste Vijnānavāda (en chinois faxiang ) que fit connaître à Chang'an le grand maître Xuanzang à son ret […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouddhisme-les-grandes-traditions-bouddhisme-chinois/#i_26738

BOUDDHISME (Les grandes traditions) - Bouddhisme japonais

  • Écrit par 
  • Jean-Noël ROBERT
  •  • 13 527 mots

Dans le chapitre « Les six écoles anciennes »  : […] L'expression classique du bouddhisme de l' époque de Nara (710-784), structure bien intégrée en tant que religion protectrice d'un État régi par les codes, est la liste des « six écoles de la capitale du Sud » ( nanto-rokushū  ; cette capitale étant Nara par rapport à Kyōto). Le terme de shū est souvent traduit par « secte », mais certains savants estiment qu'il vaut mieux rendre par « école » un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouddhisme-les-grandes-traditions-bouddhisme-japonais/#i_26738

CANDRAKĪRTI (fin VIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 562 mots

Un des plus grands maîtres de l'école mādhyamaka. Candrakīrti serait né au Samanta, dans le sud de l'Inde. Élève de Kamalabuddhi, il découvre par lui les œuvres de Nāgārjuna, de Buddhapālita et de Bhāvaviveka. Établi à Nālandā, il se trouva en concurrence avec Candragomin, de l'école yogācāra. Celui-ci devait l'emporter et devenir le chef de la grande université bouddhique. L'œuvre de Candrakīrti, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/candrakirti/#i_26738

KUMĀRAJĪVA (344-413)

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 840 mots

Un des plus grands traducteurs chinois de textes bouddhistes. Kumārajīva est né à Kucā d'un père ancien brahmane qui s'est converti au bouddhisme, puis marié à une princesse de Kucā. Sa mère, entrée en religion, l'emmène, âgé de huit ans, au Cachemire, où il étudie les Āgama sous la direction de Bandhudatta (352-355). À douze ans, il repart avec sa mère pour la Sérinde, se fixe un an à Kashi, où i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kumarajiva/#i_26738

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 603 mots

Dans le chapitre « Raisonnement et prédication »  : […] L'attention portée aux questions de logique est intimement liée aux tentatives de mettre en question les autorités spirituelles ; en Inde, elle se manifeste d'abord par l'attention portée aux outils verbaux qu'il faut fabriquer pour savoir comment mener une controverse à propos de la tradition des Vedas. On s'y intéresse autour de 500 avant notre ère, époque où l'autorité védique se voit vigoureus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique-indienne/#i_26738

MANTRA

  • Écrit par 
  • André PADOUX
  •  • 3 511 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le bouddhisme »  : […] Le fait que le bouddhisme tantrique soit souvent nommé mantrāyana – Véhicule des Formules – montre l'importance qu'y ont les mantras. Leur usage y fut sans doute introduit, en Inde, dès que se développa le Mahāyāna, avec les écoles Mādhyamika et Yogācāra. Leur rôle s'est encore accru au Tibet. Répandues très tôt en Chine, les pratiques mantriques sont encore vivaces dans certaines sectes bouddhi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mantra/#i_26738

NĀGĀRJUNA (150?-? 250)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 512 mots

Du plus célèbre philosophe bouddhiste, de Nāgārjuna , on ne sait rien de certain, pas même l'époque exacte où il vécut, et l'on est obligé de s'en tenir à ce que dit de lui la tradition. Celle-ci assure qu'il naquit dans le sud-est de l'Inde (Andhra Pradesh), donc en pays dravidien. Brahmane de naissance, il dut recevoir l'éducation traditionnelle d'un hindou de haute caste, ce dont témoigne sa pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nagarjuna/#i_26738

TANTRISME

  • Écrit par 
  • André PADOUX
  •  • 9 466 mots

Dans le chapitre « Le tantrisme bouddhique »  : […] Les pratiques et spéculations qu'on vient de voir sont aussi étrangères que possible à l'esprit du bouddhisme ancien, qui condamnait l'idolâtrie et la croyance à l'efficacité des rites. Elles se retrouvent pourtant, sous des formes très voisines, dans le Mahāyāna. Peut-être né – développé en tout cas – comme le tantrisme hindou dans la zone himalayenne, le bouddhisme tantrique a dû s'établir en I […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tantrisme/#i_26738

VACUITÉ, notion de

  • Écrit par 
  • Paul MAGNIN
  •  • 1 906 mots

Après le bouddhisme ancien, qui a laissé inexplorées certaines catégories ontologiques, le courant du Grand Véhicule ( Mahāyāna ) se distingue par son enseignement de la vacuité universelle ( śūnya ). Alors que le bouddhisme ancien soutient que toutes les choses sont vides de « soi », le Mahāyāna affirme que tout est vide de nature propre ( svabhāva ). Le premier affirme que le soi est forgé : il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vacuite-notion-de/#i_26738

VAJRAYĀNA

  • Écrit par 
  • Corrado PENSA
  •  • 2 569 mots

Dans le chapitre « Mahāyāna et tantrisme »  : […] Pour se faire une idée de l'organisation doctrinale du Vajrayāna, il faut se reporter aux ultimes développements du Mahāyāna, dont les deux écoles centrales sont celle du Mādhyamika et celle du Yogācāra. La première insiste principalement sur la non-substantialité ( śūnyatā ) non seulement d'un principe individuel permanent ( ātman ), comme faisait déjà le Hīnayāna, mais aussi de tous les concepts […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vajrayana/#i_26738

ZEN

  • Écrit par 
  • Claude GRÉGORY
  •  • 18 847 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Śūnyatā et tathatā »  : […] Dans la prolixité de l'immense et fastueuse fable qui sert de substrat imaginaire aux développements doctrinaux du bouddhisme, le Mahāyāna se distingue à première vue du bouddhisme réputé ancien par la prééminence et l'amplification données à certains concepts, et par l'absence du volontarisme qui marque de son sceau l'ensemble des religions indiennes. Cela veut dire d'abord que, renonçant à la sc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zen/#i_26738