SPINOLA LES

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Une des quatre lignées patriciennes les plus puissantes de la république de Gênes. Elle est attestée dès 1102 avec Guido, premier du nom, souche de très nombreuses branches qui, jusqu'à sa disparition, en 1798, fournissent à la « Superbe » des hommes d'État (onze doges), des gens de guerre, des diplomates, des dignitaires ecclésiastiques (treize cardinaux) et des lettrés. Enrichis dans le commerce avec l'Orient, les Spinola deviennent possesseurs de grands fiefs, en Ligurie et dans l'Apennin. Lors de la lutte entre le Sacerdoce et l'Empire, ils se rangent du côté de Frédéric II, à la tête du parti gibelin. Consuls, capitaines du peuple, ils se signalent, comme Galeotto et Gaspare, dans les luttes maritimes contre Pise et Venise, tandis que d'autres membres de la famille sont appelés comme podestats dans plusieurs cités italiennes. En 1435, Francesco défend Gaète contre le roi Alphonse d'Aragon, et libère Gênes de la tutelle du duché de Milan. Entre les xive et xvie siècles, les Spinola exercent, dans la République, une véritable diarchie avec les Doria, et Battista (1472-1532) est le second doge de Gênes. Les personnages qui ont valu la plus grande renommée à la dynastie sont les deux frères Fererigo et Ambrogio. Le premier, grand amiral d'Espagne, périt, en 1603, dans un combat naval contre les Hollandais, au large d'Ostende. Ambrogio, né à Gênes en 1569 entre, comme tant d'autres Italiens, au service des Habsbourg en 1599 et il va devenir l'un des plus grands capitaines du début du xviie siècle. Il sert dans les Flandres sous l'archiduc Albert d'Autriche et va désormais combattre tenacement Maurice de Nassau, fils de Guillaume le Taciturne, qui sera son principal adversaire. En 1604, il s'empare d'Ostende, après trois années de siège ; en 1620, il envahit le Palatinat, mais, dès l'année suivante, il est rappelé aux Pays-Bas par Philippe III d'Espagne, comme commandant supérieur. Ambrogio Spinola contraint Maurice de Nassau à lever le siège d'Ostende, puis porte la guerre au cœur de la Hollande. Après un investissement d'une année, peu après la mort du général néerlandais, il fait capituler Bréda, le 2 juin 1625, épisode immortalisé par Vélasquez dans son tableau Les Lances (musée du Prado). Écarté des Pays-Bas, en 1627, à la suite d'intrigues de cour, il est placé à la tête des troupes qui combattent en Italie contre les Français et les Piémontais, dans les guerres de Succession de Mantoue et de Montferrat. Gouverneur du Milanais, il échoue, en mars 1629, contre Casale et, considéré comme un obstacle aux tractations de paix avec la France, il se voit retirer son commandement. Il meurt, à Castelnuovo-Scrivia, le 15 septembre 1630.

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  • Michel BALARD, 
  • Jacques GUILLERME, 
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Dans le chapitre « L'âge d'or (XIIe-XIIIe s.) »  : […] Avec la première croisade s'ouvre l'époque la plus glorieuse de l'histoire de Gênes, célébrée par Caffaro et ses continuateurs dans leurs annales. Dès 1097, et jusqu'en 1110, Gênes arme plusieurs flottes qui aident les croisés à s'emparer des principales places de Syrie. En échange, les barons francs attribuent aux Génois une part de butin, un quartier ou fondouk, l'exemption des taxes dans les v […] Lire la suite

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Paul GUICHONNET, « SPINOLA LES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/les-spinola/