LES PRIMITIFS FLAMANDS. LES PLUS BEAUX DIPTYQUES (exposition)

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La première justification des expositions temporaires, dans les musées, est la réunion d'œuvres que l'histoire a séparées, alors qu'elles expriment une origine ou une thématique commune. En ce sens, l'exposition de diptyques flamands des xve et xvie siècles, à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance dans l'Europe du Nord, qui s'est tenue à la National Gallery of Art de Washington et au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers, a été une réussite, tant pour le profond renouvellement de nos connaissances, que par la reconstitution même, matérielle et esthétique, d'œuvres majeures dont l'identité et la spécificité étaient perdues.

Le diptyque est une œuvre faite de deux panneaux réunis par des charnières, donc tout à fait jointifs, ce qui permet, lorsque l'artiste le choisit, une continuité de composition sur les deux parties de l'œuvre. Il ne doit pas être confondu avec les pendants – par exemple les deux portraits d'un homme et de son épouse –, conçus pour être présentés à quelque distance l'un de l'autre. Le diptyque fonctionne plus comme un polyptyque, mais il ne doit pas non plus être associé aux retables, faits pour être déposés sur l'autel d'une église. La majorité des diptyques flamands de la fin du Moyen Âge incluent souvent un ou plusieurs portraits, mais ils se situent dans le domaine de la dévotion ; une de leurs formules principales reste l'association du portrait d'un homme en prière face à la Vierge à l'Enfant visible sur le second panneau.

De ces particularités découlent à la fois l'extrême intérêt de ces œuvres pour l'histoire sociale, culturelle et religieuse – car cette dévotion des individus est souvent plus révélatrice des mentalités que les grands retables « officiels » offerts par les collectivités –, mais aussi leur histoire mouvementée. Les recherches préparatoires à cette exposition ont permis de remettre en cause la validité de certains diptyques, comme d'en faire renaître d'autres, disparus de nos mémoires. De faux diptyques ont en effet été créés, le plus souv [...]

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Christian HECK, « LES PRIMITIFS FLAMANDS. LES PLUS BEAUX DIPTYQUES (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/les-primitifs-flamands-les-plus-beaux-diptyques/