LÉGION ARABE

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Légion arabe, 1955

Légion arabe, 1955
Crédits : Hulton Getty

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Création de l'État d'Israël, 1948

Création de l'État d'Israël, 1948
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Lorsqu'en 1921 se forme le nouvel État de Transjordanie, sous mandat britannique, son chef, l'émir ‘Abd Allāh, charge un officier britannique, le capitaine Peake, de constituer et de commander une petite force qui, pendant de longues années, joue un rôle de police civile. On l'appelle rapidement la Légion arabe : si elle recrute ses hommes parmi les Bédouins, elle est encadrée par des officiers détachés ou démissionnaires de l'armée britannique. La Légion arabe ne compte qu'un millier d'hommes en 1933 lorsque sir John Bagot Glubb, plus connu sous le nom de Glubb pacha, en prend le commandement, qu'il assume jusqu'en 1956. Elle se développe pendant la Seconde Guerre mondiale, participant aux combats du Moyen-Orient et, surtout, elle joue un rôle prépondérant lors de la première guerre de Palestine en 1948. À la fin du mandat britannique sur la Palestine, elle pénètre dans les territoires attribués aux Arabes par le partage de 1947 et soutient, particulièrement à Jérusalem, de vigoureux combats contre les troupes du nouvel État d'Israël. Les territoires occupés par elle, la Cisjordanie, sont incorporés à la Transjordanie qui prend alors le nom de Jordanie. Forte de douze mille hommes dont la solde est payée par l'Angleterre et dont tout le haut commandement est composé d'officiers britanniques, suivant un entraînement rigoureux et acceptant une discipline rigide, la Légion arabe apparaît alors comme un instrument efficace très dévoué à ‘Abd Allāh. Mais, très marquée par son encadrement britannique, elle est l'objet de vives attaques dans le monde arabe, qui doute de sa volonté de reprendre la lutte contre Israël. Après l'assassinat d'‘Abd Allāh (1951), face à un roi débile ou à son successeur, un adolescent, Ḥusayn, Glubb pacha et la Légion arabe, comprenant trois brigades d'infanterie et une brigade blindée, constituent pour beaucoup un État dans l'État. Désireux d'être maître chez soi et de désarmer toutes les accusations de complicité avec l'ancienne puissance de tutelle, Ḥusayn invite le 1er mars 1956 Glubb pacha à quitter le pays dans les deux heures. C'est la fin de la Légion arabe en tant que telle. Mais l'armée jordanienne, son héritière, en a conservé l'uniforme, ainsi que le sens de la discipline et de la fidélité au souverain.

Légion arabe, 1955

Légion arabe, 1955

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Les hommes de la Légion arabe, un régiment d'élite créé dans les années 1920, sont principalement recrutés parmi les Bédouins (en 1955). Leur commandant est, de 1939 à 1956, Glubb Pacha (1897-1986). 

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Création de l'État d'Israël, 1948

Création de l'État d'Israël, 1948

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À partir de la fin du XIXe siècle, de nombreux juifs européens viennent s'installer en Palestine. Cette immigration massive est le fruit de l'idéologie sioniste qui prône l'établissement d'un foyer national juif. Ce mouvement se traduit par la mise en valeur agricole du territoire, grâce à... 

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—  Jean DELMAS

Écrit par :

  • : docteur habilité à la recherche, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, ancien chef du service historique de l'Armée de terre

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«  LÉGION ARABE  » est également traité dans :

ABDALLAH ou ABD ALLAH (1882-1951) roi de Jordanie (1946-1951)

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Émir autonome de Transjordanie (à partir de 1921) puis roi de Jordanie (1946-1951), né en 1882 à La Mecque, mort le 20 juillet 1951 à Jérusalem. Deuxième fils de ̣Husayn ibn ‘Alī, chérif de La Mecque et roi du Hedjaz, Abdallah fait ses études à Istanbul, alors capitale de l'Empire ottoman. Après la révolution des Jeunes-Turcs de 1908, il représen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abdallah-abd-allah/#i_34125

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Pour citer l’article

Jean DELMAS, « LÉGION ARABE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/legion-arabe/