FERRIER KATHLEEN (1912-1953)

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« Der Abschied »

Cependant, gauche et mal à l'aise sur la scène, Kathleen Ferrier ne va pas poursuivre très longtemps sa vie d'artiste lyrique. Elle s'illustre pourtant encore dans l'Orfeo d'Orfeo ed Euridice de Gluck, toujours à Glyndebourne, en 1947, seul personnage qu'elle maintiendra à son répertoire – Lucretia et Orfeo constitueront donc ses deux seuls rôles scéniques. Désormais, elle se consacrera essentiellement à l'oratorio, au lied et aux partitions pour voix et orchestre. En 1947, au premier festival d'Édimbourg, Bruno Walter la dirige dans Das Lied von der Erde, où l'émotion la submerge dans les dernières mesures de l'Abschied, l'adieu qui se dissout dans le silence sur Ewig (« éternellement »). Les tournées se succèdent, aux États-Unis, aux Pays-Bas, en Scandinavie, ainsi qu'au Royaume-Uni, bien entendu. Elle crée Four Poems of St. Teresa of Avila, pour contralto et orchestre à cordes, de Lennox Berkeley (1947), et participe, au festival de Hollande, à Amsterdam, le 14 juillet 1949, à la création de A Spring Symphony de Benjamin Britten – dont la partie de contralto a été écrite à son intention –, par l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam placé sous la direction d'Eduard van Beinum. La partie d'alto du Canticle II « Abraham and Isaac », pour alto, ténor et piano, de Britten (créé le 21 janvier 1952, à Nottingham, au côté de Peter Pears, avec le compositeur au piano) et The Enchantress, pour contralto et orchestre, d'Arthur Bliss (1951) ont également été écrits à son intention. Elle se produit au festival de Salzbourg en 1949 – dans Das Lied von der Erde, avec Bruno Walter et Julius Patzak –, à celui d'Édimbourg en 1950 – avec Bruno Walter au clavier et à la baguette – et chante à Vienne la même année sous la direction d'Herbert von Karajan. L'essentiel des enregistrements qui ont fait sa gloire datent de cette époque. En mars 195 [...]

Kathleen Ferrier et Bruno Walter

Kathleen Ferrier et Bruno Walter

Photographie

«Ewig. ewig.» Kathleen Ferrier au côté de Bruno Walter. Avec lui, elle allait donner d'inoubliables versions du «Chant de la terre» et des «Kindertotenlieder» de Mahler. 

Crédits : Time Life Pictures/ Pix Inc./ The LIFE Picture Collection/ Getty Images

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Pierre BRETON, « FERRIER KATHLEEN - (1912-1953) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/kathleen-ferrier/