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KALMOUKS

Les Kalmouks dans l'Empire russe

Des Kalmouks étaient restés en Russie, retenus sur la rive droite par une débâcle de la Volga. Certains – des Torgūt en majorité – participent à la révolte de Pugačëv en 1773. La Grande Catherine, en châtiment, retire aux Torgūt le gouvernement des Kalmouks, qu'ils avaient conservé depuis l'arrivée en Russie. Le titre de khān ayant disparu en même temps que son titulaire Ubaši, il ne restait qu'un poste de vice-khān : il est remis aux Dörbet.

Désormais, l'organisation politico-administrative des Kalmouks est de plus en plus calquée sur celle de l'Empire russe : les nobles, ou noyon, sont assimilés à des propriétaires terriens et leurs sujets à des serfs. Dans le dernier tiers du xixe siècle, une évolution décisive les conduit à la sédentarisation et aux activités agricoles. Plusieurs groupes sont intégrés dans les colonies cosaques et fortement russifiés, hormis les moines lamaïstes. Des Dörbet, installés depuis 1710 dans la région du Don sous le nom de Buzāva, connaissent ainsi une évolution divergente de celle de leurs compatriotes de la Volga. À la fin du xixe siècle, on recensait plus de 190 000 Kalmouks dans l'Empire russe, dans les régions d'Astrakhan, du Don, de Stavropol, de Tomsk et de l'Oural principalement.

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Écrit par

  • : directeur de recherche au C.N.R.S. et à la Fondation nationale des sciences politiques (C.E.R.I)

Classification

Pour citer cet article

Françoise AUBIN. KALMOUKS [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • OÏRAT

    • Écrit par Françoise AUBIN
    • 2 087 mots
    • 1 média

    En 1207, Gengis-khan, proclamé depuis l'année précédente empereur, envoyait son fils aîné J̌öči à la conquête des peuples de la forêt de la Sibérie méridionale (cf. mongolie - Histoire). C'est ainsi que les Oirat, qui nomadisaient le long de l'Enisei à l'ouest du lac Baikal, entrèrent...

  • SIBÉRIE

    • Écrit par Vadime ELISSEEFF, Pascal MARCHAND, Guy MENNESSIER
    • 14 170 mots
    • 6 médias
    Bientôt les Oïrats, à leur tour, sous la conduite d'Esentaidji (1439-1455), fondèrent un empire oïrat ou kalmouk qui s'étendit du lac Balkach au fleuve Jaune, et dont les chefs s'allièrent avec le khan de Sibir en 1620. Ils furent à leur tour dominés par les Mandchous qui occupèrent toute la Chine,...
  • TURCO-MONGOLES LANGUES ET LITTÉRATURES

    • Écrit par Louis HAMBIS
    • 10 204 mots
    ...etc., en même temps que deux vastes chants épiques d'origine populaire étaient composés l'un en mongol, La Geste de Guessar, d'après le texte tibétain qui constitue L'Épopée de Guésar de Ling, l'autre enkalmouk, La Geste de Djanggar, qui célèbre les prouesses du héros kalmouk.

Voir aussi