KALMOUKS

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Les Kalmouks dans l'Empire russe

Des Kalmouks étaient restés en Russie, retenus sur la rive droite par une débâcle de la Volga. Certains – des Torgūt en majorité – participent à la révolte de Pugačëv en 1773. La Grande Catherine, en châtiment, retire aux Torgūt le gouvernement des Kalmouks, qu'ils avaient conservé depuis l'arrivée en Russie. Le titre de khān ayant disparu en même temps que son titulaire Ubaši, il ne restait qu'un poste de vice-khān : il est remis aux Dörbet.

Désormais, l'organisation politico-administrative des Kalmouks est de plus en plus calquée sur celle de l'Empire russe : les nobles, ou noyon, sont assimilés à des propriétaires terriens et leurs sujets à des serfs. Dans le dernier tiers du xixe siècle, une évolution décisive les conduit à la sédentarisation et aux activités agricoles. Plusieurs groupes sont intégrés dans les colonies cosaques et fortement russifiés, hormis les moines lamaïstes. Des Dörbet, installés depuis 1710 dans la région du Don sous le nom de Buzāva, connaissent ainsi une évolution divergente de celle de leurs compatriotes de la Volga. À la fin du xixe siècle, on recensait plus de 190 000 Kalmouks dans l'Empire russe, dans les régions d'Astrakhan, du Don, de Stavropol, de Tomsk et de l'Oural principalement.

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Écrit par :

  • : directeur de recherche au C.N.R.S. et à la Fondation nationale des sciences politiques (C.E.R.I)

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Pour citer l’article

Françoise AUBIN, « KALMOUKS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/kalmouks/