PRIM JUAN (1814-1870)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Parmi les nombreux généraux espagnols qui ont joué un rôle prépondérant dans la politique espagnole, après la guerre d'Indépendance et surtout grâce aux guerres coloniales en Amérique et aux guerres carlistes en Espagne, Juan Prim y Prats est peut-être celui qui représente le mieux le héros militaire romantique aux yeux du peuple, un peu comme s'il était le successeur du général libéral Torrijos, fusillé à Málaga sur ordre de Ferdinand VII.

Juan Prim

Juan Prim

Photographie

Le général espagnol Juan Prim y Prats (1814-1870), héros militaire romantique aux yeux du peuple et figure de proue de l'opposition politique. 

Crédits : Hulton Getty

Afficher

Pendant la première guerre carliste (1833-1839), il s'illustra dans les rangs des cristinos ou constitutionnels, partisans de Marie-Christine et de sa fille, héritière à l'âge de trois ans du trône de Ferdinand VII. Il termina cette guerre comme lieutenant-colonel, mais, déjà, il était un fervent progressiste, tout en s'opposant à l'esprit autoritaire du général Espartero. Aussi n'est-il pas étonnant qu'en 1843 il contribue à l'éviction d'Espartero et à la défaite des ayacuchos, ces militaires qu'unissait une défaite subie au Pérou, à Ayacucho, d'où leur surnom. Prim dirigea le soulèvement à Reus, sa ville natale, et à Barcelone. Espartero dut quitter le pays. Serrano, Narváez et Prim triomphaient. Et ce dernier fut nommé gouverneur civil de Barcelone et fait comte de Reus par Marie-Christine. Cependant, peu de temps après, Prim, accusé d'avoir fomenté un complot contre le Premier ministre Narváez, est condamné à six années d'emprisonnement aux Philippines, mais il s'empresse de partir pour l'exil en France et en Angleterre. Revenu en Espagne, après la révolution de 1854, il est élu député aux Cortes une nouvelle fois ; il avait été, à la suite de l'amnistie de 1847, capitaine général de Porto Rico, puis attaché militaire auprès du sultan lors de la guerre de Crimée. Promu lieutenant général en 1856 par son collègue O'Donnel, il va participer à la guerre du Maroc (1859-1860), expédition qui marque un tournant capital dans l'histoire de l'armée espagnole au xixe siècle et laisse un impact ineffaçable dans la [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-VIII, directeur de l'Institut d'études hispaniques et hispano-américaines

Classification


Autres références

«  PRIM JUAN (1814-1870)  » est également traité dans :

ESPAGNE (Le territoire et les hommes) - De l'unité politique à la guerre civile

  • Écrit par 
  • Henri LAPEYRE
  •  • 14 270 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Crise intérieure »  : […] L'année 1868 marque le début d'une crise politique sans précédent. La monarchie isabéline, discréditée, s'effondra à la suite de la révolution de Septembre ( la Gloriosa ) et la reine dut se réfugier en France. Des Cortes constituantes, élues au suffrage universel, confièrent le pouvoir au général Serrano et votèrent une constitution qui établissait une monarchie parlementa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espagne-le-territoire-et-les-hommes-de-l-unite-politique-a-la-guerre-civile/#i_35903

Pour citer l’article

Louis URRUTIA-SALAVERRI, « PRIM JUAN - (1814-1870) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-prim/