ALBRECHTSBERGER JOHANN GEORG (1736-1809)

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Compositeur, organiste et théoricien de la musique autrichien, Albrechtsberger fut l'un des contrapuntistes les plus érudits et les plus brillants de son époque. Il fut aussi un des pédagogues les plus recherchés de son temps, et sa notoriété attira à Vienne de nombreux élèves, parmi lesquels Ludwig van Beethoven.

Né le 3 février 1736 à Klosterneuburg, près de Vienne, Johann Georg Albrechtsberger étudie l'orgue et la basse chiffrée auprès de Leopold Pittner, doyen des Augustiniens de sa ville natale. Il se perfectionne à l'abbaye de Melk (composition et orgue) et, de 1755 à 1765 ou 1766, mène une carrière d'organiste dans l'Empire austro-hongrois : à Raab (aujourd'hui Györ, en Hongrie), à Maria Taferl, près de Melk, et à l'abbaye de Melk elle-même. Nommé organiste à la cour de Vienne en 1772, il remplacera en 1791 son ami Wolfgang Amadeus Mozart comme assistant du Kapellmeister Leopold Hofmann à la cathédrale Saint-Étienne de Vienne, avant de succéder à Hofmann après la mort de celui-ci, en 1793. Il restera à ce poste, le plus important de tout l'Empire pour un musicien d'église, jusqu'à sa mort, le 7 mars 1809, à Vienne. Considéré comme l'un des meilleurs organistes de son temps, comme en témoignent Maximilian Stadler, Charles Burney et Mozart lui-même, il est également un professeur exceptionnel qui va prodiguer son enseignement à toute une génération de musiciens, parmi lesquels Beethoven, Antoine Reicha, Carl Czerny, Johann Nepomuk Hummel, Ignaz Moscheles. Sa maîtrise de la polyphonie baroque et du contrepoint ont largement contribué à enrichir le classicisme viennois.

Albrechtsberger est l'auteur de plus de 750 compositions, pour la plupart restées à l'état de manuscrits. Parmi ces œuvres figurent 35 messes, plus de 240 fugues pour divers instruments, des quatuors à cordes et des sonates en deux mouvements, ainsi que de nombreuses autres pièces de musique religieuse et de chambre.

Il est l'auteur d'ouvrages théoriques. Le plus célèbre, qui s'inspire d'ouvrages antérieurs publiés par Johann Joseph Fux et Friedrich Wilhelm Marpurg, est Gründliche Anweisung zur Composition (Leipzig, 1790), qui sera traduit en français par Alexandre Choron et publié à Paris en 1814 sous le titre Méthode élémentaire de composition ; il faut aussi citer une méthode de basse continue, Kurzgefasste Methode den Generalbass zu erlernen (Vienne, vers 1791). Ses écrits seront réédités par son élève Ignaz, Ritter von Seyfried (J. G. Albrechtsberger's sämmtliche Schriften über Generalbass, Harmonie-Lehre, und Tonsetzkunst, Vienne, 1826).

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Pour citer l’article

« ALBRECHTSBERGER JOHANN GEORG - (1736-1809) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-georg-albrechtsberger/