INFANTERIE

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La Bataille de Waterloo, F. Phillippoteaux

La Bataille de Waterloo, F. Phillippoteaux
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Première Guerre mondiale, 1914-1918

Première Guerre mondiale, 1914-1918
Crédits : National Archives

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Défaite de la France en 1940

Défaite de la France en 1940
Crédits : National Archives

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De tout temps, on a distingué deux grandes catégories de combattants : d'un côté, les fantassins qui se déplacent et combattent à pied, de l'autre, les cavaliers qui se déplacent et combattent à cheval ou en véhicule. Malgré ces différences, les uns et les autres composent ce qu'on appelle les troupes de mêlée, c'est-à-dire celles où l'on combat à courte distance, en voyant son propre adversaire et où l'on en arrive finalement au corps à corps, ces caractéristiques les opposant aux autres troupes dites d'appui qui, sans doute, participent à la lutte mais de plus loin et de façon moins permanente.

Quoi qu'il en soit, à notre époque où les combats durent sans interruption parce que les armées en guerre sont constamment face à face, c'est essentiellement à l'infanterie qu'il incombe de garder le contact de tous les jours, par patrouilles et embuscades, de protéger les chars à plus ou moins grande distance et de mener le combat dans toutes les régions impropres aux unités blindées : les localités, les bois et les bocages. Aussi, même si le rôle de décision aux très hauts échelons revient très souvent aux chars et à l'aviation, même si numériquement l'infanterie n'a plus l'importance qu'elle avait autrefois, elle continue à tenir un rôle éminent dans tous les combats, où elle subit toujours les mêmes fatigues, les mêmes tensions morales, les mêmes pertes, souvent sévères ; les modifications qui ont pu survenir proviennent surtout des progrès réalisés dans l'armement.

La « reine des batailles »

Dès les plus anciennes périodes de l'Égypte et de la Mésopotamie, les fantassins ont constitué l'élément principal du combat.

Dans la plupart des cas, ils s'aggloméraient en puissants carrés de plusieurs centaines d'hommes, formant ainsi l'infanterie lourde. Armés de piques ou de pointes, protégés par leurs boucliers, pressés les uns contre les autres, ils agissaient par leur masse.

Il existait, cependant, d'autres types de fantassins, ceux de l'infanterie légère. Dotés d'arcs, de frondes ou de javelots, ils ne pouvaient être employés en raison de leur armement que sur un ou deux rang [...]

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Écrit par :

  • : colonel, breveté de l'enseignement militaire supérieur, ancien professeur à l'École de guerre

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Pour citer l’article

Henri de NANTEUIL, « INFANTERIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/infanterie/