IBAN

Ethnie proto-malaise de la côte de Bornéo. Les Iban vivent le long de la côte de Sarawak dont ils constituent, au début du xxie siècle, 30 p. 100 de la population, soit 700 000 personnes environ, et appartiennent au groupe ethnique des Dayak, ou Dyal. Ils sont, par suite d'une confusion due aux Européens, souvent nommés « Dayak de la mer ».

Vivant sur un territoire distinct de celui des Dayak proprement dits et séparés de ces derniers par la rivière Sadong, les Iban sont formés de sous-groupes : Saribag, Skrang, Undup, Ulu Ai, Lemanak, Balau et Sebuyan. Concentrés autrefois dans la proche région entourant Sarawak, à la frontière de l'actuel sultanat de Brunéi, les Iban se sont répandus dans toute l'île de Bornéo. Si les différents groupes iban ont un même système religieux et usent des mêmes rites, leur langue, bien que commune, présente quelques différences secondaires ; l'anthropologue Raymond Kennedy la relie au vieux malais qui était encore parlé à Sumatra avant l'expansion de l'islām et la distingue nettement des autres langues parlées à Bornéo.

Les Iban viendraient de Sumatra, d'où ils auraient émigré pour chercher des terres cultivables ; l'émigration se serait accompagnée de conflits armés, de la réduction en esclavage de tous les vaincus et d'une chasse aux têtes, dont la pratique n'a cessé qu'en 1920. Sédentarisés, les Iban travaillent aujourd'hui dans les plantations d'hévéas et sont christianisés. Les Iban habitent de « longues maisons » contenant de dix à quatorze cellules d'habitation (chacune abritant une famille) établies sur pilotis. Ces constructions présentent une galerie centrale qui sert de lieu de rencontre et d'aire pour les cérémonies. Les champs étant souvent fort distants des habitations, les Iban édifient des abris provisoires dans leurs raï et y séjournent une grande partie de l'année. L'économie repose à la fois sur les produits de la forêt et sur la culture du riz ; traditionnelle, celle-ci s'opère sur brûlis, pratique à laquelle est lié le respect de divers tabous ; autrefois, selon Freeman, un sacrifice humain inaugurait le début de chaque cycle agraire. Utilisé deux ans, chaqu [...]


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  • Roger MEUNIER
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Les Dayak forment la population indigène de Bornéo, divisée en environ 450 groupes ethniques. La population de l'île se range en deux grandes catégories : les peuples de la côte, où prédominent les Malais et qui comprennent également des peuples venus d'autres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dayak/#i_37943

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Dans le chapitre « Un carrefour de peuplement »  : […] de la population des États insulaires. Au Sarawak, le principal groupe aborigène, les Ibans, représente à lui seul 30 p. 100 de la population. Au Sabah, les groupes autochtones représenteraient près de 65 p. 100 de la population de l'État. Ils se décomposent en une trentaine de groupes ethniques différents, dont les plus importants sont les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malaisie/#i_37943

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Tribus nomades habitant les forêts intérieures de l'île de Bornéo, les Punan, ou Penan, ont pour sous-groupes principaux les Aput, les Bah, les Basat, les Bukat, les Gang, les Lusong, les Magoh, les Milan, les Penyabong, les Piku, les Saputan ; jusqu'en 1947, leur existence même est demeurée incertaine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/punan/#i_37943

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Yvan BARBÉ, « IBAN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/iban/