DUKE GEORGE (1946-2013)

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Au cours de sa carrière, longue de plus de quarante ans, l’Américain George Duke n’aura cessé de franchir les frontières entre le jazz, la soul et la pop music, que ce soit en tant que pianiste, claviériste, compositeur ou producteur. Avec d’autres comme Miles Davis ou le groupe Weather Report, il a façonné l’évolution électrique du jazz à partir de la fin des années 1960.

George Duke naît le 12 janvier 1946 à San Rafael (Californie). Il étudie le trombone et la composition au conservatoire de San Francisco, dont il sort diplômé en 1967. À ses débuts, il collabore notamment avec le chanteur Al Jarreau, le trompettiste Dizzy Gillespie et le violoniste français Jean-Luc Ponty, avec lequel il s’associe pour enregistrer un des premiers albums de jazz fusion intitulé The Jean-Luc Ponty Experience with the George Duke Trio. Cette collaboration lui vaut d’être repéré en 1969 par Frank Zappa, sensible à son jeu percussif. Il intègre alors le groupe dirigé par le guitariste, les Mothers of Invention, dans lequel il chante, joue de l’orgue et du synthétiseur. Durant cette première moitié des années 1970, George Duke est alors un collaborateur majeur de Frank Zappa qui l’encourage à explorer le registre des claviers électroniques. En parallèle, il intègre le Cannonball Adderley Quartet et enregistre plusieurs albums en tant que leader dont I love the Blues, She heard my Cry (1975).

À partir du milieu des années 1970, il travaille avec le batteur Billy Cobham puis avec le bassiste Stanley Clarke. Duke et Clarke collaborent sur des tubes tels que Reach for It, la ballade Sweet Baby et Shine On, le claviériste s’inspirant alors clairement de la mouvance disco-funk du moment et touchant ainsi le grand public. Il flirte aussi un temps avec le jazz brésilien et enregistre l’album A Brazilian Love Affair (1979) avec les chanteurs Milton Nascimento et Flora Purim.

Par la suite, George Duke accompagne Michael Jackson pour l’album Off the Wall (1979) où il tient les claviers. Il compose et arrange des titres pour Miles Davis sur les albums Tutu (1986) et Amandla (1989) et produit les disques de plusieurs artistes soul et pop, notamment Gladys Knight, Smokey Robinson, et Deniece Williams, pour laquelle il produit le tube Let’s Hear It for the Boy qui se hissera en tête du hit-parade en 1984. George Duke reçoit en 2000 un Grammy Award en tant que producteur du meilleur album de jazz vocal, In the Moment : Live in Concert, sur lequel chante sa cousine Dianne Reeves. Son dernier album, DreamWeaver (2013), rend hommage à son épouse, décédée. George Duke meurt quelques mois plus tard, le 5 août 2013, à Los Angeles.

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Pour citer l’article

John LITWEILER, « DUKE GEORGE - (1946-2013) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/george-duke/