COOPER GARY (1901-1961)

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Mensonges, de Lewis Milestone

Mensonges, de Lewis Milestone
Crédits : Paramount Pictures Corporation/ Collection privée

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Pour qui sonne le glas, S. Wood

Pour qui sonne le glas, S. Wood
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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L'Extravagant M. Deeds, de Frank Capra

L'Extravagant M. Deeds, de Frank Capra
Crédits : Columbia Pictures Corporation/ Collection privée

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L'image du « cavalier de l'Ouest » vertueux et héroïque reste attachée à Gary Cooper, même si un quart seulement de sa carrière fut consacré au western. Pour toute une génération de cinéphiles des années 1950 et 1960, pour lesquels le western fut, selon l'expression d'André Bazin, « le cinéma américain par excellence », il incarne l'ex-shérif Kane de High Noon (Le train sifflera trois fois, 1952), de Fred Zinnemann. Au péril de sa vie, celui-ci reprend son étoile de shérif pour sauver une ville dont les habitants avaient renoncé à faire respecter la loi. Dès qu'il atteint une certaine notoriété, et quel que soit le genre du film, Cooper symbolise l'esprit américain tel qu'il est issu de la mentalité pionnière : un difficile équilibre entre la probité, puisée dans un fond de puritanisme incontournable, voire de chasteté quasi mystique, et les nécessités de la conquête – l'esprit de la frontière –, qui exigent courage, force, violence le plus souvent contenue.

Un héros au naturel

Frank James Cooper, dit Gary Cooper, est né le 7 mai 1901 à Helena (Montana), où son père, Charles Cooper, fils de fermiers anglais, avait émigré en 1885 et étudié le droit parallèlement à son emploi de mécanicien, jusqu'à devenir juge. Comme son frère aîné Arthur, Frank est envoyé avec sa mère en Angleterre pour ses études. Au retour, il se montre surtout passionné d'art et de dessin. Le succès de ses caricatures dans le journal local le pousse à se rendre en 1923 en Californie. Son expérience de cavalier lui permet d'obtenir des rôles de figurants dans des westerns. Il prend alors le prénom de « Gary ». La chance survient en 1926, avec The Winning of Barbara Worth (Barbara, la fille du désert), de Henry King, où il remplace l'acteur-vedette new-yorkais.

Mensonges, de Lewis Milestone

Mensonges, de Lewis Milestone

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Gary Cooper, Emil Jannings et Esther Ralston dans Betrayal (Mensonges, 1929) de Lewis Milestone. 

Crédits : Paramount Pictures Corporation/ Collection privée

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Cette prestation digne et émouvante vaut à Gary Cooper un engagement à la Paramount jusqu'en 1940. La légende veut qu'en signant son [...]

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Écrit par :

  • : critique et historien de cinéma, chargé de cours à l'université de Paris-VIII, directeur de collection aux Cahiers du cinéma

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Pour citer l’article

Joël MAGNY, « COOPER GARY - (1901-1961) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gary-cooper/