GAON, plur. GEONIM

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Le mot hébreu gaon (pluriel : geonim) était, à l'origine, le titre porté par les chefs des académies de Sura et de Pumbedita en Babylonie. Les geonim étaient reconnus par les Juifs, de la fin du vie siècle au milieu du xie siècle, comme les plus hautes autorités en matière d'enseignement religieux. Au xe et au xie siècle, le titre fut donné également aux chefs des académies de Palestine. Au xiie et au xiiie siècle, après la période gaonique au sens strict du terme, il fut étendu aux chefs des académies de Bagdad, de Damas et d'Égypte. Plus tard encore, il devint une distinction honorifique pour désigner un rabbin ou quiconque avait une grande connaissance de la Torah.

—  Michel GAREL

Écrit par :

  • : diplômé d'études supérieures de grec, licencié en langue et littérature hébraïques, collaborateur à l'Institut de recherche et d'histoire des textes, C.N.R.S.

Classification


Autres références

«  GAON, plur. GEONIM  » est également traité dans :

JUDAÏSME - Histoire du peuple juif

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 11 236 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Exilarques et geonim à Babylone »  : […] Remontant à l'Exil ( vi e  s. av. J.-C.), le réseau de colonies juives de Mésopotamie témoignait d'une grande vitalité et bénéficiait généralement de l'appui de l'autorité suzeraine, Parthes jusqu'en 211, Perses Sassanides jusqu'en 642, califes arabes enfin. Les trois régimes reconnaissent le gouvernement juif autonome de l'exilarque ( Reš Gālūtā , ou chef de l'Exil). Issu, selon la tradition, du […] Lire la suite

SAADIA BEN JOSEPH ou SA‘ADYĀH IBN YŪSUF AL-FAYYŪMĪ (882 ou 892-942)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 641 mots

Le plus éminent penseur et la plus haute autorité scientifique de la période gaonique. Né en Égypte, dans les environs de Fayyoum (Abu Suweir), Saadia se distingue, dès sa jeunesse, par sa rectitude et la rigueur logique de ses ouvrages. Il quitte l'Égypte en 921 et, passant par Alep et la Terre sainte, s'installe à Bagdad. En 922, il est nommé à la tête de l'école de Poumbedita, où il se révèle e […] Lire la suite

TALMUD

  • Écrit par 
  • Charles TOUATI
  •  • 5 091 mots

Dans le chapitre « Le Talmud de Babylone »  : […] Il semble que le Talmud de Babylone ait été constitué de diverses strates déjà mises en forme et superposées avant que Rab Ashi (352-427) en eût entrepris une rédaction définitive. Recteur de l'académie de Sura, celui-ci consacra une grande partie de sa vie à classer et à harmoniser les débats et les enseignements de sa propre école et des autres écoles illustres de la Babylonie comme celles de N […] Lire la suite

YESHĪVŌT ou YESHĪBŌT

  • Écrit par 
  • Ernest GUGENHEIM
  •  • 842 mots

Pluriel du mot hébreu « yeshīvah », qui désigne une école talmudique supérieure. Ce terme, fréquent dans la littérature talmudique, se rapportait alors, en Palestine comme en Babylonie, aussi bien aux académies des maîtres qu'aux établissements d'enseignement supérieur. Les yeshīvōt fondées par la suite ne gardèrent que cette dernière acception. La tradition midrashique, projetant le présent dans […] Lire la suite

Pour citer l’article

Michel GAREL, « GAON, plur. GEONIM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaon-geonim/