FRANCEL'année politique 2016

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Manifestation contre la « loi travail », 2016

Manifestation contre la « loi travail », 2016
Crédits : Philippe Lopez/ AFP

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Manuel Valls et François Hollande

Manuel Valls et François Hollande
Crédits : Chesnot/ Getty Images

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Primaire de la droite et du centre en 2016

Primaire de la droite et du centre en 2016
Crédits : Martin Bureau/ Pool/ AFP

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Militaires français au Mali, 2016

Militaires français au Mali, 2016
Crédits : Stringer/ AFP

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Une droite divisée, mais une primaire réussie

L’état de division de la droite est largement comparable à celui de la gauche. Les primaires de la droite et du centre, organisées les 20 et 27 novembre, ont exposé ces fractures aussi bien en matière de valeurs dites « sociétales » que de politique économique et sociale, d’immigration et d’Europe. La politique à adopter envers la Russie après l’invasion d’une partie de l’Ukraine, l’annexion de la Crimée et son soutien au régime syrien de Bachar al-Assad est aussi devenue centrale dans le débat. Les divergences entre Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet d’une part, François Fillon, Nicolas Sarkozy et Jean-Frédéric Poisson de l’autre, ont pris la forme d’une opposition frontale, Bruno Le Maire et Jean-François Copé faisant pour leur part une campagne plus nuancée sur ces sujets.

Primaire de la droite et du centre en 2016

Primaire de la droite et du centre en 2016

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Prêts pour le premier grand oral télévisé, les sept candidats à la primaire de la droite et du centre posent, le 13 octobre 2016, dans les studios de TF1 à la Plaine-Saint-Denis. De gauche à droite : Bruno Le Maire, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy, Jean-François... 

Crédits : Martin Bureau/ Pool/ AFP

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Cette primaire a remporté un succès inattendu, mobilisant 4 272 880 votants au premier tour et 4 404 812 au second. Avec 44,1 p. 100 des voix, François Fillon a largement distancé Alain Juppé (28,6 p. 100) au premier tour. Contrairement aux prévisions, l’ancien président Nicolas Sarkozy a essuyé une sévère défaite, n’obtenant que 20,7 p. 100 des suffrages exprimés, aucun des autres candidats ne dépassant 2,6 p. 100 des voix. Sans pour autant modifier l’issue du scrutin, le vote d’une partie des électeurs de gauche désireux d’empêcher une candidature de Nicolas Sarkozy contribue sans doute à expliquer ce résultat. Au second tour, François Fillon a remporté une victoire incontestable, avec 66,5 p. 100 des suffrages exprimés contre 33,5 p. 100 à Alain Juppé.

Ce triomphe a révélé l’ancrage des électeurs de la primaire (en majorité des urbains, âgés et issus des catégories moyennes et supérieures) dans une droite plus dure, notamment sur les valeurs traditionnelles et l’immigration, que modérée. En effet, la campagne de François Fillon avait été marquée par la combinaison d’un libéralisme économique assumé – [...]


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Écrit par :

  • : président du Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique

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Nicolas TENZER, « FRANCE - L'année politique 2016 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2016/