FRANCEL'année politique 1999

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La cohabitation se durcit

Une gauche qui semble parfois prise de vertige face à la perspective de sa durée au pouvoir, une droite qui n'en finit pas de se décomposer et de se déchirer, mais aussi une cohabitation qui se tend auront donc marqué cette année 1999. L'Élysée et Matignon n'ont en effet cessé de se surveiller et de se marquer mutuellement, notamment par des « coups » médiatiques ou des effets d'image. Ce fut par exemple le cas avant l'adoption de la réforme qui inscrit la parité hommes-femmes dans la Constitution, le 28 juin. Surtout, Lionel Jospin n'a pas hésité à mettre en cause le président de la République devant l'Assemblée. Une première fois lors de l'affaire corse, à propos de la nomination du préfet Bonnet ; une seconde après la démission de Dominique Strauss-Kahn et à propos de la mairie de Paris. La réforme de la justice, qui devait être la grande affaire du début de l'an 2000, a aussi donné lieu à un bras de fer entre les deux pôles de l'exécutif.

Combien de temps, se demande-t-on, cette situation peut-elle perdurer ? Le 14 juillet 1999, Jacques Chirac a formellement rejeté l'idée d'instaurer le quinquennat et confirme son intention de terminer son mandat. Alors que de plus en plus de voix s'élèvent pour remettre en cause la cohabitation, qui reste cependant populaire selon les sondages, celle-ci ne serait-elle donc qu'à mi-parcours d'une durée record de cinq ans ?

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Pour citer l’article

Bruno DIVE, « FRANCE - L'année politique 1999 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-1999/