FRANCEL'année politique 1999

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Une femme à la tête du R.P.R.

Cette question parisienne fut au cœur de la campagne pour l'élection d'un nouveau président du R.P.R. Sous la pression de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a renoncé à se présenter, et quitte par la même occasion le secrétariat général du R.P.R., le 4 octobre. L'Élysée soutient un candidat inconnu, censé incarner le renouvellement : Jean-Paul Delevoye, sénateur du Pas-de-Calais et président de l'Association des maires de France. Mais très vite sa campagne s'enlise, tandis qu'une autre candidate, chiraquienne mais plus indépendante, se déclare en la personne de Michèle Alliot-Marie, député-maire de Saint-Jean-de-Luz et ancien ministre du gouvernement Balladur. Après l'élimination au premier tour du séguiniste François Fillon et du balladurien Patrick Devedjian, le duel tourne à l'avantage de Michèle Alliot-Marie qui devient ainsi la première femme à diriger un grand parti français. Son élection témoigne aussi de l'autonomie prise par les adhérents du R.P.R. à l'égard du fondateur de leur parti.


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Bruno DIVE, « FRANCE - L'année politique 1999 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-1999/