HOPPER EDWARD (1882-1967)

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Automat (Distributeur automatique), E. Hopper

Automat (Distributeur automatique), E. Hopper
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Summertime, E. Hopper

Summertime, E. Hopper
Crédits : Bridgeman Images

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Hôtel près d'une voie ferrée, E. Hopper

Hôtel près d'une voie ferrée, E. Hopper
Crédits : AKG

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Tôt un dimanche matin, E. Hopper

Tôt un dimanche matin, E. Hopper
Crédits : AKG

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Lorsque le peintre Edward Hopper disparaît en 1967, sa renommée est fermement établie de deux côtés de l'Atlantique. Toutefois sa vie, sa conception de la peinture, sa manière d'être au monde ne semblent évoquer que des paradoxes. « Observateur silencieux », il fonde sa description du monde sur ces instants où l'insignifiant et le trivial se révèlent dotés d'un puissant pouvoir d'énigme.

Automat (Distributeur automatique), E. Hopper

Automat (Distributeur automatique), E. Hopper

Photographie

Edward Hopper (1882-1967), Automat (Distributeur automatique).1927. Huile sur toile. 73 cm X 91 cm. Des Moines Art Center, James D. Edmundson Foundation, Iowa, États-Unis. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Les paradoxes

Géant taciturne, aimant le silence, il vit depuis 1913 en plein cœur de Manhattan, au 3 Washington Square North, Greenwich Village, un des endroits les plus dynamiques de la ville. Au début du xxe siècle, il gagne sa vie comme illustrateur commercial en trouvant son métier peu intéressant. « J'ai été un illustrateur lamentable, ou, en tout cas, médiocre... ». Il ne connaîtra une reconnaissance artistique que bien plus tard, à l'âge de quarante-deux ans. Très hostile aux avant-gardes européennes qu'il avait vues à L'Armory Show de New York en 1913, il sera reconnu comme un grand peintre par les expressionnistes abstraits américains dans les années 1940-1950 et même par les artistes pop de la décennie 1960-1970. Imprégné de culture picturale française et européenne, il désirait créer un art typiquement américain, mais il avait exclu de son iconographie les grandes villes avec leurs gratte-ciel ainsi que les espaces monumentaux de l'Ouest sauvage, que pourtant il connaissait bien. Considéré à ses débuts comme proche de l'Ash Can School de New York (Robert Henri, Luks, Sloan, Bellows, Glackens), il niera toute affinité avec ce mouvement pictural, comme il le fera aussi plus tard avec l'« American Scene ». Au début du siècle, c'est le peintre Robert Henri qui va exercer une influence esthétique et théorique sur Hopper, influence qui se joindra à celles qu'il reçoit pendant ses séjours à Paris, au début du xxe siècle, lorsqu'il découvre Monet, Degas, Sisley, Renoir et peut-être Picasso. Hopper refusera aussi les thèmes du Groupe des Huit et leur représentation des quartiers populaires. La fébrilité, la chaleur humaine sont radicalement exclues de son répertoire. Celui qu'on [...]

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Écrit par :

  • : professeur d'histoire de l'art à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense

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ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - Les arts plastiques

  • Écrit par 
  • François BRUNET, 
  • Éric de CHASSEY, 
  • Erik VERHAGEN
  • , Universalis
  •  • 13 474 mots
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Dans le chapitre « Régionalisme ou deuxième modernisme : l'entre-deux-guerres »  : […] Alors que les États-Unis ont fini par intervenir dans la guerre en Europe, l'immédiat après-guerre est marqué par un accès de chauvinisme qui affecte évidemment les arts, alors même que la prospérité qui dure jusqu'à la crise de 1929 pourrait laisser penser que l'inverse se produirait. Le nom que Stieglitz donne à sa nouvelle galerie en 1929 en est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-les-arts-plastiques/#i_15310

Pour citer l’article

Charles SALA, « HOPPER EDWARD - (1882-1967) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 janvier 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/edward-hopper/