GRIEG EDVARD (1843-1907)

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La sainte trinité norvégienne

De retour en Norvège, en 1871, glorifié par la nouvelle reconnaissance internationale, il forme avec Bjørnson et Henrik Ibsen une sainte trinité norvégienne dont le but sera de renouveler l'art national. Une série d'œuvres réalisées en collaboration avec Bjørnson (une très forte scène dramatique, À la porte du couvent, op. 20, des Mélodies, op. 21, la musique pour le drame Sigurd Jorsalfar, dont la très populaire Marche triomphale) aurait dû normalement s'achever par un opéra sur le thème du roi légendaire Olav Trygvason (seules trois scènes en subsisteront). Mais Grieg, exaspéré par les retards de Bjørnson dans l'écriture du livret, accepte de composer la musique pour la nouvelle pièce d'Ibsen, Peer Gynt. Bjørnson mettra quinze ans à le lui pardonner. La création de Peer Gynt a lieu en 1876, et, la même année, Grieg compose un recueil de mélodies sur des poèmes d'Ibsen, le très remarquable op. 25. En été, il se déplace à Bayreuth, pour l'ouverture du théâtre et le premier Ring intégral : une série de correspondances pour un journal norvégien révèle un Grieg wagnérien fervent mais critique. À cette époque, il découvre la région montagneuse de Hardanger, où il passera désormais le plus clair de son temps en y écrivant entre autres son Quatuor en sol mineur, op. 27, une superbe Ballade pour baryton et orchestre, op. 32, mais surtout les Mélodies, op. 33, sur les poèmes d'Aasmund Vinje, un autre chef-d'œuvre du genre.

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LYRISME MUSICAL

  • Écrit par 
  • Étienne SOURIAU
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Dans le chapitre « Réalité du fait lyrique »  : […] Tout ce qui précède, c'est-à-dire les arguments des objectivistes antilyriques, doit être pris en très sérieuse considération. Cela prouve d'abord qu'il n'est pas vrai que toute musique soit lyrique ; ensuite, c'est un avertissement pour éviter de tomber dans les excès du sentimentalisme béotien, et pour porter attention aux qualités propres de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lyrisme-musical/#i_12164

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Pour citer l’article

Piotr KAMINSKI, « GRIEG EDVARD - (1843-1907) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/edvard-grieg/