DELLO FIORENTINO ou NICCOLÒ FIORENTINO (1404 env.-1471)

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Fils d'un tailleur florentin, Dello, qui travaille d'abord comme sculpteur, exécute, selon Vasari, la lunette en terre cuite du Couronnement de la Vierge et un groupe des Douze Apôtres (détruit) à Santa Maria Nuova, dont l'auteur, selon les documents d'archives, serait plutôt Bicci di Lorenzo. En 1424, des raisons politiques obligent la famille à se réfugier à Sienne. C'est là que Dello réalise la statue de bronze qui frappait les heures sur la Torre del' Mangia, au Palais public. Il part ensuite pour Venise (1427), puis revient à Florence où sa présence est attestée en 1433. Dello se met alors à la peinture, jugeant la sculpture trop peu rémunératrice, d'après ce que rapporte Vasari. Il se consacre donc à des travaux pour lesquels la demande est très forte : les boiseries peintes qui sont à cette période très à la mode pour le décor des maisons florentines, et notamment les cassoni, ces coffres de mariage ornés de scènes inspirées des poètes antiques ou contemporains, d'Ovide à Boccace, que des artistes de plus grande classe, Pesellino ou Botticelli, ne dédaigneront pas de peindre à leur tour. Cennino Cennini mentionne lui aussi ces travaux de Dello, disparus ou non identifiés, notamment la chambre, fort admirée, qu'il exécute pour Jean de Médicis. Il part ensuite pour l'Espagne, est comblé d'honneurs et de commandes (dont rien ne subsiste), puis revient à Florence. C'est à ce moment qu'il aurait exécuté certaines des peintures en terra verde dans le cloître de Sainte-Marie-Nouvelle, que lui attribue Vasari (notamment Isaac bénissant Ésaü), et dont l'état de ruine permet seulement de dire qu'elles sont de plusieurs mains, hormis celles qui reviennent à Uccello. Déçu de l'accueil reçu à Florence, Dello repart pour l'Espagne où il mourra. Il est sans doute l'auteur des cinquante-trois panneaux, illustration de la Vie du Christ, qui composent le retable de la cathédrale de Salamanque et de la fresque du Jugement dernier ornant l'abside. Mais la disparition de ses autres œuvres ou les incertitudes sur les attributions ne permettent pas de préciser la portée de l'influence qu'il put exercer en Espagne.

—  Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE

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Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE, « DELLO FIORENTINO ou NICCOLÒ FIORENTINO (1404 env.-1471) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/dello-fiorentino-niccolo-fiorentino/