CORRIDA

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Plaza Mayor, Madrid

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The Bull, E. Haas

The Bull, E. Haas
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Apis, le dieu-taureau

Apis, le dieu-taureau
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Le taureau Nandin, monture du dieu Shiva

Le taureau Nandin, monture du dieu Shiva
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Déroulement du spectacle

Les corridas commençant traditionnellement en fin d'après-midi, les spectateurs choisissent une place au soleil (sol) ou une place à l'ombre (sombra), plus chère. Les places passant selon l'heure du soleil à l'ombre sont appelées sol y sombra. Les places les plus onéreuses, dénommées barrera de sombra, se situent dans les premiers rangs du côté ombragé de l'arène. Les premiers rangs sont souvent occupés par la famille et les amis des toreros ainsi que par les membres les plus en vue de l'aristocratie, qui considèrent certaines corridas comme des dates importantes dans leur agenda mondain. Selon Hemingway, la meilleure place pour un néophyte consiste à n'être « pas trop près de la piste, de sorte qu'il puisse voir tout le spectacle, sans avoir à rompre continuellement son attention entre le taureau et le cheval, l'homme et le taureau, le taureau et l'homme, ce qui arriverait s'il était trop près ». Le soleil est un élément déterminant. L'Espagnol dit « el sol es el mejor torero », « le soleil est le meilleur torero », et de fait, sans lui, la corrida est incomplète.

Un combat dure en général une vingtaine de minutes et est souvent décrit comme une tragédie en trois actes. Ces actes, appelés tercios, sont rythmés par l'apparition des picadors, le travail des banderilleros et la mise à mort du taureau par le matador. Le combat comprend en réalité six phases distinctes obligatoires : le travail de cape initial, le lancer de pique, les magnifiques passes réalisées avec la grande cape, le positionnement des banderilles, les passes dangereuses effectuées avec la muleta et, enfin, la mise à mort.

Premier acte

Tandis que les spectateurs entrent dans l'arène et s'installent à leur place, une fanfare joue souvent une marche enjouée, appelée paso doble, de nombreux paso doble ayant été composés en l'honneur de célèbres matadors et nommés d'après eux. Le spectacle commence en fanfare sur un air de trompette et par l'ouverture d'une grande porte à une extrémité de l'arène. Un ou deux gardes montés (alguaciles), vêtus de costumes du xvi

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«  CORRIDA  » est également traité dans :

ANIMALIER DROIT

  • Écrit par 
  • Olivier LE BOT
  •  • 4 674 mots
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Dans le chapitre « La souffrance inutile hors la loi »  : […] de la même logique, le Parlement de Catalogne a voté en juillet 2010 l'interdiction des corridas. La mesure, inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée locale sur initiative populaire, procédait d'une volonté d'affirmer l'identité catalane comme intégrant, davantage que les autres régions espagnoles, les apports de la modernité (en particulier la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-animalier/#i_87867

Voir aussi

BANDERILLE    MULETA    SPECTACLE

Pour citer l’article

Barnaby CONRAD, « CORRIDA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/corrida/