CORRIDA

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Plaza Mayor, Madrid

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The Bull, E. Haas

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Apis, le dieu-taureau

Apis, le dieu-taureau
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Le taureau Nandin, monture du dieu Shiva

Le taureau Nandin, monture du dieu Shiva
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La corrida, ou tauromachie, en espagnol fiesta brava (« fête du courage ») ou corrida de toros (« course de taureaux »), est à la fois une course et un combat durant lequel un matador affronte, selon des règles extrêmement précises, un taureau dans une arène avant de le mettre à mort. Cette institution nationale en Espagne et dans de nombreux pays hispanophones est également populaire au Portugal et dans le sud de la France, bien qu'au Portugal, où le torero lutte à cheval, il soit interdit de tuer le taureau dans l'arène. Il existe aussi des corridas sans effusion de sang, qui se contentent de feindre la mise à mort : la bête, recouverte d'une cape, ne reçoit aucune blessure. Ce type de spectacle, populaire dans certains pays, notamment dans plusieurs États des États-Unis, est souvent dénigré par les puristes.

La corrida fait couler beaucoup d'encre et est depuis longtemps sujette à controverse. Pour les anthropologues et les psychologues, cet art a fait l'objet de multiples interprétations, allant du combat entre la nature et la culture à la représentation symbolique du rapport entre le féminin et le masculin. Par le passé, le clergé critiquait la tauromachie car elle dégradait l'éthique du travail et éloignait le public de l'église et de la prière. Des papes de la Renaissance en passant par les premiers rois Bourbon, d'Espagne jusqu'aux défenseurs actuels de la cause animale, nombreux sont ceux qui ont considéré la corrida comme un spectacle barbare ou une perversion. Certains ont attribué la responsabilité de ce spectacle à une élite décadente, qui a longtemps organisé des combats de taureaux pour célébrer des noces royales ou fêter l'obtention d'un doctorat, les jeunes docteurs peignant les murs de leur université avec le sang d'un taureau, tradition qui perdure encore aujourd'hui par l'application de peinture rouge. Pour d'autres encore, ce spectacle tire ses origines d'une culture populaire de masse qui apprécie seulement « le pain et les jeux ». Aux yeux de nombreux intelle [...]

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ANIMALIER DROIT

  • Écrit par 
  • Olivier LE BOT
  •  • 4 672 mots
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Dans le chapitre « La souffrance inutile hors la loi »  : […] La notion de « souffrance inutile », qui n'est pas nouvelle en droit animalier, connaît actuellement un regain d'utilisation en vue de justifier l'interdiction des spectacles et attractions impliquant la mise à mort récréative d'animaux. En Suisse, le canton de Genève a adopté en 1974, par votation populaire, une disposition constitutionnelle interdisant purement et simplement la pratique de la c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-animalier/#i_87867

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Pour citer l’article

Barnaby CONRAD, « CORRIDA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/corrida/