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COORDINATION (chimie) Chimie de coordination

Perspectives

Il est certain que la catalyse homogène organique se place maintenant au tout premier rang des applications de la chimie de coordination (cf. catalyse - catalyse homogène). Le domaine des complexes de coordination d'intérêt biologique (on pensera en premier lieu aux chlorophylles et à l'hémoglobine) est également aujourd'hui une puissante motivation pour les spécialistes de la chimie de coordination. De plus, la découverte récente des propriétés antitumorales de certains complexes, en particulier de complexes dérivés du platine, semble marquer le renouveau d'une pharmacopée plus « minérale ». Ces domaines relèvent de ce qu'il devient convenu d'appeler la chimie bio-inorganique.

Les moyens expérimentaux et les concepts de la chimie de coordination se révèlent enfin d'une grande efficacité pour l'obtention de composés présentant dans l'état solide des interactions étendues entre cations et, par voie de conséquence, des propriétés physiques, magnétiques ou de conductivité électrique souvent remarquables. L'étude de tels composés va apporter une contribution notable à la physique des matériaux.

En définitive les applications pratiques de la chimie de coordination telle qu'elle vient d'être définie sont très nombreuses et, à côté des plus traditionnelles (chimie analytique, chimie des colorants métallifères, hydrométallurgie, tannage des peaux, galvanoplastie, photographie), il faut aujourd'hui mettre en avant ses contributions à la catalyse homogène et à la chimie bio-inorganique.

— René POILBLANC

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Écrit par

  • : professeur à l'université Paul-Sabatier, Toulouse, directeur du laboratoire de coordination du C.N.R.S.

Classification

Pour citer cet article

René POILBLANC. COORDINATION (chimie) - Chimie de coordination [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Métaux carbonyles - crédits : Encyclopædia Universalis France

Métaux carbonyles

Orbitales moléculaires - crédits : Encyclopædia Universalis France

Orbitales moléculaires

Hydruropentacarbonyle manganèse - crédits : Encyclopædia Universalis France

Hydruropentacarbonyle manganèse

Autres références

  • ARGENT, métal

    • Écrit par Robert COLLONGUES
    • 5 165 mots
    • 6 médias
    L'argent se distingue très nettement de ses partenaires du groupe I b.En effet, les coordinations habituelles pour le cuivre et l'or sont 2 et 4, les plus importantes étant 4 pour le cuivre et 2 pour l'or. L'argent adopte indifféremment les coordinations 2, 4 et 6, et la coordination 3 peut aussi...
  • CHIMIE - La chimie aujourd'hui

    • Écrit par Pierre LASZLO
    • 10 856 mots
    • 3 médias
    Lachimie de coordination étudie les complexes, où un atome de métal s'entoure de molécules neutres ou d'ions, désignés sous le nom de coordinats (ou ligandes ou ligands), qui sont des bases de Lewis, porteuses d'au moins une paire d'électrons. Les ions métalliques ont des orbitales vacantes, ce sont...
  • CHIMIE - La nomenclature chimique

    • Écrit par Nicole J. MOREAU
    • 5 031 mots
    • 7 médias
    C'est un système additif, développé à l'origine pour lescomposés de coordination, qui sont des composés formés d'un ou plusieurs atomes centraux au(x)quel(s) sont attachés d'autres atomes ou groupes d'atomes, appelés ligands. Ces ligands définissent un polyèdre de coordination...
  • COMPLEXES, chimie

    • Écrit par René-Antoine PARIS, Jean-Pierre SCHARFF
    • 4 304 mots
    • 5 médias
    ...supérieur, résultant de l'association de coordinats en nombre supérieur à celui fixé par la valence normale de l'ion métallique. En effet, la théorie de la coordination fut proposée en 1893 par Alfred Werner (prix Nobel de chimie en 1913) dont les travaux permirent de développer rapidement l'aspect structural...
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Voir aussi