RAMSAR CONVENTION DE (1971)

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Le 2 février 1971, la ville iranienne de Ramsar a servi de cadre à la signature, par dix-huit pays, de la « Convention relative aux zones humides d'importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau » qui est entrée en vigueur le 21 décembre 1975. La nécessité de pallier la destruction des marécages, affirmée à la conférence des Saintes-Maries-de-la-Mer (Camargue) en 1962, a abouti à cet accord après d'âpres négociations. Les zones humides définies par l'article 1.1 englobent de nombreux types de milieux : marais et marécages, lacs et cours d'eau, prairies humides et tourbières, oasis, estuaires, deltas et étendues à marée, zones marines proches du rivage, mangroves et récifs coralliens, systèmes hydrologiques sous-terrains ainsi que les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture, les rizières, les réservoirs et les marais salants.

Marais audomarois

Marais audomarois

photographie

Couvrant une superficie de 3 726 hectares dans la région Nord-Pas-de-Calais, le marais audomarois, dernier marais maraîcher français, est devenu en 2008 un site Ramsar. Façonnée par l'homme avec ses quelque 700 kilomètres de canaux, cette zone humide abrite une flore et une faune riches,... 

Crédits : C. Peterolff/ Parc naturel régional Caps et marais d'Opale

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Les cent cinquante-neuf parties contractantes dénombrées en 2010 se sont engagées à adopter des politiques favorables à ces écosystèmes et à désigner des zones humides d'importance internationale tout en suscitant des coopérations internationales. Les 1 888 sites Ramsar dénombrés en 2010 couvrent plus de 185 millions d'hectares et sont dotés en théorie d'un plan de gestion. Ils représentent un réseau mondial d'espaces voués à la conservation.

Pilier du dispositif, la notion d'utilisation rationnelle des zones humides met en avant la valorisation des activités humaines bénéfiques à l'écologie de ces milieux. Au fil des conférences Ramsar, les objectifs ont été élargis vers la mise en œuvre d'un développement durable par des actions adaptées intégrant les services écosystémiques rendus : le contrôle des crues, l'épuration de l'eau, la production de ressources vivantes, la lutte contre l'érosion...

L'un des apports essentiels de la convention concerne la réhabilitation de l'image des marais par la révélation de leurs valeurs (journée mondiale des zones humides le 2 février). Seul traité au monde dédié à la conservation d'une catégorie d'écosystème, certains de ses principes fondateurs ont inspiré d'autres accords voués à la préservation de la biodiversité.

—  Geneviève BARNAUD

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Pour citer l’article

Geneviève BARNAUD, « RAMSAR CONVENTION DE (1971) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/convention-de-ramsar/