CLADISTIQUE

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Cladogramme des amniotes

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Cladistique: les fondements du cladogramme de Willi Hennig

Cladistique: les fondements du cladogramme de Willi Hennig
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Cladistique : la vache, le saumon et le dipneuste

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Cladistique et caractères moléculaires

Cladistique et caractères moléculaires
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Cladistique et informatique

La cladistique a vite utilisé l'informatique. En effet, analyser de façon simultanée une multitude de caractères pour de nombreuses espèces, afin de construire l'arbre phylogénétique, est au-delà des capacités de l'esprit humain. Il est parfois difficile de faire ressortir la solution qui rend compte au mieux des partages de caractères dérivés considérés comme des synapomorphies. Par exemple, pour seulement dix espèces, il existe plus de 34 millions d'arbres possibles. Compte tenu des caractères portés par ces espèces, le but est de trouver l'arbre qui contient le maximum de synapomorphies. Le principe du choix de l'arbre phylogénétique qui rend le mieux compte des données – appelé congruence par Hennig – s'est imposé sous le terme de parcimonie. Le calcul dit de l'arbre le plus court, celui qui maximise les caractères tenus pour des synapomorphies (et qui, corrélativement, minimise autant que faire se peut les homoplasies), est devenu le standard de la cladistique informatisée.

À partir des années 1980, la comparaison des gènes et l'examen des séquences des nucléotides de l'ADN ont pris le pas sur les caractères anatomiques. D'une part, parce que c'est plus simple : l'information est stéréotypée, les gènes ne diffèrent que par les quatre bases qui les composent (A pour adénine, G pour guanine, C pour cytosine et T pour thymine). Cela est vrai pour une éponge comme pour l'homme. D'autre part, les comparaisons des grands groupes sont possibles alors que les analyses anatomiques sont plus restreintes. En effet, il y a peu d'éléments morphologiques comparatifs entre une éponge, un mollusque et un homme alors que de nombreux gènes sont identifiables et comparables. Aujourd'hui, la majorité des analyses phylogénétiques publiées dans la littérature spécialisée est moléculaire, fondée sur l'ADN d'un gène, voire de grandes portions du génome.

Ce succès a eu paradoxalement comme effet l'abandon progressif des approches cladistiques. La raison en est le comportement particulier [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite du Muséum national d'histoire naturelle, Paris

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Pour citer l’article

Pascal TASSY, « CLADISTIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cladistique/