VERDUN BATAILLE DE (1916)

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À l'aube de l'année 1916, le commandement allemand, décidé à user complètement l'armée française en l'obligeant à s'engager à fond, choisit d'attaquer Verdun, saillant vulnérable dans la ligne de défense allemande, pivot du front fortifié et ville historique que les Français voudront défendre coûte que coûte. Le plan du Kronprinz, commandant la Ve armée allemande, est de rompre le front nord du saillant dans la plaine de la Woëvre et d'exploiter le succès par les ailes, d'abord sur la rive droite de la Meuse pour refouler les Français sur la rivière, puis sur la rive gauche pour leur couper la retraite.

Verdun

Verdun

Photographie

Les troupes françaises sous le feu des canons, à Verdun, en 1916. 

Crédits : General Photographic Agency/ Getty Images

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Les Français, qui ont relevé des indices d'attaque prochaine sur Verdun, renforcent l'infrastructure routière et ferroviaire de cette région dès janvier et le dispositif des troupes en février.

Le lundi 21 février, après une courte mais violente préparation d'artillerie, le Kronprinz lance une attaque brusquée avec trois corps d'armée. Les deux divisions françaises qui défendaient les seize kilomètres de la première position sont submergées. Le 25, les Français évacuent la Woëvre et reportent leur défense sur les hauts de Meuse, en restant sur la rive droite où le général Joffre a prescrit à la IIe armée (Pétain) d'arrêter l'ennemi à tout prix. Les Allemands ne reprennent l'offensive que deux jours plus tard (le 27), le temps de déplacer leur artillerie et en vertu du principe, ancré dans les esprits depuis les combats de Champagne, que « l'artillerie conquiert et l'infanterie occupe ». La lenteur de l'exploitation du succès allemand permet aux Français d'amener des renforts. Leur front résiste.

En mars et en avril, le Kronprinz s'acharne à progresser sur les deux rives de la Meuse, mais n'obtient que des succès partiels. C'est alors que Pétain adresse à ses troupes l'ordre du jour fameux se terminant par ces mots : « On les aura ! »

Constatant que les Français ont engagé à Verdun plus de divisions que lui-même (40 contre 26), le haut commandement allemand en déduit qu'ils s'épuisent et ne t [...]

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Pour citer l’article

Pierre GOBERT, « VERDUN BATAILLE DE (1916) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-verdun/