POZZO ANDREA (1642-1709)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Le maître de l'espace baroque

Andrea Pozzo applique les principes de la perspective géométrique, définis au xve siècle par l'architecte Leon Battista Alberti ; il redresse à la verticale les fuites en perspective que les peintres florentins du Quattrocento figuraient horizontalement sur le tableau. Avec ces moyens, il crée les plus beaux trompe-l'œil du baroque, procurant au fidèle le sentiment de la transcendance du monde de l'au-delà. Il accomplit dans une apothéose l'idéal baroque de la composition ouverte et met un terme, par un chef-d'œuvre, à la peinture plafonnante romaine. Au xviiie siècle, cet art se déplacera à Naples et exploitera d'autres principes. C'est en Europe centrale que l'art du père Pozzo, conjugué avec l'espace plafonnant des Vénitiens et des Lombards, aura ses prolongements les plus riches. Traduit en diverses langues (dont le néerlandais), son traité de perspective aura une répercussion considérable, et sera le véritable manuel des plafonniers du xviiie siècle.


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages

Écrit par :

  • : conservateur en chef au musée du Louvre, ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

Classification

Autres références

«  POZZO ANDREA (1642-1709)  » est également traité dans :

BAROQUE

  • Écrit par 
  • Claude-Gilbert DUBOIS, 
  • Pierre-Paul LACAS, 
  • Victor-Lucien TAPIÉ
  •  • 20 831 mots
  •  • 22 médias

Dans le chapitre « Bohême »  : […] La guerre de Trente Ans (1618-1648) accumula les ruines en Allemagne, mais aboutit à la consolidation des Habsbourg dans leurs États héréditaires et à une transformation de la société. L'aristocratie (ecclésiastique et laïque) devint plus puissante que jamais sur le territoire de vastes seigneuries et domina la paysannerie, tandis que s'amenuisaient les classes intermédiaires (chevaliers et bourge […] Lire la suite

DI SOTTO, peinture

  • Écrit par 
  • Jean RUDEL
  •  • 559 mots
  •  • 1 média

L'expression italienne di sotto in sù (de dessous vers le haut) désigne les figures vues en raccourci de dessous ; grâce à un effet de perspective accusé, le peintre donne l'illusion que ses personnages occupent une position élevée et, dans certains cas, il crée même l'impression d'une ascension dans l'espace. Vasari, dans le chapitre  iii de son Introduction aux trois arts du dessin ( Introduzi […] Lire la suite

JÉSUITE ART

  • Écrit par 
  • Pierre CHARPENTRAT
  •  • 2 287 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Géographie de l'art jésuite »  : […] Aux moments décisifs de l'évolution de l'art colonial mexicain, ce sont le clergé séculier et les ordres mendiants qui donnent les directives. Les jésuites au contraire dominent autour de La Plata et dans le Brésil du xvii e  siècle ; leur église de Bahia (1657) ouvre la grande époque de l'architecture brésilienne et lui fournit, en tirant toutes les conséquences d'une formule portugaise, l'un de […] Lire la suite

PERSPECTIVE

  • Écrit par 
  • Marisa DALAI EMILIANI
  •  • 8 113 mots
  •  • 22 médias

Dans le chapitre « La quadrature »  : […] S'ils refusent l'ordre et la mesure du code spatial de la Renaissance, le maniérisme et le baroque suscitent un regain d'intérêt pour la perspective avec la mode de la quadrature, genre décoratif qui connut un grand succès en Europe entre le xvi e et le xviii e  siècle, et qui consiste dans la peinture à fresque de structures architecturales qui élargissent et compliquent de façon illusionniste l […] Lire la suite

Pour citer l’article

Germain BAZIN, « POZZO ANDREA - (1642-1709) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/andrea-pozzo/