BERG ALBAN

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Anneliese Rothenberger dans le rôle-titre de Lulu de Berg

Anneliese Rothenberger dans le rôle-titre de Lulu de Berg
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Alban Berg

Alban Berg
Crédits : Bettmann/ Corbis

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Patricia Petibon dans Lulu, d’Alban Berg.

Patricia Petibon dans Lulu, d’Alban Berg.
Crédits : M. Rittershaus/ Salzburg Festival

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L'évolution de l'œuvre

Si l'on considère maintenant l'œuvre d'Alban Berg dans son ensemble, on est tenté d'en comparer l'évolution à celle d'un opéra en trois actes. Le nombre 3, du reste, devait toujours conserver pour Berg une valeur quasi magique, non dénuée, toutefois, d'un certain humour. On pourrait aussi figurer ce parcours sous la forme d'une arche dont Wozzeck, la Suite lyrique et le Concerto de chambre seraient la clé de voûte.

Alban Berg

Alban Berg

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Le compositeur autrichien Alban Berg (1885-1935) fut un des piliers de la seconde école de Vienne, avec Arnold Schönberg (1874-1951) et Anton von Webern (1883-1945). 

Crédits : Bettmann/ Corbis

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Mais, contrairement à ce que l'on peut constater dans ces trois œuvres, il apparaît que le dernier acte du drame bergien ne constitue, par rapport aux deux premiers, ni une synthèse, ni une ascèse. Du schème A-B-A', le compositeur semble n'avoir retenu que le retour en arrière, marque de la contradiction déchirante qui opposa pour lui, toujours davantage, le monde tonal au monde sériel. De la retombée de l'arche bergienne, le troisième acte de Lulu ne serait-il pas l'image ?

Préparation

1900-1914 : Ier acte, les œuvres de préparation, d'initiation ; le travail avec Schönberg, dont il faut retenir la Sonate pour piano, opus 1 (composée en 1907 et 1908, créée le 24 avril 1911, en même temps que le Quatuor à cordes opus 3), qui conclut leur relation de maître à élève, et dans laquelle les rapports sonores multiples, infiniment plus étroits que ceux envisagés par les formes du passé, laissent prévoir l'économie structurelle à venir. Le Quatuor opus 3 annonce déjà la Suite lyrique, pour quatuor à cordes, qui sera écrite quinze ans plus tard (1925-1926). Le matériau harmonique de Traumgekrönt, une des Sept Mélodies de jeunesse (1905-1908), orchestrées par Berg en 1928 alors qu'il entreprenait l'écriture de Lulu, sera repris dans l'un des motifs de l'opéra. Des liaisons profondes sous-tendent ainsi l'ensemble de l'œuvre, comme les diverses scènes des deux opéras. Il en est de même pour les Altenberglieder opus 4 (cinq lieder avec orchestre sur des textes de cartes postales du poète autrichien Peter Altenberg, 1912) et, surtout, les trois Pièces pour orchestre, opus 6, par rapport à Wozzeck. Des mélod [...]

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Pour citer l’article

Michel FANO, « BERG ALBAN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/alban-berg/