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TRAVAIL La fin du travail ?

La question de la fin du travail est revenue en force dans le débat public français au milieu des années 1990, notamment avec la publication du best-seller de Jeremy Rifkin intitulé La Fin du travail (1996). Dans ce livre, l'auteur affirmait que la quantité de travail nécessaire pour produire les biens dont nous avons besoin serait de plus en plus faible, étant donné les formidables gains de productivité réalisés, et que les seuls emplois susceptibles de se développer dans les années à venir seraient ceux des « manipulateurs de symboles », emplois très qualifiés et en faible nombre. Pour éviter qu'une très forte partie de la population ne voie son avenir réduit au chômage, il recommandait donc de développer à grande échelle un tiers secteur, communautaire et relationnel, donnant ainsi un coup d'arrêt à l'extension de l'économie marchande.

De telles analyses n'ont rien d'exceptionnel : elles ont été produites de manière régulière au cours des derniers siècles, accompagnant les changements de cycles économiques et les évolutions techniques et technologiques. Les années 1990 ont vu s'affronter d'autres points de vue – sur la place occupée par le travail, le temps de travail et les temps sociaux – et ont également constitué un moment privilégié d'expérimentation avec la réduction de la durée légale hebdomadaire du travail à trente-cinq heures en France. C'est aux différentes dimensions de ce débat que cet article s'attache.

1.   Le temps de travail

Prise dans son sens le plus simple, l'expression « fin du travail » signifie que la quantité de travail humain nécessaire pour produire les biens et services dont nous avons besoin sera désormais toujours plus faible, ou encore qu'un nombre d'heures de travail toujours plus réduit permettra de faire face à nos besoins. La thèse de Rifkin est notamment que le secteur primaire et secondaire ne nécessitent désormais plus qu'une main-d'œuvre réduite, étant donné leur haut niveau d'automatisation, et qu'il en va de même pour le secteur tertiaire, sauf pour l [...]

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Pour citer cet article

Dominique MEDA, « TRAVAIL - La fin du travail ?  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/travail-la-fin-du-travail/

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ouvriers groupés dans ce lieu où l'on travaille sous un même maître » (Trévoux, 1773). Longue genèse d'un terme désignant une réalité qui naquit en même temps que le travail humain. Issu d'une terminologie de charpentier, le mot atelier n'a pas eu que des avatars morphologiques ; plus profondes et plus significatives sont ses aventures sémantiques… Lire la suite
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La notion de contrôle ouvrier, apparue au début du xxe siècle dans des cercles restreints de la social-démocratie européenne, a pris un relief historique avec la révolution russe d'octobre 1917. Envisagée d'un point de vue instrumental, elle se présente comme une revendication… Lire la suite
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LES DÉSORDRES DU TRAVAIL (P. Askenazy)

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Pendant longtemps, la pénibilité et la dangerosité du travail ont été analysées largement comme le revers de la médaille du taylorisme et du travail à la chaîne. C'était, pensait-on, la conséquence des « cadences infernales », du travail de nuit, de la monotonie qui va de pair avec la parcellisation du travail : si le Charlot des Lire la suite
DES PRINCIPES DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE ET DE L'IMPÔT, livre de David Ricardo

Écrit par :  Nicolas CHAIGNEAU

Dans le chapitre "Une théorie de la valeur et de la répartition"  : …  propriétaires fonciers (dont Ricardo montre au chapitre II qu'elle n'apparaît pas dans la composition du prix), il s'agit de préciser les relations entre le salaire des travailleurs et le profit des capitalistes qui ont participé à la production du même bien. C'est à cette condition qu'il sera possible de dégager « les principes qui règlent les… Lire la suite
DIVISION DU TRAVAIL SOCIAL

Écrit par :  Claude JAVEAU

La division du travail est l'un des concepts les plus anciens des sciences du social. Il concerne toute organisation stable ayant pour effet de coordonner des individus ou des groupes se livrant à des activités différentes, mais intégrées les unes par rapport aux autres. Selon l'économie politique classique, la division du travail productif… Lire la suite
DURKHEIM ÉMILE (1858-1917)

Écrit par :  Philippe BESNARDRaymond BOUDON

Dans le chapitre "« De la division du travail social »"  : …  Dans la Division du travail, Durkheim, encore largement sous l'influence d'Auguste Comte, tente d'établir une loi évolutive : celle du passage de la solidarité mécanique à la solidarité organique… Lire la suite
ÉCHANGE TERMES DE L'

Écrit par :  Jean-Marc SIROËN

Dans le chapitre "Termes de l'échange factoriels"  : …  Les termes de l'échange nets ne prennent pas en compte l'évolution de la productivité, notamment celle du travail (rapport entre la production ou la valeur ajoutée et la quantité de travail utilisée). Des gains de productivité, qui réduisent le coût de production, permettent un abaissement des prix à l'exportation, donc une diminution… Lire la suite
ÉCONOMIE (Définition et nature) - Une science trop humaine ?

Écrit par :  Bernard GUERRIEN

Dans le chapitre "Des tendances plutôt que des lois"  : …  Marx). L'idée est simple : si on pense que toute valeur vient du travail, et qu'avec le temps le travail accumulé (sous la forme de machines, d'équipement, de locaux, etc.) ou « travail mort » augmente par rapport au « travail vivant », alors le taux de profit (rapport d'une partie du travail vivant, le profit, et du travail « mort », accumulé)… Lire la suite
ÉCONOMIE (Définition et nature) - Sociologie de l'économie

Écrit par :  Frédéric LEBARON

Dans le chapitre " Mort et résurrection d'une sociologie de l'économie"  : …  dans l'après-guerre, en particulier en Europe, parallèlement à l'apogée du « fordisme ». En un sens, c'est d'ailleurs autour de la question du travail et des relations professionnelles que subsiste, dans l'immédiat après-guerre, un regard proprement sociologique sur les réalités économiques. Jusqu'à aujourd'hui, la sociologie du travail et de l'… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Les grands courants

Écrit par :  Jérôme de BOYER

Dans le chapitre " Les classiques"  : …  des marchandises tant industrielles qu'agricoles, qui sont produites par le travail. Le travail étant la source de la valeur, il constitue l'unité de mesure dans les échanges : l'échange des marchandises est réglé par la proportion des quantités de travail que leur production nécessite. La cause de la richesse réside dans… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - L'école classique

Écrit par :  Daniel DIATKINE

Dans le chapitre "Une problématique unifiée ?"  : …  Pour s'en convaincre, il faut revenir sur une constante importante de l'école classique qui oppose deux types de comportements : l'activité laborieuse et l'accumulation du capital. Le travail salarié est une activité limitée par les besoins. En tant que donnée, le taux de salaire naturel exprime très simplement ce fait : le travailleur ne travaille… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Marxisme

Écrit par :  Michel ROSIER

Dans le chapitre "Valeur-travail"  : …  Dans les Théories sur la plus-value, Marx énonce que, malgré ce fétichisme, certains économistes classiques ont « senti » que la valeur est le travail, notamment Adam Smith et David Ricardo, mais qu'ils ont été incapables de démontrer que la valeur est nécessairement le travail.… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Keynésianisme

Écrit par :  Olivier BROSSARD

Dans le chapitre "Le courant post-keynésien"  : …  Deuxièmement, la conception post-keynésienne de la firme s'oppose à l'idée selon laquelle les facteurs capital et travail pourraient, à court terme, se substituer l'un à l'autre. Pour les post-keynésiens, les techniques de production sont la plupart du temps à coefficients fixes, c'est-à-dire qu'elles requièrent un rapport constant entre la… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Économie des conventions

Écrit par :  Philippe BATIFOULIER

Dans le chapitre "Dénaturaliser la coordination"  : …  Il en va de même pour la qualité des biens comme pour celle du travail. Cette qualité (la productivité par exemple) n'est pas donnée mais découle des critères d'évaluation choisis par l'évaluateur. La compétence n'est pas uniquement un attribut de la personne. Elle est le produit de l'élaboration collective d'une «… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 1994 : l'assainissement à mi-parcours

Écrit par :  Tristan DOELNITZ

Dans le chapitre "Prévenir pour ne pas avoir à guérir"  : …  et les prix n'étant plus que les modalités pour y parvenir. Dans un rapport intitulé Travail dans le monde, le Bureau international du travail a constaté en avril que l'emploi, dans l'ensemble de la planète, continuait de se dégrader. La situation en la matière est devenue la plus grave depuis la Grande Dépression des années… Lire la suite
ÉDUCATION - Économie de l'éducation

Écrit par :  François LECLERCQ

Dans le chapitre "Les effets de l'accumulation de capital humain sur les revenus du travail et la croissance"  : …  dès l'origine accompagnée d'une tentative de vérifier l'hypothèse centrale selon laquelle les travailleurs les plus éduqués perçoivent des revenus plus élevés du fait de leur plus forte productivité. Dès 1958, Jacob Mincer déduit d'un modèle théorique d'investissement en capital humain une équation empirique très simple selon laquelle les revenus… Lire la suite
ENQUÊTE SUR LA NATURE ET LES CAUSES DE LA RICHESSE DES NATIONS, livre de Adam Smith

Écrit par :  Françoise DUBOEUF

Dans le chapitre "L'enrichissement capitaliste"  : …  Comment conduire la nation au plus haut niveau de richesse ? Puisque cette dernière est définie comme la production annuelle obtenue grâce au travail, l'enrichissement de la nation repose sur l'augmentation de la quantité de travail et l'amélioration de sa productivité… Lire la suite
ENTREPRISE - Sociologie de l'entreprise

Écrit par :  Jean-Michel MORIN

La sociologie de l'entreprise est enseignée comme telle et fait l'objet de manuels depuis les années 1990. Elle permet de réunir des connaissances accumulées tout au long du xxe siècle. Auparavant, les pères fondateurs de la sociologie avaient une vision trop large pour s'intéresser de près au… Lire la suite
ERGONOMIE

Écrit par :  Jean-Marie CELLIER

loi », à l’origine il désigne pour certains une technologie qui a pour but d’aménager le travail, pour d’autres une discipline scientifique dont l’objet est de comprendre le travail. En 2000, l’International Ergonomics Association (I.E.A.) propose de définir l’ergonomie « comme la discipline scientifique qui s’occupe de la compréhension des… Lire la suite
ESSAI SUR LA NATURE DU COMMERCE EN GÉNÉRAL, livre de Richard Cantillon

Écrit par :  François ETNER

Dans le chapitre "Les lois du « commerce en général »"  : …  Entre le travail et la terre existe une équivalence logique car, en Europe, il faut une surface d'environ 1 arpent et demi de terre pour nourrir un homme adulte. Le salaire d'un laboureur vaudra environ le double pour nourrir le reste de la famille et assurer le renouvellement des générations. L'artisan gagne davantage parce qu'il faut compenser… Lire la suite
ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Le territoire et les hommes) - Économie

Écrit par :  Benjamin CARTON

Dans le chapitre "Le niveau de vie"  : …  de vie élevé, les États-Unis le doivent d'abord à la forte productivité de l'heure de travail d'un Américain (de 20 à 30 p. 100 au-dessus de celle des principaux autres pays développés). L'accession massive d'une classe d'âge à l'enseignement supérieur y a été antérieure d'environ deux décennies (les bourses d'études reçues par les G.I.'s à la fin… Lire la suite
EXCLUSION

Écrit par :  Delphine DULONG

Dans le chapitre "De la pauvreté à l'exclusion"  : …  Car depuis que le marché a fait son entrée au sein même de l'entreprise et que la compétitivité est fondée sur la pratique du flux tendu, production à la commande et réponse immédiate aux aléas du marché sont devenus des impératifs catégoriques du fonctionnement des entreprises. Or, pour les assumer, elles ont recours, soit à la « flexibilité… Lire la suite
FÉMINISME - France : du M.L.F. à la parité

Écrit par :  Muriel ROUYER

Dans le chapitre "Féminisme des années 1980 : des victoires à la Pyrrhus ?"  : …  En 1988, la situation politique, économique et sociale des femmes était plutôt morose : elles représentaient moins de 45 p. 100 de la population active mais nettement plus de la moitié des chômeurs, l'écart des salaires entre hommes et femmes sur le marché du travail était de 30 p. 100 et la moitié des femmes gagnaient moins… Lire la suite
FONCTION PUBLIQUE

Écrit par :  Jean-Louis de CORAILFrançois GAZIERJean-Claude MAITROT

Dans le chapitre "L'apparition de systèmes cohérents"  : …  expression est récente, n'est pas une invention moderne. Dans toute organisation sociale, l'autorité publique éprouve le besoin de s'appuyer sur un personnel spécialisé pour assurer l'exécution de ses décisions et la gestion des tâches dont elle assume la responsabilité. L'Empire romain, comme celui des Incas, avait ses… Lire la suite
FOURIÉRISME

Écrit par :  Simone DEBOUT-OLESZKIEWICZ

Dans le chapitre "L'Harmonie"  : …  Les disciples actifs s'en tenaient donc à bon droit à l'« embryon simple », qui suppose : l'association en vue de la production et de la distribution des biens nécessaires, le passage de « la fausse industrie, morcelée, répugnante » aux efforts « combinés », au « travail attrayant », et la conversion du « commerce mensonger » des intermédiaires… Lire la suite
FRANCE - L'année politique 2016

Écrit par :  Nicolas TENZER

Dans le chapitre "Un gouvernement malmené"  : …  principaux projets qu’il a portés durant l’année. Le plus emblématique est celui de la loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs », dite « loi travail », menée par la ministre Myriam El Khomri, finalement adoptée le 21 juillet grâce au recours à trois reprises à l’article 49.3 de… Lire la suite
FRIEDMANN GEORGES (1902-1977)

Écrit par :  Jean-Daniel REYNAUD

des réalités. Aidé dans cette voie par son séjour au Centre de documentation sociale de l'École normale supérieure (1931-1934), il se tourne vers les problèmes du travail, qu'il touche directement par son activité dans l'enseignement technique (il fait même un apprentissage de mécanicien à l'école Diderot). La Crise du progrès (1936) marque… Lire la suite
GANTT SYSTÈME DE

Écrit par :  P. SCHAEFER

Système de fixation de salaires qui apporte des primes au rendement aux ouvriers et associe les cadres de maîtrise à l'accroissement du rendement des équipes sous leurs ordres… Lire la suite
GORZ ANDRÉ (1923-2007)

Écrit par :  Gérard PAUL

du sens. Critique de la raison économique, en 1988 (son ouvrage le plus achevé), Capitalisme, socialisme, écologie, en 1991, enfin Misères du présent, richesse du possible en 1997, André Gorz élabore progressivement un véritable traité de sociologie du travail et d'économie politique… Lire la suite
GROUPE SOCIAL

Écrit par :  Georges BALANDIERFrançois CHAZEL

Dans le chapitre "Milieu industriel"  : …  périodes de différente longueur, où l'on fit varier les types de rémunération, les horaires et les conditions de travail dans un sens tantôt favorable, tantôt défavorable aux ouvrières, leur rendement ne cessa de croître. Par conséquent, les variables expérimentales n'expliquaient pas leur comportement et il fallait en chercher ailleurs la raison… Lire la suite
HARCÈLEMENT MORAL

Écrit par :  Alain CHIREZ

Dans le chapitre "Les constats de la médecine du travail"  : …  Identifiée et dénoncée depuis le début des années 1980, grâce aux travaux du psychosociologue suédois Heinz Leymann (1932-199) qui l'a dénommée mobbing du verbe anglais to mob (qui peut se traduire par « malmener », « attaquer »), la notion de harcèlement moral, que l'on nomme aussi harcèlement psychologique… Lire la suite
HISTOIRE (Domaines et champs) - Histoire sociale

Écrit par :  Vincent VIET

Dans le chapitre "L'apport des sciences sociales à l'histoire sociale"  : …  par des communautés scientifiques solidement structurées autour de la sociologie du travail, de l'ergonomie, de l'économie du travail, de la statistique appliquée au travail et à l'emploi, et de la démographie, qui travaillent depuis les années 1960 en osmose, voire en symbiose, avec les administrations chargées du travail… Lire la suite
HONG KONG

Écrit par :  Jean-Philippe BÉJAPierre SIGWALT

Dans le chapitre "Laissez-faire, laissez passer"  : …  minimum de concurrence tandis que les partenaires sociaux devaient contracter librement. Les salariés étaient cependant beaucoup plus faibles que les patrons, en raison notamment de l'abondance de la main-d'œuvre dont le renouvellement était assuré par les clandestins venus de Chine, (environ 20 000 par an pendant les années 1960, à peu près… Lire la suite
INÉGALITÉS - Analyse et critique

Écrit par :  Alain BIHRRoland PFEFFERKORN

Dans le chapitre "Lutter contre le chômage"  : …  En premier lieu, il est nécessaire de supprimer le chômage de masse. Les deux lois sur les 35 heures successivement adoptées en 1997 et en 1999, qui sont entrées définitivement en application en 2002, semblent marquer une rupture par rapport aux politiques antérieurement menées, qui, il faut le souligner, avaient toutes échoué. Cependant, compte… Lire la suite
INÉGALITÉS - Les inégalités économiques

Écrit par :  Charlotte GUÉNARDÉric MAURIN

Dans le chapitre "Résurgence des inégalités devant l'emploi et les salaires dans les pays riches"  : …  La montée des inégalités devant l'emploi et les salaires en Occident a donné lieu à des débats très vifs, notamment parmi les économistes. De fait, il est politiquement crucial de savoir si ces nouvelles inégalités sont dues au progrès technique et à une insuffisante adaptation de la main-d'œuvre aux nouveaux besoins en… Lire la suite
INÉGALITÉS HOMMES-FEMMES, France

Écrit par :  Alain BIHRRoland PFEFFERKORN

Dans le chapitre "Le développement de l'activité professionnelle des femmes"  : …  Ces dernières décennies ont également vu se réduire considérablement les différences de taux d'activité entre hommes et femmes. On a assisté à une entrée massive des femmes dans le salariat : depuis le début des années 1960, elles ont investi le monde du travail (tabl. 2). Le nombre d'hommes actifs est resté… Lire la suite
INTERVENTION DE L'ÉTAT, économie

Écrit par :  Dominique HENRIETAndré PIETTRE

Dans le chapitre "L'interventionnisme social"  : …  La première forme de l'interventionnisme a été celle de la législation protectrice du travail, en réaction contre les graves abus de la révolution industrielle sous le régime naissant d'un capitalisme débridé. L'extension en a été très progressive, allant des sujets du contrat de travail (enfants,… Lire la suite
JAPON (Le territoire et les hommes) - L'économie

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JEU - Le jeu chez l'enfant

Écrit par :  Jean CHATEAU

Dans le chapitre "Les apprentissages ludiques et le travail"  : …  Le travail scolaire est justement un travail à la portée de l'enfant ; il n'est plus un jeu libre, qu'on peut interrompre quand on le veut ; il n'est plus un jeu d'enfant, mais un contact avec des choses et des êtres que connaissent les adultes. Par là, le travail scolaire reste irremplaçable, tandis que la méthode du « latin par la joie » ne peut… Lire la suite
LOGEMENT OUVRIER

Écrit par :  Maria Teresa MAIULLARI

Dans le chapitre "Crespi d'Adda"  : …  (1868-1944), lui succéda en 1889 et développa le projet paternel dans un sens différent. Dans un petit livre : Dei mezzi per prevenire gli infortuni e per garantire la vita e la salute degli operai nell'industria del cotone in Italia, il exprime la conviction que, le soir, le travailleur doit pouvoir rentrer heureux chez lui,… Lire la suite
LOISIRS

Écrit par :  Philippe COULANGEON

Dans le chapitre "De l'homme du travail à l'homme du loisir"  : …  Il est relativement aisé de montrer tout ce que les activités pratiquées durant le temps libre doivent aux caractéristiques socioprofessionnelles et aux conditions de travail. La conception antique de l'otium dessine d'ailleurs un continuum entre le temps du travail et le temps du loisir : les dispositions mises en œuvre dans l'… Lire la suite
LOYAUTÉ

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "Les cadres sociaux de la loyauté"  : …  Parler aux salariés de la « loyauté » envers leur entreprise n'a évidemment pas de sens pour un marxiste : les salariés qui se laisseraient prendre à ce discours seraient victimes d'une « mystification » et les employeurs qui le tiendraient ne seraient que des imposteurs. Pourtant, bon nombre de sociologues industriels, pour la… Lire la suite
MACHINE

Écrit par :  Sophie JANKÉLÉVITCH

La machine est une réalité technique qui joue un rôle dans la production, mais c'est aussi une réalité humaine et sociale qui a des effets profonds sur la vie matérielle des hommes, sur l'organisation du travail et les rapports sociaux. Ce dernier aspect alimente depuis Aristote la réflexion des philosophes dont l'attitude… Lire la suite
MACHINISME

Écrit par :  Bertrand GILLEPierre NAVILLE

Dans le chapitre "Machinisme et société"  : …  des mécaniciens de l'école d'Alexandrie. Si les navettes se mettaient en marche d'elles-mêmes..., déclarait déjà Platon. Il semble qu'il y ait eu là un faux problème : le travail des esclaves revenait infiniment plus cher que celui d'une machine. Et l'on voit un poète vanter au contraire le moulin à eau qui libère les femmes d'un travail pénible… Lire la suite
MACROÉCONOMIE - Croissance économique

Écrit par :  Jean-Olivier HAIRAULT

Dans le chapitre "Le progrès technique : l'accumulation de connaissances"  : …  La majorité des économistes, à la suite de Robert Solow, considère que seule une amélioration continue de l'efficacité du facteur travail, permettant de compenser sa « fixité », est susceptible d'inverser la tendance à la baisse de la productivité du capital par tête au cours du processus d'accumulation. Comment interpréter cette amélioration… Lire la suite
MACROÉCONOMIE - Emploi

Écrit par :  Bernard GAZIER

L'emploi désigne tout processus d'affectation des personnes à des tâches économiquement reconnues, le plus souvent rémunérées. En un sens plus large, le terme peut évidemment s'appliquer à l'utilisation d'un facteur de production (emploi d'un capital), voire d'un instrument quelconque (emploi d'un outil, de la persuasion ou… Lire la suite
MARCHÉ

Écrit par :  Bernard GUERRIEN

Dans le chapitre "Marché et théorie"  : …  voies sont – ou ont été – proposées. L'une d'entre elles consiste à prendre comme étalon, ou comme norme, le temps de travail passé à produire les biens. C'est la théorie de la valeur travail. Les prix fluctuent (ou gravitent) alors, au gré de perturbations passagères, autour de cette valeur. Cette théorie – dont se réclament notamment Adam Lire la suite
MARCHÉ DU TRAVAIL

Écrit par :  Pierre ROLLEJean-Jacques SILVESTRE

Le marché du travail, en système capitaliste, contribue, avec les institutions qui s'y rattachent et les comportements individuels et collectifs qui y opèrent, à former le prix du travail et à établir un équilibre entre l'offre et la demande d'emplois. Ainsi, tout marché du travail est caractérisé par la façon dont se… Lire la suite
MARXISME - La théorie marxiste

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Travail et surtravail"  : …  Cette théorie n'est rigoureuse qu'à la condition de définir le travail comme l'usage d'une marchandise particulière, la force de travail, que le capitaliste achète au travailleur. Définition conforme, précisément, aux conditions du mode de production capitaliste dans lesquelles (contrairement à ce qui se passe, par exemple, dans… Lire la suite
MARXISME - La réification

Écrit par :  Jacques LEENHARDT

Dans le chapitre "La conscience réifiée"  : …  est en effet qu'à partir de l'élimination du caractère individuel, personnel et humain du travail, et donc aussi du produit, qu'une véritable organisation rationnelle abstraite, non seulement de la production mais de tous les actes sociaux, devient possible. Le formalisme juridique comme le taylorisme et les règles bureaucratiques trouvent leur… Lire la suite
MAYO ELTON (1880-1949)

Écrit par :  Claude LEFORT

Généralement considéré comme l'initiateur des recherches sur les relations humaines dans l'industrie, Elton Mayo est l'une des figures les plus représentatives de la psychosociologie moderne. Australien, il acquiert une formation de psychologue à l'université d'Adélaïde et entreprend très tôt des études sur l'industrie dans son pays. Mais c'est aux… Lire la suite
MÉDIAS - Économie des médias

Écrit par :  Nadine TOUSSAINT-DESMOULINS

Dans le chapitre "Des relations professionnelles particulières"  : …  dus notamment à des grèves, a poussé les producteurs à consentir des conditions de travail très particulières qui ont joué en faveur des salariés. C'est ainsi que les patrons de presse quotidienne ont accepté, sous la pression de syndicats puissants et parfois en situation de monopole, comme ce fut longtemps le cas en France, d'accorder aux… Lire la suite
MESURES, économie

Écrit par :  Jean-Étienne CHAPRONUniversalis

Dans le chapitre " Mesure en unités non monétaires"  : …  On peut aller plus loin dans cette direction et se demander si le travail humain n'est pas un étalon de référence tout aussi efficace que l'unité monétaire pour la mesure globale de grandeurs économiques variées. La mesure de la production, des échanges, du patrimoine productif se réfère, on l'a vu, aux prix des produits sur les marchés ; ne… Lire la suite
MIGRATIONS - Tendances migratoires actuelles

Écrit par :  Jean-Pierre GARSONEl Mouhoub MOUHOUD

Dans le chapitre "Avantages escomptés du libre-échange"  : …  de spécialisation qui se substitue aux importations comme le textile ou l'habillement est très intensif en travail, la libéralisation des échanges, qui se traduit par une diminution des droits de douane, peut conduire à une baisse globale des salaires et à une réduction globale de l'emploi dans le pays qui s'ouvre à l'échange, ce qui peut… Lire la suite
MORALE

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Règles morales, mœurs et sociétés"  : …  qu'on appelle civilisation : cyniques, Épicure, Rousseau, etc.) : l'homme est un être qui ne se suffit pas et qui donc travaille, serait-ce par personne interposée (esclaves). Il importe peu que, sous des conditions particulièrement favorables (défavorables au développement d'une civilisation évolutive), ce travail soit… Lire la suite
NAVILLE PIERRE (1904-1993)

Écrit par :  Bernard VALADE

dans une optique antifreudienne la psychologie, dans Science du comportement (1942), et commence à étudier le travail humain. Entré au C.N.R.S. en 1947, il participe aux recherches engagées sur ce thème par Georges Friedmann avec lequel il publiera, en 1961-1962, un ouvrage collectif, le Traité de sociologie du travailLire la suite
NEGRI ANTONIO (1933-     )

Écrit par :  Victor Manuel MONCAYO

aux transformations de l'organisation sociale productive imposée par le post-fordisme. Or l'exploitation ne renvoie plus à la théorie de la valeur-travail et à la relation salariale classique, dès lors qu'à la prévalence du travail matériel se substitue la domination du travail immatériel, en même temps qu'un transfert de souveraineté s'opère de… Lire la suite
O.I.T. (Organisation internationale du travail)

Écrit par :  Victor-Yves GHEBALI

révolution industrielle, l'idée d'une législation internationale du travail procédait d'une triple nécessité : l'amélioration du sort matériel et moral des masses laborieuses, le maintien de la paix sociale et l'égalisation des conditions de la concurrence économique, à une époque où le travail n'était qu'un… Lire la suite
ORGANISATION DES ENTREPRISES

Écrit par :  Pierre ROMELAER

Dans le chapitre "La structure simple"  : …  La structure simple se caractérise par une très faible standardisation. Le travail est défini et coordonné par le sommet stratégique. La technostructure est inexistante, ou bien elle existe mais est en permanence bridée par les ordres, les contre-ordres et les exceptions imposées par une direction générale omniprésente… Lire la suite
ORGANISATIONS THÉORIE DES

Écrit par :  René DAVAL

La théorie des organisations est née au début du siècle des efforts déployés par certains chefs d'entreprise, comme Taylor ou Fayol, pour dégager des principes d'administration et de direction du travail. Elle s'est développée tout particulièrement dans les années trente, avec l'enquête effectuée à l'usine de la Western Electric, dans la ville de… Lire la suite
OUVRIER MOUVEMENT

Écrit par :  Jean BRUHATBernard PUDAL

» démontre que l'histoire du mouvement ouvrier ne se confond ni avec une histoire du travail, ni même avec une histoire des travailleurs. Par contre, on doit rattacher au mouvement ouvrier des individus qui n'appartiennent pas à sa classe ouvrière mais qui s'affirment, par adhésion à un parti politique ouvrier, solidaires de la classe ouvrière… Lire la suite
OUVRIER-PAYSAN

Écrit par :  Gabriel WACKERMANN

L'irruption des manufactures, puis des usines, à partir de la seconde moitié du xviiie siècle, mais surtout au xixe siècle, rompit fondamentalement la symbiose millénaire entre la ville et la campagne. L'industrie tentaculaire, dévoreuse de main-d'œuvre,… Lire la suite
PAUPÉRISATION

Écrit par :  Gérard DESTANNE DE BERNIS

Pour Marx, la paupérisation revêt deux formes différentes : la paupérisation relative et la paupérisation absolue. La première est le résultat de l'accroissement de productivité dans les industries produisant les biens de consommation ouvrière (wage goods) : la valeur de la force de travail s'en trouve… Lire la suite
PAUVRETÉ ET REVENUS MINIMA

Écrit par :  Denis CLERC

et de la propriété, ceux qui sont dépourvus de l'un et de l'autre sont du même coup privés de revenus. Et, même si le droit au travail est inscrit dans la Constitution française (mais aussi dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948) en tant que droit fondamental de l'homme, dans la réalité, le… Lire la suite
PÉDAGOGIE - Les courants modernes

Écrit par :  Antoine LÉON

Dans le chapitre "L'éducation intégrale et polytechnique dans la pensée socialiste du XIXe siècle"  : …  Elle procède aussi de considérations d'ordre social : en supprimant la distinction entre travail manuel et travail intellectuel, l'éducation intégrale, polyvalente, devient facteur d'égalité. Elle répond enfin aux nécessités du progrès technique en préparant l'adaptation du travailleur aux tâches variées et changeantes de l'… Lire la suite
PRATIQUE ET PRAXIS

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "De la conscience historique à la praxis marxiste"  : …  de l'histoire et son moteur. Ce qui les sépare, c'est le rôle que Hegel reconnaît au travail et à la structure de la société, d'une part, à la passion, de l'autre : l'organisation (ou le manque d'organisation) du processus du travail social et objectivement socialisé constitue la base de l'action politique, laquelle, il est… Lire la suite
PRINCIPLES OF SCIENTIFIC MANAGEMENT, livre de Frederick Winslow Taylor

Écrit par :  Francis DEMIER

Dans le chapitre "Une définition de l'organisation scientifique du travail"  : …  maximum de prospérité en réconciliant les intérêts des employeurs et ceux des salariés. La prospérité maximale suppose une productivité maximale, donc l'élimination des facteurs d'inefficacité dans le travail : la crainte du chômage, la „flânerie“, des méthodes de travail inefficaces. Ce problème ne peut être résolu que par une étude minutieuse… Lire la suite
PROFESSIONS SOCIOLOGIE DES

Écrit par :  Jean-Michel EYMERI-DOUZANS

Dans le chapitre "La notion de profession"  : …  et dans les documents administratifs de ce que le langage ordinaire appelle « métier », à savoir l'activité de travail dont un individu tire ses moyens de subsistance. En ce sens, coiffeuse, caissière ou agent commercial sont des professions aussi bien que magistrat ou gérant de société. Le terme prend un troisième sens quand il désigne les… Lire la suite
PROLÉTARIAT & PROLÉTARISATION

Écrit par :  Serge MALLET

de production : le prolétariat est le produit de l'organisation industrielle du travail et il n'existe que dans et par la grande industrie ; le prolétariat est le producteur de la plus-value qui permet la reproduction élargie du capital (le prolétariat est donc la source de tout le progrès économique et technologique) ; l'insécurité du travail est… Lire la suite
PROPRIÉTÉ

Écrit par :  Georges ROUHETTE

Dans le chapitre "Travail et propriété"  : …  C'est en revanche, semble-t-il, de l'effort créateur de l'homme que surgissent la propriété industrielle et la propriété littéraire et artistique qui, dans des domaines différents, portent sur une œuvre de l'esprit. L'article premier de la loi française du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et… Lire la suite
PROUDHON PIERRE JOSEPH (1809-1865)

Écrit par :  Jean BANCAL

Dans le chapitre "Le travaillisme pragmatique"  : …  est une théorie axiale. Action intelligente des hommes en société sur la matière, « le travail considéré historiquement [...] est la force plastique de la société [...] qui détermine les diverses phases de sa croissance, et tout son organisme tant interne qu'externe ». L'économie politique, « science du travail », est « clé de l'histoire » (… Lire la suite
RÉPARTITION DES REVENUS

Écrit par :  Ozgur GUN

Dans le chapitre "Deux visions radicalement opposées"  : …  Mill (1806-1873) – et Karl Marx (1818-1883). Le produit provient alors essentiellement du travail (vivant), et il est partagé entre les travailleurs proprement dits, les capitalistes (qui fournissent les moyens de production) et les propriétaires de la terre ou d'autres ressources naturelles (mines, lieux privilégiés d'une façon ou d'une autre,… Lire la suite
RESSOURCES HUMAINES GESTION DES

Écrit par :  Géraldine SCHMIDT

Dans le chapitre "De l'administration du personnel aux relations humaines"  : …  (du nom d'une usine de la General Electric dans l'Illinois), que le comportement au travail, jusqu'alors principalement expliqué par des incitations monétaires, est aussi sensible à des facteurs psychologiques liés aux relations avec les autres membres du groupe d'appartenance, au style de leadership du manager, au désir de reconnaissance, .... La… Lire la suite
REVENU NATIONAL

Écrit par :  Véronique PARELFrancisco VERGARA

Dans le chapitre "Le revenu en tant que produit de l'agriculture : le point de vue des physiocrates"  : …  Ainsi, pour François Quesnay (1694-1774), fondateur de l'école physiocratique, seules les activités agricoles sont productives. Selon lui, l'agriculture est censée produire chaque année une masse de nourriture et de matières premières (laine, lin, cuir, etc.) qu'il appelle « reproduction », ou «… Lire la suite
RICARDO DAVID (1772-1823)

Écrit par :  Christian SCHMIDT

Dans le chapitre "Les produits"  : …  quantité de travail supplémentaire. De plus, chaque produit ainsi défini par rapport au travail doit être en même temps un moyen de production. Tel est le cas des biens de subsistance, comme le blé, qui assurent l'entretien des travailleurs et, par conséquent, sont tenus pour des moyens de production indirects ; tel est également celui des… Lire la suite
ROME ET EMPIRE ROMAIN - L'artisanat sous l'Empire

Écrit par :  Roger HANOUNE

Dans le chapitre "Travail répétitif, travail parcellisé"  : …  Loin d'être responsable de la réalisation intégrale d'un « chef-d'œuvre », l'artisan romain est plutôt astreint, comme un ouvrier moderne, à un travail répétitif, par exemple, pour le malaxage du mortier ou la fabrication des matériaux de construction, comme les briques ou les petits moellons pyramidaux caractéristiques de la maçonnerie du début de… Lire la suite
ROYAUME-UNI - Économie

Écrit par :  Emmanuel HACHE

Dans le chapitre "Briser l'hégémonie syndicale"  : …  à ce que beaucoup de Britanniques considéraient à l'époque comme „L'État dans l'État“. La défense de la liberté du travail par le nouveau gouvernement s'est traduite par un bras de fer permanent avec les forces syndicales. Le moment décisif de la lutte antisyndicale de l'ère Thatcher restera la défaite historique du syndicat des mineurs pendant l'… Lire la suite
SMITH ADAM (1723-1790)

Écrit par :  Jacques WOLFF

Dans le chapitre "L'homme et l'œuvre"  : …  exposé du mécanisme de la croissance d'une nation. En premier lieu, il présente un certain nombre de notions. Ainsi distingue-t-il trois facteurs de production : le travail, rémunéré par le salaire, dont la division est synonyme de spécialisation et de productivité accrue ; le capital, qui fournit un profit et provient de l'épargne et donc… Lire la suite
SOREL GEORGES (1847-1922)

Écrit par :  Louis SOUBISE

Dans le chapitre "La violence prolétarienne"  : …  encore totalitaire. Il y a donc, au fond des choses, une identité entre la violence et le travail, car le travail aussi est une lutte, une création. Le travail et ce qu'il entraîne de désintéressement impliquent la plus haute morale. La violence est une morale de producteurs, mais de producteurs d'humanité, et la créativité n'est rien d'autre que… Lire la suite
STIRNER MAX (1806-1856)

Écrit par :  Henri ARVON

Dans le chapitre "Critique de la société"  : …  à l'héritage et à la chance, le communisme adopte pour seul moyen d'appropriation le travail. Mais, comme il déclare d'autre part que l'essence de l'homme réside en la libre activité, il lui faut compléter la tâche matérielle du travail qu'il impose à tous, par une idéologie qui l'ennoblit en quelque sorte. Ainsi, le travail devient article de foi… Lire la suite
SYNDICALISME

Écrit par :  Guy CAIREThomas LOWIT

Dans le chapitre "Nouvelles formes d'action émergentes"  : …  manifester à plusieurs reprises. Cette question peut être abordée de deux points de vue. Ou bien, valorisant le travail qui, ainsi que le proclamait la Déclaration de Philadelphie, ne saurait être considéré comme une marchandise, on se mobilise au nom de la justice sociale pour éviter que ne se créent ou perdurent, à travers les relations… Lire la suite
TAYLOR FREDERICK WINSLOW (1856-1915)

Écrit par :  Guy CAIRE

Ingénieur de formation, mais ayant successivement occupé tous les postes de la hiérarchie d'une usine, Taylor a d'abord été employé par la Bethlehem Steelwork avant de consacrer sa vie, en tant que consultant, à la propagation de ses idées. Il est le créateur de l'organisation scientifique du travail, couramment désignée par le sigle O.S.T. Ses… Lire la suite
TECHNIQUE

Écrit par :  Cornélius CASTORIADIS

Dans le chapitre "Technique appliquée et luttes sociales dans l'entreprise"  : …  des classes à l'intérieur de l'entreprise. Le fait est que, très tôt, l'évolution de la technologie capitaliste et son application dans la production se sont orientées dans une direction bien définie : supprimer le rôle humain de l'homme dans la production, éliminer le plus possible les producteurs du processus de production. Que le prix du… Lire la suite
THÉORIE GÉNÉRALE DE L'EMPLOI, DE L'INTÉRÊT ET DE LA MONNAIE, livre de John Maynard Keynes

Écrit par :  Marion GASPARD

Dans le chapitre "Une théorie de l'emploi"  : …  (selon laquelle la quantité de monnaie en circulation détermine le niveau des prix). Pour Keynes, le volume de l'emploi n'est pas déterminé par un hypothétique marché du travail : il dépend uniquement de la décision d'embauche des entrepreneurs, personnages clés du système keynésien. Ceux-ci fixent leur niveau d'embauche selon le « principe de… Lire la suite
TOURS DE GRANDE HAUTEUR ou GRATTE-CIEL

Écrit par :  Élisabeth PÉLEGRIN-GENEL

Dans le chapitre "Travailler dans une tour ? "  : …  Le plus souvent, dans les tours on travaille. On sait que leurs utilisateurs ne les apprécient guère. Pourtant, du point de vue technique et des aménagements proprement dits, on observe peu de différences significatives entre des bureaux dans une tour et d'autres dans un immeuble classique… Lire la suite
TOUS SUBLIMES. VERS UN NOUVEAU PLEIN-EMPLOI (B. Gazier)

Écrit par :  Christine ERHEL

Pour Bernard Gazier, le problème principal des marchés du travail n'est pas une précarité généralisée, les individus professionnellement « stables » demeurant majoritaires (quoique de plus en plus « stressés »), c'est la concentration du poids des transformations des conditions de l'emploi sur certains groupes, en particulier les jeunes, les… Lire la suite
TRAVAIL DIVISION DU

Écrit par :  B. BREVAN

Platon est un des premiers philosophes à avoir remarqué qu'« on fait plus et mieux et plus aisément, lorsque chacun ne fait qu'une chose, celle à laquelle il est propre » (La République). Sur ce point, philosophes, économistes, sociologues et anthropologues semblent s'accorder. Il n'est guère de sociétés, aussi restreintes… Lire la suite
LES TRENTE GLORIEUSES, livre de Jean Fourastié

Écrit par :  Francis DEMIER

Dans le chapitre "Un nouveau profil de la population et de la société française"  : …  âgée ne jouait encore en 1975 qu'un rôle modeste dans l'évolution démographique. Le travail lui-même a connu de profondes mutations : diminution forte de sa durée, plein emploi, allocation de retraite généralisée, mobilité plus forte d'un métier à un autre, qualification supérieure des emplois aussi. Si un salarié sur deux est encore ouvrier, le… Lire la suite
VALEUR, économie

Écrit par :  Nathalie BERTA

Dans le chapitre "La valeur-travail"  : …  de mesure ; le seul étalon invariable, universel, de mesure de la valeur est alors le travail : deux biens s'échangent l'un contre l'autre parce qu'ils ont la même valeur, c'est-à-dire parce qu'ils sont produits avec la même quantité de travail. Plus précisément, chez Smith, la valeur se mesure par le travail « commandé » – travail que la… Lire la suite
VILLERMÉ LOUIS RENÉ (1782-1863)

Écrit par :  Pascale GRUSON

Chirurgien des armées napoléoniennes (1804-1814), Villermé abandonne son métier en 1818 pour se consacrer à l'étude des questions soulevées par les inégalités sociales, notamment face à la maladie et la mort. Ses enquêtes et ses recherches à ce sujet constituent, sinon une analyse sociologique, du moins une précieuse source d'information et d'… Lire la suite
WEIL SIMONE (1909-1943)

Écrit par :  Sylvie COURTINE-DENAMYFrançois HEIDSIECK

Dans le chapitre "Une pensée en action"  : …  épithète qu'elle récusera. Simone Weil met également en avant la valeur spirituelle du Travail que, contrairement aux Grecs – « les Grecs connaissaient l'art, le sport, mais non pas le travail » – ou à la source chrétienne – « Tu travailleras à la sueur de ton front » –, elle sanctifie. Le travail en effet révèle la dignité de l'homme dès lors qu'… Lire la suite

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