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CIEL SYMBOLISME DU

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Comme le remarque Mircea Eliade, « la prière la plus populaire du monde s'adresse à notre Père qui est aux Cieux ». C'est dire l'importance primordiale du symbolisme céleste. Certains, tel P. W. Schmidt, ont même voulu voir dans ce dernier la matrice archétypique de tout le symbolisme religieux.

De nombreuses cultures confondent d'ailleurs l'appellation du Dieu suprême avec la dénomination du Ciel, tels les Iroquois (Oki, Celui qui est en haut), les Sioux (Wakan, l'En-Haut, le Dessus), les Maoris (Iho, Élevé, En haut), les Nègres Akposo, les anciens Indo-Européens (DyausZeus : Ciel, Jour) et les Grecs (O̓υραν́ος, le Ciel). C'est que la simple vue du ciel constitue les orients symboliques d'un « sur-monde » où se retrouvent, comme transposés et sublimés, et par là doués d'une valorisation principielle, tous les orients du symbolisme terrestre. Le ciel, ou plutôt « les cieux », c'est un sur-monde emboîtant et régissant le monde d'ici-bas (Platon). Chez les Chinois, l'empereur, qui est l'ordonnateur du monde, ne peut organiser l'espace et le temps cosmique que parce qu'il est le « Fils du Ciel ». Monde exemplaire, le Ciel rassemble en lui, et dans l'expérience existentielle directe que les hommes en ont, des directives structurelles différentes et qu'il s'agit de classer d'abord si l'on veut bien comprendre toute l'importance de cet archétype majeur. On pourrait dire que le Ciel est le symbole de la Toute-Puissance, parce qu'il allie l'altitude de la transcendance, la coexistence harmonieuse de contraires et de pluralités, et la régularité exemplaire de ses phases. Transcendance, solution harmonieuse des tensions contradictoires, régularité géométrique des mouvements, tels sont bien les trois idéaux majeurs auxquels tous les hommes, structuralement et fonctionnellement, aspirent.

La Toute-Puissance céleste (pluie, orages, foudre, chaleur ou brûlure solaire, vents, gel, etc.) n'est qu'une résultante physique de ces prémisses en quelque sorte morales.

1.  Verticalité et transcendance

C'est d'abord le […]

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… *Par ouranien, on entend ce qui appartient au ciel, à la voûte céleste, en tant que région privilégiée, espace par excellence de la manifestation du sacré. Il se pourrait même que ce soit la contemplation du firmament qui ait primitivement éveillé chez les hommes le sentiment religieux de la transcendance, comme en témoigne la quasi-universalité des… Lire la suite
OURANOS

Écrit par :  Robert DAVREU

… *Premier fils de la Terre (Gaia) qui l'enfanta, Ouranos est « égal à elle-même et capable de la couvrir tout entière, Ciel étoilé, qui devait offrir aux dieux bienheureux une assise sûre à jamais » (Hésiode, Théogonie, 126 sqq.) Mais, avant de devenir le séjour privilégié des Olympiens, de voir son nom se changer en un nom commun, Ouranos… Lire la suite
ROME ET EMPIRE ROMAIN - L'art romain

Écrit par :  Gilbert-Charles PICARD

Dans le chapitre "L'art politique et triomphal"  : …  xviie et xviiie siècles : le tableau représente à la fois le *ciel, peuplé d'êtres surnaturels, et la terre. Mais si l'on compare ce camée avec la Dispute du Saint-Sacrement de Raphaël, on constate une différence théologique essentielle : tandis que, dans la peinture chrétienne, le ciel est occupé par… Lire la suite
XUNZI [SIUN-TSEU], XUNKUANG [SIUN-K'OUANG] ou XUNJING [SIUN-KING] (~300 env.-env. ~220)

Écrit par :  Kristofer SCHIPPER

… *Après Confucius et Mencius, maître Xun, dont le nom personnel est Jing, est le troisième grand penseur de l'école confucianiste. Il vécut à l'époque des Royaumes Combattants ; son disciple le mieux connu fut Li Si, le ministre de l'État de Qin, grâce à qui l'empire allait pouvoir être fondé en ~ 221. Né à l'époque où mourut Mencius (Mengzi),… Lire la suite

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