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SHERRINGTON sir CHARLES SCOTT (1857-1952)

L'un des fondateurs de l'école neurophysiologique anglaise. Né à Londres, Sherrington poursuit à Ipswich des études surtout littéraires d'où il gardera un goût très vif pour les arts et la poésie. Il entre au Caius College à Cambridge en 1881 et, dès le début de ses études médicales, s'intéresse à la physiologie expérimentale du système nerveux. Docteur en médecine en 1885, il est envoyé par la Royal Society étudier l'épidémie de choléra en Espagne et l'année suivante en Italie. Il se rend ensuite à Berlin afin de montrer les résultats de ses missions au célèbre pathologiste Virchow ; mais celui-ci, engagé dans la lutte politique, envoie Sherrington chez Robert Koch dans le laboratoire duquel il travaillera un an, avant d'aller passer un mois à Bonn dans celui de Pflüger.

Il est nommé en 1890 professeur de physiologie au St. Thomas Hospital Medical School de Londres et, l'année suivante, directeur de la Brown Animal Sanatory Institution de cette ville, organisme chargé d'étudier les zoonoses et anthropozoonoses des animaux domestiques. Ce poste, qu'il occupera quatre ans, lui permet de reprendre ses recherches sur le système nerveux et de publier de nombreux travaux sur les dégénérescences de la moelle épinière, la distribution périphérique des fibres des racines postérieures et antérieures des nerfs rachidiens (les fibres motrices des racines antérieures correspondent à ce qu'il appelle des « neurones moteurs terminaux ») et sur l'innervation réciproque.

En 1895, il est professeur de physiologie à l'université de Liverpool et continue ses travaux notamment sur la détérioration des voies sensitives dans l'ataxie, et sur le phénomène de la rigidité de décérébration : Decerebrate Rigidity and Reflex Coordination of Movements (1898). Dans son important ouvrage Integrative Action of the Nervous System (1906), il donne la première analyse moderne du cervelet, décrit les réflexes proprioceptifs et étudie les modalités de la transmission synaptique de l'influx nerveux, soulignant l […]

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CHARLES SHERRINGTON : CONCEPT D'INTÉGRATION NERVEUSE

Écrit par :  Yves GALIFRETYves LAPORTE

La parution en 1906 d'un important ouvrage de sir Charles Scott Sherrington fait date en neurophysiologie. Dans Integrative Action of the Nervous System, il interprète l'unification du comportement d'un organisme comme l'expression ultime d'un processus d'intégration nerveuse. Sous sa forme la plus élémentaire, celui-ci consiste, pour un… Lire la suite
INHIBITION

Écrit par :  Pierre BUSERPierre KAUFMANNDaniel WIDLÖCHER

Dans le chapitre "Du neurone à l'intégration sensorimotrice"  : …  directement impliquées dans le comportement émotif (tel l'hypothalamus). Ce furent ensuite *Sherrington et son école qui surent exploiter au maximum les moyens, encore peu élaborés, d'exploration du comportement moteur. Mieux que quiconque ne l'avait fait avant eux, ils utilisèrent toute la finesse des réflexes spinaux des mammifères ; dans… Lire la suite
NEUROLOGIE

Écrit par :  Raymond HOUDARTHubert MAMOJean MÉTELLUS Universalis

Dans le chapitre "Le XXe siècle et les neurosciences"  : …  ou moins stables, plus ou moins transitoires. » Grâce à des savants anglais comme le physiologiste *Charles S. Sherrington (1857-1952) et le médecin Edgard Douglas Adrian (1899-1977), tous deux Prix Nobel de médecine en 1932 pour leurs travaux sur la physiologie du système nerveux, notamment sur la théorie des réflexes, de la coordination des… Lire la suite
PERCEPTION

Écrit par :  Georges THINÈS

Dans le chapitre "L'apport de la psychologie gestaltiste"  : …  le plan évolutif, divers arguments très sérieux militent en faveur de leur caractère primordial. *Sherrington en particulier, indépendamment des enseignements gestaltistes, a souligné quelques faits capitaux qui permettent de mieux comprendre l'émergence de l'organisation phénoménale au cours de l'évolution ; dans son ouvrage célèbre TheLire la suite
RÉFLEXES

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…  et moteur des racines nerveuses rachidiennes dorsales et ventrales. C'est cependant avec C. S. *Sherrington (1857-1952) que s'ouvrit l'ère moderne de l'étude des réflexes. Ce neurophysiologiste anglais d'envergure exceptionnelle découvrit et expliqua entre autres les mécanismes du réflexe myotatique (dont le réflexe rotulien est un exemple), de… Lire la suite
SENSIBILITÉ

Écrit par :  Yves GALIFRET

Dans le chapitre "Le problème de la désignation et de la classification des récepteurs"  : …  Poissons) sont excités par de très faibles courants électriques. Le physiologiste britannique C. S. *Sherrington (1906) regroupe les différents récepteurs dans trois catégories, en fonction de leur situation et de leur rôle. Les extérocepteurs sont situés à la surface du corps et sont sensibles aux actions du milieu extérieur. Les Lire la suite
SYNAPSES

Écrit par :  Alfred FESSARDPatrice GUYENETMichel HAMONJacques TAXI

… réalisés. Le terme fut forgé en 1897 par un helléniste, à la demande du grand physiologiste anglais *Sherrington, pour donner un nom (dont la traduction française pourrait être « agrafe ») à un concept plus qu'à l'image d'une réalité reconnue, car à cette époque plus d'un cytologiste niait l'individualité cellulaire du neurone et croyait à la… Lire la suite

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