Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

MOELLE ÉPINIÈRE

Page précédente Page suivante

La moelle épinière est une structure nerveuse axiale qui caractérise de façon fondamentale et constante le système nerveux central des Vertébrés. Chez tous, elle constitue le grand centre des réflexes sensitivo-moteurs de la vie végétative comme de la vie de relation. Renfermant le premier relais des messages originaires de la périphérie, recevant un flot incessant d'informations qui lui parviennent des étages plus élevés du système nerveux central, elle joue d'autre part un rôle essentiel d'intégration.

Chez l'Homme, une fois sortie du canal vertébral où elle est normalement enfermée et une fois dépouillée de ses enveloppes méningées, elle se présente comme un cordon de couleur blanc nacré, de forme grossièrement cylindrique ou légèrement ovalaire : l'axe transversal est un peu plus grand que l'axe dorso-ventral et le diamètre moyen est de 13 à 14 mm ; on observe deux renflements, l'un au niveau cervical bas et l'autre au niveau lombaire.

Sur toute sa longueur, la moelle porte, attachés de chaque côté et disposés de façon régulière, un certain nombre de paquets de fibres nerveuses formant les racines rachidiennes. On distingue les racines postérieures ou dorsales et les racines antérieures ou ventrales, suivant qu'elles sont amarrées sur les faces latéro-dorsales ou latéro-ventrales du cordon médullaire. Les racines rachidiennes sont enfermées elles aussi dans le canal vertébral sur presque toute leur longueur ; cependant, leur extrémité périphérique pénètre dans des orifices latéraux percés entre les vertèbres : les trous de conjugaison. À l'intérieur de chacun d'eux, chaque racine postérieure se termine par un renflement ovalaire, le ganglion rachidien, et, à l'extrémité périphérique de celui-ci, vient s'attacher la racine antérieure. Après cette réunion des deux racines, débouche du trou de conjugaison un gros tronc nerveux appelé nerf rachidien qui rapidement donne de nombreuses branches se distribuant dans les organes et le tégument, et assurant leur innervation tant motrice que sensitive.

1.  Morphologie

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« MOELLE ÉPINIÈRE » est également traité dans :

BROWN-SÉQUARD CHARLES ÉDOUARD (1817-1894)

Écrit par :  Universalis

… *Physiologiste et neurologue, pionnier de l'endocrinologie et de la neurophysiologie, Brown-Séquard fut parmi les premiers à étudier la physiologie de la moelle épinière. Il décrivit notamment un syndrome qui porte son nom (il correspond à l'hémisection médullaire, dont les effets ont permis d'analyser le trajet des grandes voies sensitives et… Lire la suite
CERVEAU HUMAIN

Écrit par :  André BOURGUIGNONJean-Claude DUPONTCyrille KOUPERNIKPierre-Marie LLEDOBernard MAZOYERJean-Didier VINCENT

Dans le chapitre " Le cerveau basal"  : …  Ce dernier rejoint, en passant par le trou occipital, le canal rachidien et se prolonge par la* moelle épinière. Celle-ci est parcourue par des voies descendantes, qui acheminent les signaux électriques du cerveau vers les neurones moteurs, et des voies ascendantes, qui transportent les informations sensorielles en provenance du corps et du… Lire la suite
CERVELET

Écrit par :  Jean MASSION

Dans le chapitre "Boucles"  : …  inclus dans un certain nombre de « boucles » dont le rôle fonctionnel est sans doute important. Deux* types de boucles ont été décrites entre le cervelet et la moelle, qui interviennent dans le contrôle du mouvement et pour lesquelles le langage cybernétique a été emprunté. Les boucles de rétroaction externe sont formées par les afférences… Lire la suite
COMPRESSION MÉDULLAIRE

Écrit par :  François BOURNÉRIAS

… *Selon qu'elles sont le résultat d'une évolution lente ou qu'elles se sont constituées brusquement, les compressions de la moelle épinière, dites compressions médullaires, dans le canal rachidien posent des problèmes bien différents. La compression médullaire lente, qui évolue pendant des mois, voire des années, se manifeste d'abord par des… Lire la suite
DÉFAUTS DE FERMETURE DU TUBE NEURAL

Écrit par :  Universalis

… *Ces malformations concernent tout défaut congénital du cerveau ou de la moelle épinière, résultant du développement anormal du tube neural (élément précurseur de la moelle épinière) au cours des premières étapes de la vie embryonnaire. Les défauts de fermeture du tube neural s'accompagnent en règle générale de malformations de la colonne vertébrale… Lire la suite
DOULEUR

Écrit par :  François BOUREAUJean-François DOUBRÈRE

Dans le chapitre "Trajet médullaire"  : …  Les* messages gagnent la moelle épinière via le corps cellulaire des fibres afférentes, situé dans le ganglion spinal des racines nerveuses rachidiennes postérieures. Au niveau de la jonction radiculomédullaire, on peut distinguer un contingent postéromédian constitué par les fibres de gros diamètre et un contingent antérolatéral constitué par les… Lire la suite
ÉQUILIBRATION

Écrit par :  Francis LESTIENNE

Dans le chapitre "Organisation centrale et troubles de l'équilibre"  : …  du cervelet, du tronc cérébral (formation réticulée, noyaux vestibulaires, noyau rouge) et de la *moelle épinière. Le cortex cérébral sensorimoteur contribue également au contrôle des activités posturales, notamment pour les réactions de placement. Bien que l'organisation centrale des mécanismes de l'équilibration ne soit pas définitivement… Lire la suite
MAMMIFÈRES

Écrit par :  Pierre CLAIRAMBAULTRobert MANARANCHEPierre-Antoine SAINT-ANDRÉMichel TRANIER

Dans le chapitre "Système nerveux central"  : …  eux les deux hémisphères cérébelleux, est la partie nouvelle la plus visible de cette formation. La *moelle, enfin, se complique chez les Mammifères, surtout en raison des projections télencéphaliques. Les voies ascendantes sensibles comprennent une forte proportion de fibres de la sensibilité épicritique (consciente) qui constituent notamment les… Lire la suite
NEUROLOGIE

Écrit par :  Raymond HOUDARTHubert MAMOJean MÉTELLUS Universalis

Dans le chapitre "Syndromes médullaires"  : …  Située dans le canal rachidien, la *moelle épinière qui fait suite au tronc cérébral conduit les voies nerveuses sur toute la hauteur du rachis et permet ainsi, à chaque étage de ce canal, la diffusion vers la périphérie des messages du système nerveux et, de la même manière, l'apport au système nerveux des informations périphériques. Elle assure… Lire la suite
NEUROVÉGÉTATIF SYSTÈME

Écrit par :  Paul DELL

Dans le chapitre "Disposition anatomique"  : …  amyélinisé. Ils s'articulent au niveau d'un ganglion situé en dehors de la moelle. Les* corps cellulaires (péricaryon) des neurones préganglionnaires sont situés dans la zone grise intermédio-latérale de la moelle. Leur axone se termine et s'articule avec le péricaryon du neurone postganglionnaire, soit au niveau des ganglions de la chaîneLire la suite
PARAPLÉGIE

Écrit par :  François BOURNÉRIAS

… *Paralysie des deux membres inférieurs (on parle de paraparésie si la paralysie est incomplète), presque toujours accompagnée de troubles sensitifs dans le territoire atteint et de perturbations du contrôle sphinctérien. Les paraplégies dites centrales, qui proviennent d'une atteinte bilatérale de la voie motrice au niveau de la moelle… Lire la suite
RÉFLEXES

Écrit par :  Paul LAGET

Dans le chapitre "Bases anatomiques"  : …  de l'arc réflexe médullaire. Il observa la destinée intraspinale des fibres qui entrent dans la *moelle par la voie des cornes postérieures, et il montra qu'elles pouvaient se diviser en deux lots : – les fibres du premier, appelées collatérales réflexo-motrices, sont de gros diamètre et traversent de façon très directe la substance… Lire la suite
SOMESTHÉSIE

Écrit par :  Paul LAGET

Dans le chapitre "Voies, relais et protection corticale de la sensibilité somesthésique"  : …  les racines rachidiennes postérieures (ou dorsales), par lesquelles elles vont pénétrer dans la *moelle. Sur la foi d'arguments anatomiques relativement anciens, mais surtout à la suite d'observations cliniques effectuées chez l'homme, on admettait qu'au sein de cette moelle les deux groupes de fibres se répartissaient de façon relativement… Lire la suite
SYRINGOMYÉLIE

Écrit par :  François BOURNÉRIAS

… *Maladie due à la formation progressive, chez un sujet adulte, d'une lésion de la moelle épinière réalisant une cavité longitudinale au sein de ce centre nerveux. La syringomyélie réalise un syndrome neurologique caractéristique. Au niveau du membre supérieur apparaissent des signes « lésionnels », en relation directe avec le trouble pathologique :… Lire la suite
TONUS MUSCULAIRE

Écrit par :  Paul LAGET

Dans le chapitre "Composantes périphériques du réflexe d'étirement"  : …  musculaire et enfin les racines rachidiennes postérieures pour aboutir aux cornes dorsales de la* moelle. Elles s'y terminent sur les neurones de la colonne de Clarke après avoir détaché une collatérale qui vient faire synapse sur les motoneurones des cornes antérieures, dont l'activité entraîne la contraction du muscle d'où proviennent ces… Lire la suite

Afficher la liste complète (15 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Situation au sein du canal vertébral Substance grise et noyaux Substance grise médullaire : subdivision lamellaires Substance blanche médullaire : faisceaux

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média