4. Civilisations du fer
On distingue deux périodes classiques : Hallstatt et La Tène, mais il faut remarquer que les civilisations de La Tène et de Hallstatt ne correspondent pas exactement à l'utilisation chronologique des termes La Tène et Hallstatt appliqués à d'autres civilisations d'Europe. Le site de Hallstatt en haute Autriche révèle en 1846 un grand cimetière où les premières armes en fer concurrençaient les poignards en bronze. Ces Hallstattiens qui exploitent le sel gemme local se rattachent à d'autres groupes de guerriers cavaliers dont l'origine thraco-cimmérienne est supposée. On retrouve leurs longues épées de bronze à bouterolles imposantes, leurs mors de chevaux et leurs fibules de l'Allemagne du Sud au Jura, en Bourgogne, dans la vallée du Rhône et dans le nord de l'Espagne. À la phase récente, de grandes sépultures princières attestent en Allemagne du Sud l'existence d'aristocraties guerrières. En Bourgogne, la tombe de Vix a livré à R. Joffroy le magnifique cratère en bronze de style méditerranéen qui accompagnait dans l'au-delà une princesse à torque d'or reposant sur son char d'apparat. De nombreux petits groupes régionaux métissent les nouvelles influences, les combinant avec les traditionnels champs d'urnes dans les Pyrénées et le Languedoc (Mailhac), tandis que certaines sépultures circulaires de Bretagne n'ont de hallstattien que l'emploi de quelques situles en bronze ou leur imitation en céramique. Dans les civilisations villanoviennes d'Italie du Nord, un art funéraire original utilise des urnes en forme de huttes, de visages humains ou de casques. L'art de la situle se développe avec une virtuosité remarquable, reproduisant au repoussé des scènes de chasse, de banquets ou de processions (Carniole).
Pour la période de La Tène ou Laténien (à partir de 450 av. J.-C.), les peuples d'Europe sortent de l'anonymat grâce aux relations des historiens classiques qui progressivement mentionnent les Celtes, les Gaulois, les Ibères, les Scythes, les Illyriens... La station sub-la […]
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