On classe volontiers les juristes en deux grandes catégories : les jusnaturalistes et les positivistes. Tous entendent rendre compte du droit positif, c'est-à-dire du droit voulu et énoncé ou posépar des hommes. Mais les premiers admettent qu'il existe, à côté ou au-dessus de ce droit positif, un autre droit, le droit naturel. Il existe de nombreuses doctrines jusnaturalistes qui varient quant à l'origine ou à la source qu'ils attribuent au droit naturel, quant à ses destinataires, à la manière dont les hommes peuvent le connaître ou à sa force obligatoire. Elles ont toutes cependant deux traits communs : elles sont dualistes en ce qu'elles admettent l'existence de deux droits et elles entendent juger le droit positif à l'aune du droit naturel. Les positivistes au contraire sont monistes. Ils estiment ou bien qu'il n'y a pas d'autre droit que le droit positif ou bien que, puisque le droit naturel n'est pas connaissable, seul peut être étudié le droit positif. L'acceptation de l'une ou l'autre de ces doctrines, qui ont donné lieu depuis des siècles aux plus grands débats de la théorie du droit, implique l'adhésion à des thèses qui touchent aux questions les plus fondame […]
Autres références
« POSITIVISME JURIDIQUE » est également traité dans :
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CONSTITUTION
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Pierre BRUNET
Dans le chapitre "La constitution comme norme" : …
. Le modèle descriptif de constitution comme norme serait, idéalement parlant, le modèle proposé par les* juristes positivistes, au premier rang desquels figure Hans Kelsen. Le terme « constitution » désigne chez lui les règles organisant la création des normes juridiques générales et notamment de la législation : « à travers les multiples…
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DROIT - Économie du droit
Auteur :
Bruno DEFFAINS
Dans le chapitre "Théorie économique et théorie juridique" : …
question est au cœur des travaux de théorie du droit. Elle met en présence, d'un côté, les tenants *d'une tradition positiviste héritée de Hans Kelsen selon laquelle le droit doit être conçu comme un ordre cohérent caractérisé par une barrière étanche entre les phénomènes juridiques et les phénomènes non-juridiques. Par conséquent, la science…
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EXÉGÈSE ÉCOLE DE L'
Auteur :
Jean-Louis HALPÉRIN
respect absolu pour le texte de la loi, les exégètes ont souvent été considérés comme des partisans* du positivisme légaliste. Il est vrai qu'ils se distinguent par leur méthode des théoriciens du droit naturel, des pandectistes allemands développant librement des systèmes dogmatiques à partir du droit romain et des auteurs de la fin du xix…
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FRANCE (Histoire et institutions) - Le droit français
Auteur :
Jean-Louis HALPÉRIN
générale de cet « objet scientifique » nécessite quelques préalables méthodologiques. Les* juristes positivistes considèrent qu'à chaque État correspond – et même s'identifie – un ordre juridique, c'est-à-dire un ensemble de règles de conduite en vigueur à un moment donné et globalement efficaces. Cet ordre juridique repose sur une…
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KELSEN HANS (1881-1973)
Auteur :
Michel TROPER
Dans le chapitre "Science du droit" : …
que lui seul possède des qualités susceptibles d'être décrites, contrairement au droit naturel. *Le positivisme juridique implique un rejet des doctrines du droit naturel, non pas tant parce qu'il affirmerait que le droit naturel n'existe pas, mais parce que, même s'il existait, il ne serait pas susceptible d'être décrit comme une réalité…
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Bibliographie
N. Bobbio, Essais de théorie du droit, Préface de R. Guastini, trad. M. Guéret, L.G.D.J., Paris, 1998
C. Grzegrorczyk, F. Michaut & M. Troper dir., Le Positivisme juridique, ibid., 1993
H. Kelsen, Théorie pure du droit, trad. de la 2e éd. allemande par C. Eisenmann, Dalloz, Paris, 1962 (rééd. L.G.D.J., 1999)
A. Ross, Introduction à l'empirisme juridique, trad. E. Millard et E. Matzner, L.G.D.J., 2002
M. Troper, La Philosophie du droit, coll. Que Sais-je ?, P.U.F., Paris, 2002.
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