Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jean JOLIVET
… est singulière. Il vient parmi les tout premiers en trois domaines : philosophie, logique et *théologie scolastique. Mais son apport dans ces deux dernières disciplines a été très vite intégré ou dépassé. En un siècle où le savoir s'accroît sans cesse, sa position d'avant-garde et son influence ont rapidement décliné. Philosophe, la vigueur… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Célèbre dans le monde juif du xiie siècle par son école talmudique (yeshīvah), Abraham ben David est né à Narbonne, où son père Abraham ben David, qui a eu une influence durable sur son orientation, était président du tribunal religieux. L'école dont il prit la direction à Posquières recevait des savants de tous les… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Talmudiste et chef spirituel de la communauté de Provence, Abraham ben Isaac de Narbonne est l'auteur du Sefer Eshkol, son ouvrage le plus célèbre, qui est le premier code de juridiction religieuse écrit dans le sud de la France. Président du tribunal de Narbonne, Abraham jouissait d'une autorité juridique incontestable auprès de ses… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
… *Historien, philosophe et astronome juif, Abraham ben David Halevi dit Ibn Daud ou Rabad Ier (Rabbi Abraham b. David) est connu des théologiens et philosophes latins du Moyen Âge sous le nom d'Avendauth et, notamment, à travers son œuvre de traducteur de l'arabe en latin (dont il s'acquitta parfois en collaboration avec Gundissalinus,… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Commentateur, grammairien, philosophe et astronome, Abraham ibn Ezra, né à Tudela, est l'une des plus grandes figures de la pensée juive du Moyen Âge. Sa carrière se divise en deux périodes bien distinctes. Pendant la première, jusqu'en 1140, il vit en Espagne, où des liens d'amitié le lient à Juda Halévi, dont il épouse la fille. Des cinq fils… Lire la suiteÉcrit par : André CANTIN
… *Philosophe, mathématicien et naturaliste du début du xiie siècle, Adélard de Bath, par les traductions qu'il rapporta d'Orient, augmenta singulièrement le savoir de l'Occident latin dans les sciences du nombre et de la nature. Sa naissance à Bath, sa formation à Laon et à Tours, et ses voyages en Sicile, Syrie, Palestine,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Né à Lille, élève de Bernard Silvestre à Chartres, Alain étudie dans la mouvance de Gilbert de la Porrée ; il devient maître ès arts, puis maître en théologie à Paris, avant d'enseigner à Montpellier ; parvenu au sommet de la gloire, il suit l'exemple de son ami Thierry de Chartres et entre comme convers à Cîteaux, où il meurt. On le surnomme « le… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Disciples supposés d'un clerc qui enseignait la philosophie et la théologie à Paris, Amaury de Bène, les amauriciens, condamnés en 1209 et 1211, s'inscrivent plus exactement parmi les premiers adeptes d'un courant que l'Église condamnera plus tard sous le nom de Libre-Esprit. En 1204, le pape condamne la proposition de maître Amaury, originaire de… Lire la suiteÉcrit par : Michel-Marie DUFEIL
*Prototype du prélat grégorien qui refuse dans l'Église le pouvoir laïc et axe toute la chrétienté sur la vertu et la discipline de vie, Anselme est aussi, bien qu'il n'ait jamais suffisamment personnalisé ses vues pour être chef d'école, le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques… Lire la suiteÉcrit par : André CANTIN
… *Maître en Écriture sainte du début du xiie siècle, qui joua un rôle important dans le développement de la science sacrée par ses gloses, relativement originales, de plusieurs livres inspirés et par la part qu'il prit à la composition des sentences des Pères, ouvrant la voie aux recueils systématiques qui préparèrent les grandes… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Hachem FODA, André MIQUEL, Charles PELLAT, Hammadi SAMMOUD, Élisabeth VAUTHIER
Dans le chapitre "Les avatars de la rhétorique aristotélicienne : la « khaṭāba »" : … Le corpus des textes de rhétorique (khaṭāba) comprend surtout les commentaires des *philosophes arabes – Fārābī (mort en 950), Avicenne (mort en 1037), Averroès (mort en 1198), consacrés à la Rhétorique d'Aristote. Ces commentaires, loin d'être des entreprises indépendantes, s'inscrivent à chaque fois dans le cadre d'un… Lire la suiteÉcrit par : Michel MESLIN, Jeannine QUILLET
Dans le chapitre "Le problème de la prédestination" : … *La controverse avec Julien d'Éclane, au sujet de la prédestination et du péché originel, avait durci la théorie d'Augustin. Certaines de ses formules sur la masse innombrable des damnés, résultant du péché originel, massa damnata, massa perditionis, ou bien sur le petit nombre des élus, dépassèrent sans doute sa conviction profonde et… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… à son aristotélisme néo-platonisant, elle culmine en Orient avec Avicenne (Ibn Sīnā), dont la *pensée devait connaître des développements nouveaux en Iran. Averroès (Ibn Rušd) est, symétriquement, le principal philosophe musulman de l'Occident, mais son projet et son destin furent tout autres. Pour lui, la philosophie est uniquement celle d'… Lire la suiteÉcrit par : Henry CORBIN
… l'avicennisme : perspective occidentale, telle que nous l'avait léguée la scolastique latine *médiévale, et perspective de l'islam oriental ou, plus exactement, celle de l'islam iranien, où la tradition avicennienne a continué de vivre jusqu'à nos jours. La perspective occidentale latine résulte de la pénétration d'une partie de l'œuvre d'… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
*On le considère aujourd'hui comme le premier historien de l'Angleterre, et pourtant Bède le Vénérable fut avant tout, pour les siècles qui l'ont immédiatement suivi, l'auteur de quelques ouvrages techniques qui fondèrent la culture littéraire, historique, voire scientifique du haut Moyen Âge, ainsi que le grand… Lire la suiteÉcrit par : André CANTIN
… *Écolâtre de Tours qui provoqua dans l'Église, au milieu du xie siècle, par son enseignement sur l'eucharistie, une très importante controverse, contribuant, avant Anselme du Bec, au progrès du raisonnement dans les questions sacrées. Né, au tout début du xie siècle, dans une famille tourangelle fortunée,… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Autour de l'an 1120, Bernard enseigne à l'école épiscopale de Chartres. Il ne nous reste rien de lui, mais Jean de Salisbury, dans son Metalogicon (C. C. J. Webb éd., II et III, Oxford, 1929) dit qu'il brillait dans l'enseignement de la « grammaire » (c'est-à-dire pour nous la grammaire et les lettres) et était « le plus parfait… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine DAVY, Marcel PACAUT
Dans le chapitre "La théologie de saint Bernard" : … *Bernard s'adresse à des moines. Sa théologie mystique concerne des hommes dont la fonction, à l'intérieur d'un monastère, consiste dans une entière application donnée à l'amour de Dieu. Il ne s'agit pas de récuser l'apport du savoir humain, mais tout ce savoir n'a d'importance que dans la mesure où il est ordonné à la vérité religieuse. L'essentiel… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
… de ses moines. Il avait quatre-vingt-douze ans lorsqu'il écrivit pour eux un traité De orthographia. *Mais on retiendra surtout ses commentaires de l'Écriture. Si ses Complexiones in epistolas et acta apostolorum ont été ignorées des médiévaux, il n'en va pas de même de ses Complexiones in psalmos, dont l'influence a été… Lire la suiteÉcrit par : Christine THOUZELLIER
*D'origine grecque, le vocable « cathare » (καθαρ́ος, pur) désigne les hérétiques dualistes qui se manifestèrent en Occident dans la seconde moitié du xiie siècle. Le plus ancien document où il apparaît est un acte de Nicolas, évêque de Cambrai (1164-1167), qui enregistre la… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *À la fin du xixe siècle, R. L. Poole (Illustrations of the History of the Medieval Thought and Learning, Londres, 1884) et A. Clerval (Les Écoles de Chartres au Moyen Âge, Paris, 1895) ont accrédité l'idée que l'école épiscopale de Chartres, fondée au vie siècle, avait connu pendant la… Lire la suiteÉcrit par : Jean RIBAILLIER
… *« Mystérieux auteur d'une œuvre non moins mystérieuse. » Cette formule rend assez bien compte de l'état de nos connaissances sur David de Dinant. On sait qu'il fut condamné ainsi qu'Amaury de Bène au synode de Paris (1210) : « Les Quaternuli de David devaient être apportés à l'évêque de Paris avant Noël afin d'être brûlés ; quiconque les… Lire la suiteÉcrit par : René ROQUES, Universalis
*La pensée de Denys exerça au Moyen Âge une véritable fascination. Le fait qu'on tienne Denys pour un converti de Paul et pour un témoin de quelque enseignement apostolique secret y contribuait. Mais la raison de la profonde influence de l'Aréopagite est à chercher dans la richesse de sa doctrine mystique. Hugues de… Lire la suiteÉcrit par : Yves MARQUET
Écrit par : Jacques DUBOIS
… *Né près de Rome dans une famille pauvre, Fulbert eut pour maître un évêque italien, séjourna un peu à Rome, puis, vers 984, vint à Reims pour y suivre les leçons de l'illustre Gerbert d'Aurillac, le futur pape Silvestre II. En 992, il se rendit à Chartres pour apprendre la médecine. Bientôt il fut nommé maître, chancelier et chanoine. En 1006, la… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
… *Un des maîtres majeurs du judaïsme allemand médiéval. Né probablement à Metz mais ayant vécu surtout à Mayence, Rabbénu Gershom ben Juda fut le disciple de Juda ben Meir ha Cohen Léontin. Il eut pour élèves Eliézer le Grand, Jacob ben Yaqar et Isaac ben Juda. Selon une tradition, son fils aurait été converti au christianisme sous la contrainte lors… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Grand *théologien de l'islam, mais aussi conseiller du calife de Bagdad puis théoricien du droit, al-Ghazālī apparaît surtout, par son énigmatique abandon de l'enseignement et à travers l'orientation critique de ses écrits, comme le défenseur d'une doctrine mystique, qui serait le chemin de la certitude.… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Après 1126, Gilbert de La Porrée est chancelier de la cathédrale de Chartres ; en 1141, Jean de Salisbury assiste à ses cours à Paris ; il est évêque de Poitiers en 1142, et meurt en 1154. C'est avant tout un théologien, qui aura, de même qu'Abélard, des difficultés avec saint Bernard (synode de Reims, 1148) et laissera des disciples, l'école des… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Godescalc (Gottschalk) d'Orbais est un des personnages les plus originaux de l'époque carolingienne et en même temps un des plus représentatifs de sa culture et de ses conflits. Né en Saxe au début du ixe siècle, moine à Fulda, puis à Orbais (actuel département de la Marne), il parcourt l'Italie et les Balkans. Ses thèses sur la… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Olivier JUILLIARD
… *Le maître d'Abélard, célèbre par les critiques que celui-ci lui adresse à propos des universaux. Si forte est la personnalité d'Abélard et si profonde son influence sur tout le xiie siècle scolastique qu'on en oublie souvent l'importance de son maître, qu'il traite lui-même de haut. De la même génération que son agressif élève,… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Mort en 1150 ou peu après, Guillaume de Conches a commenté plusieurs auteurs fondamentaux : Priscien, Boèce, Macrobe, le Platon du Timée ; il est aussi l'auteur d'une Philosophie du monde (Philosophia mundi, vers 1125) et du Dragmaticon, et a glosé Juvénal. Il est très au courant des données scientifiques… Lire la suiteÉcrit par : Jean DECHANET
… *Figure discrète, effacée de ce xiie siècle où jette ses derniers feux une « théologie spirituelle » faisant déjà pressentir la synthèse scolastique, Guillaume de Saint-Thierry n'est bien connu que depuis un quart de siècle. Né à Liège, il s'expatrie de bonne heure, à la recherche d'un maître dans les centres estudiantins du nord… Lire la suiteÉcrit par : Charles TOUATI
… sa foi contre la philosophie, le christianisme et l'islam, et tente, contrairement à la plupart des *philosophes juifs du Moyen Âge, de mettre en lumière la spécificité de la religion et de fournir une interprétation de l'existence juive. Ayant compris que « ni en Orient ni en Occident il n'existe pour nous un lieu d'espoir en qui nous puissions… Lire la suiteÉcrit par : Sylvain MATTON
Dans le chapitre "L'hermétisme au Moyen Âge" : … *Les auteurs latins chrétiens de la fin de l'Antiquité n'avaient pas ignoré les doctrines d'Hermès soit pour les utiliser dans un but apologétique, soit pour les combattre. Tertullien le nomme le « Maître de toutes les sciences » (Adversus Valentinianos, XV) et rapporte son opinion sur l'immortalité de l'âme (De anima, II, 33).… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Souvent appelé à tort Honorius d'Autun, cet écrivain réputé mystérieux pour le peu de détails qu'on sait de sa vie (on doute même parfois de son existence, en supposant que ses écrits ne sont qu'une compilation) et pour son goût de l'arcane a dû naître en Angleterre, où il fut l'élève d'Anselme de Canterbury. Il vécut sous l'habit des bénédictins… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHATILLON
… *D'origine inconnue, peut-être saxonne, peut-être flamande, Hugues dut entrer chez les chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris peu après la fondation de ce monastère. Il y fut certainement reçu avant l'année 1127, car son nom apparaît à cette date au bas d'une charte de l'abbaye. Quoi qu'il en soit, Hugues ne devait pas tarder à devenir la… Lire la suiteÉcrit par : Roland GOETSCHEL
… *Poète et philosophe juif espagnol en qui les Latins virent un penseur arabe du nom d'Avicebron, Shelōmōh ben Yehudāh ibn Gěbirol (Gabirol) est probablement né à Málaga, mais il fut amené encore enfant à Saragosse, où il reçut son éducation ; il était orphelin de père dès son jeune âge et perdit sa mère à vingt-cinq ans. Doté d'une frêle… Lire la suiteÉcrit par : Michel GAREL
… *Auteur du code talmudique le plus important avant le Mishned Torah de Maimonide al-Fasi, né dans la région de Constantine en Algérie, étudia à Kairouan sous la direction, aux dires d'Abraham ibn David, de Nissim ben Jacob et de Ḥananel ben Ḥushiel. Sa formation achevée, il s'installa à Fès (d'où vient son surnom al-Fasi ou Rif, initiales… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Noble anglais, étudiant à Chartres et à Paris (avec les porrétains, Abélard et les victorins), puis moine cistercien à Pontigny, Isaac fut élu abbé de l'Étoile, près de Poitiers, où il reçut Thomas Becket, exilé par Henri II. Il fonda finalement dans l'île de Ré une installation plus austère, où il mourut. Il nous reste de lui cinquante-sept… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Personnage éminent de la kabbale d'Espagne, fils d'Abraham ben David de Posquières. C'est dans cette ville et à Narbonne qu'a vécu Isaac l'Aveugle. Les données biographiques le concernant se limitent aux traditions rapportées par ses élèves (parmi lesquels Azriel, Ezra ben Salomon et Naḥmanide) et reprises par des auteurs plus récents. Son surnom… Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMBET, Jean JOLIVET
e siècle de l'hégire, le champ théorique est entièrement occupé par, notamment, une *théologie où l'on débat de l'unité de Dieu, de ses attributs, du sens qu'il faut donner aux noms et aux descriptions qui en sont attestés par le Coran, de la liberté humaine, de la foi, du péché et du salut, du pouvoir et de sa légitimité, et même de… Lire la suiteÉcrit par : André NEHER
… *Contemporain du grand penseur et homme politique juif Saadia Gaon (892-942) et éclipsé par sa gloire, Isaac Israeli (en arabe : Isḥāq ben Sulaymān al-Isrā‘īlī) n'en a pas moins exercé une influence remarquable et durable aussi bien à l'intérieur de la communauté juive qu'au sein de l'islam et du christianisme. Ses traités de médecine sont cités… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC
… *Si équivoques que soient les termes « renaissance » et « humanisme », Jean de Salisbury est de ceux qui en justifient l'application (sous d'évidentes réserves) à l'Europe latine du xiie siècle. Venu à dix-sept ans de Grande-Bretagne en France, élève de l'école de Chartres et ami d'Abélard, estimé cependant par saint Bernard, qui… Lire la suiteÉcrit par : Edina BOZOKY
… *Philosophe byzantin (de son nom grec, Ioannes Italos), originaire de Calabre, élève et successeur de Michel Psellos à l'université de Constantinople, où il enseigna la philosophie, commentant Aristote, Platon, Porphyre, Jamblique, Proclus. Jean Italos obtint le titre de consul des philosophes, mais en 1076 ou 1077, un procès fut intenté contre lui… Lire la suiteÉcrit par : René ROQUES
*L'œuvre de Jean Scot dit l'Érigène représente sans doute l'ensemble littéraire, philosophique, exégétique et théologique le plus considérable et le plus élaboré de la pensée occidentale latine entre le vie et le xiie siècle. On y retrouve l'empreinte profonde des auteurs… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC
Dans le chapitre "L'attente du « troisième état »" : … de la Fleur, approuvée en 1196 par le pape Célestin III, comptera jusqu'à trente-deux filiales. *Malgré le succès que lui a valu le caractère prophétique et eschatologique de ses œuvres, Joachim ne s'est jamais présenté lui-même comme l'Ange du dernier jour ; et, dans ses écrits authentiques – l'Expositio in Apocalypsim, le … Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *L'histoire du judaïsme médiéval a retenu les noms de trois Kimhi, tous exégètes : Joseph (1105 env.-1170) ; David, son fils enfin, Moïse (mort en 1190 env.). Joseph, grammairien, exégète et traducteur, quitta l'Espagne pour Narbonne à cause de la persécution des almohades. Ses ouvrages principaux sont des traités de grammaire, s'appuyant sur ceux d… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Dans le chapitre "L'inscription hellénique" : … l'examen de ses œuvres permet d'y déceler des problèmes et des concepts issus de divers courants du *néo-platonisme : cette étude, encore loin d'être achevée, donne des renseignements précieux sur la nature et la mesure des connaissances de son milieu en matière de philosophie hellénique. Kindī travaillait en liaison avec plusieurs traducteurs. C'… Lire la suiteÉcrit par : André CANTIN
… *Moine bénédictin, écolâtre en Normandie, puis abbé, contemporain de Bérenger, auquel il s'opposa, Lanfranc fut aussi maître de saint Anselme, conseiller du duc Guillaume le Bâtard, archevêque de Canterbury après la conquête de l'Angleterre. Après de solides études libérales, il s'initie à la science des lois, à Pavie, où il est né, puis passe les… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Gérard NAHON
Écrit par : Warren Zev HARVEY
Talmudiste, *philosophe, savant, médecin, Rabbi Moïse ben Maimon, connu aussi sous l'acronyme de Rambam, est l'auteur de nombreux travaux, surtout de la Mishneh Tōrāh, « somme » en quatorze volumes de la Loi juive, et du Guide des égarés (ou des perplexes), traité philosophique d… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Écrivain byzantin, dont la vie fut agitée, scandée par les remous politiques et ses propres ambitions. Tantôt il prend la défense de Michel Cérulaire, tantôt il l'accuse, selon l'opportunité. Pourtant, peu d'hommes ont joué un rôle aussi important, dans la vie intellectuelle de Constantinople au xie siècle, que ce personnage à l… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "Splendeur créatrice de la latinité romane (XIe-XIIe s.)" : … Bernard de Clairvaux (1091-1153), le réformateur de Cîteaux, dont l'influence domine l'Europe. La *théologie se manifeste de trois manières. Saint Anselme (1033/1034-1109), archevêque de Canterbury, propose avec son Proslogion le célèbre argument ontologique où la mystique de l'être s'associe aux exigences de la raison pour fonder la… Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER, Jean RIBAILLIER
*Auteur d'un ouvrage délibérément traditionnel et assez impersonnel qui lui a valu néanmoins d'être appelé le Maître des Sentences – car la « lecture » et le commentaire de cet exposé de la foi chrétienne ont constitué pendant plusieurs siècles la base de l'enseignement scolastique –, Pierre dit le… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Moine à Saint-Germain d'Auxerre, disciple de Heiric et, par lui, de Loup de Ferrières et de Jean Scot Érigène, Remi succède à Heiric comme écolâtre d'Auxerre ; en 893, il est appelé avec Hucbald à enseigner à Reims, puis il enseigne à Paris, où il a parmi ses élèves le futur saint Odon, abbé de Cluny. L'attribution de ses œuvres est difficile au… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHATILLON
… *Originaire d'Écosse ou d'Irlande, Richard dut entrer durant la première moitié du xiie siècle chez les chanoines réguliers de l'abbaye Saint-Victor de Paris, dont il devint par la suite sous-prieur puis prieur. Avec Hugues de Saint-Victor, il est une des figures les plus représentatives de la célèbre école attachée à ce… Lire la suiteÉcrit par : André CANTIN
… *Philosophe, maître en Écriture sainte de la fin du xie siècle et du début du xiie, auteur d'une doctrine nominaliste qui le fit accuser de nier l'unité divine. Roscelin commence par enseigner la dialectique, avec grand succès, à Compiègne où il a dû naître. Ses rapports avec Lanfranc, Anselme d'Aoste, Yves de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Moine et théologien, mêlé aux controverses médiévales sur l'Eucharistie, Rupert est appelé indifféremment Rupert (Ruprecht), ou Robert, de Deutz, ou encore de Tuy (formes germaniques ou franciennes). Né à Liège ou en Rhénanie, il entre très jeune au monastère bénédictin de Saint-Laurent de Liège, où il reçoit une riche formation littéraire. Éloigné… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Le plus éminent penseur et la plus haute autorité scientifique de la période gaonique. Né en Égypte, dans les environs de Fayyoum (Abu Suweir), Saadia se distingue, dès sa jeunesse, par sa rectitude et la rigueur logique de ses ouvrages. Il quitte l'Égypte en 921 et, passant par Alep et la Terre sainte, s'installe à Bagdad. En 922, il est nommé à… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Marie CHAUVET, Jean TROUILLARD, Universalis
Dans le chapitre "La sacramentaire chrétienne" : … *Figure révélatrice du dessein secret de Dieu sur le monde et notamment de l'établissement eschatologique de son Règne : telle était la signification fondamentale, héritée de l'apocalyptique juive, du mystèrion de la version biblique des Septante et de son décalque latin mysterium, ainsi que de sacramentum. C'est dans… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHATILLON
… *Guillaume de Champeaux, archidiacre et écolâtre de Notre-Dame, avait fondé une communauté qui fut à l'origine de l'abbaye Saint-Victor de Paris. Guillaume avait renoncé, en 1108, à toutes ses charges pour se retirer, avec quelques disciples, dans un ermitage situé sur les bords de la Seine, hors des murs de Paris mais à proximité immédiate de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Thierry est chancelier de la cathédrale de Chartres en 1141 ; avant cette date, Jean de Salisbury l'a eu pour maître à Paris. Il est un des esprits les plus actifs et les plus avancés du xiie siècle, de plain-pied avec le savoir nouveau qui affluait à son époque. Hermann le Dalmate lui dédie en 1143 sa traduction du … Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Jean JOLIVET
… *La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l'Introduction (Eisagogè) de Porphyre (iiie s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biais de cet opuscule, connu des… Lire la suite
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