3. Des normes techniques très strictes
Avec le double souci de la sécurité et de la lutte contre la pollution, la profession s'est attachée à codifier des règles de qualité, incitatives ou normatives, jusque dans les moindres détails des procédures d'exécution. Le niveau d'exigence recherché est du même ordre que pour l'industrie du secteur nucléaire.
Les principaux pays producteurs de pétrole offshore ont d'abord édité leurs propres recueils de normes tels que les règles API (American Petroleum Institute) aux États-Unis ou NPD (Norwegian Petroleum Directorate) en Norvège. Depuis les années 1990, ces documents ont été mis en commun et complétés dans le cadre de l'ISO (International Organization for Standardization). Des experts d'une douzaine de pays, dont la France, se sont régulièrement réunis au sein d'une commission chargée de rédiger des textes qui ont été soumis ensuite à des votes officiels dans tous les pays membres de l'ISO, en vue de leur application par les compagnies pétrolières et les sociétés sous-traitantes dans le monde entier. Conçues comme de véritables traités définissant ce qu'il est convenu d'appeler les règles de l'art, ces normes énoncent d'abord des « exigences générales » (sur des sujets tels que la prise en compte des conditions océano-météorologiques, le calcul des fondations, etc.) et donnent ensuite des règles de calcul très détaillées concernent successivement les différents types d'ouvrages. Publiées en 2006, ces normes seront remises à jour périodiquement.
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