6. Tendances actuelles et perspectives d'avenir
Pour des raisons évidentes de rentabilité, les opérateurs pétroliers ont commencé par explorer et mettre en production les gisements proches des côtes et par faible profondeur d'eau. Les techniques correspondantes sont maintenant parfaitement éprouvées. L'évolution logique a été de s'intéresser ensuite à des profondeurs d'eau croissantes et à des zones d'accès de plus en plus difficile, nécessitant des investissements de plus en plus importants.
En abordant les grandes profondeurs au cours des années 1975-1980, la question s'est posée de continuer à mettre hors d'eau les têtes de puits et les équipements connexes en les regroupant sur le pont d'une grande plate-forme (de type TLP ou barge flottante) ou de concevoir des têtes de puits susceptibles de rester au fond, pour tenter de s'affranchir de la plate-forme émergente. La tendance actuelle va nettement dans le sens des têtes de puits sous-marines car c'est la seule technologie qui permette les développements par mers très profondes.
Parallèlement, si une étape vers les zones arctiques a déjà été franchie avec le champ d'Hibernia, des perspectives intéressantes se dessinent maintenant pour l'exploitation de gisements situés dans des régions encore plus exigeantes.
• Production par têtes de puits sous-marines
Dès la fin des années 1960, des études et des essais ont été entrepris pour tenter de garder au fond de l'eau la tête de puits avec ses vannes de contrôle. Les puits sont alors reliés, par des canalisations souples et des ombilicaux de commande, aux équipements de traitement placés sur la plate-forme de production. Ces têtes de puits sont beaucoup plus complexes que celles qui sont hors de l'eau et supportées par une plate-forme fixe ou flottante ; et leur entretien, plus coûteux, nécessite des moyens d'intervention sous-marine appropriés. Par contre, les économies sur le coût de la plate-forme sont importantes, car il n'est plus nécessaire de relier celles-ci avec le fond par des conduites verticales rigides.
Cette technique […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 19 pages…



