2. Propriétés mécaniques
• Difficulté de leur étude
L'étude des propriétés mécaniques de la neige se heurte à trois grandes difficultés.
Difficulté de caractériser la neige qu'on va étudier
La mesure de la densité, dont se contentaient les ingénieurs il y a trente ans, est absolument insuffisante. Certains chercheurs (Good, Kry) trempent un bout d'échantillon dans du diéthyl-ester de l'acide phtalique, qui congèle sans modifier la structure de la neige, puis en font une lame mince, qui est étudiée au microscope, en lumière polarisée. Les techniques d'analyse d'images, très sophistiquées, sont pourtant décevantes, car elles concernent la forme des grains de neige, alors que les propriétés mécaniques dépendent des ponts de glace qui les lient. Il vaut bien mieux connaître exactement la provenance et l'« histoire » de cette neige. Plus simplement, une neige est caractérisée, outre sa densité et sa température (ou sa teneur en eau), par le diamètre moyen de ses grains, la présence ou non de facettes planes, et quelques tests mécaniques très simples faits à la main. Ce sont la vitesse de pénétration d'une sonde de battage (rappelant en petit la machine à battre des pieux d'immeuble), et la force de rupture en cisaillement, lue en tirant un cadre enfoncé dans la neige avec un dynamomètre. Malheureusement, ces tests, qu'effectuent de façon routinière les observateurs du centre d'études de la neige de la Météorologie nationale, n'ont jamais été faits avant des essais mécaniques plus complets.
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