6. Emplois thérapeutiques
La morphine est employée en médecine sous forme de ses sels ; ainsi le chlorhydrate est officinal en France (tableau B : prescription réglementée avec utilisation d’un carnet à souches) et utilisé sous forme de soluté injectable à 1 ou 2 p. 100 (doses maximales 0,02-0,05 g). Médicament de la douleur, elle est administrée au cours des coliques hépatiques et néphrétiques, chez les grands opérés, les cancéreux. Cependant, depuis quelques années, est prescrite une nouvelle formule, l'élixir de Brompton, où le chlorhydrate de morphine est associé au chlorhydrate de cocaïne et administré par voie orale dans le traitement de la douleur chez les cancéreux en phase terminale. Est apparue également en thérapeutique l'utilisation de la morphine par voie intrathécale pour l'obtention d'analgésies opératoires.
Les emplois médicaux de la morphine restent restreints. À part cela, la majeure partie de la morphine licite extraite est transformée en ses dérivés (fig. 2) : codéine (méthylmorphine), antitussif et sédatif très employé (tableau B) ; codéthyline ou dionine (éthylmorphine) et pholcodine (morpholinyléthylmorphine), qui sont également des antitussifs.
La fabrication de l'héroïne (chlorhydrate de diacétylmorphine), stupéfiant plus dangereux que la morphine, est maintenant interdite, mais cette drogue fait l'objet d'un trafic clandestin mondial considérable.
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