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ANALGÉSIQUES ET ANTALGIQUES

Face à des douleurs multiples par leur siège, leur nature et leur intensité, chaque patient réagit individuellement en fonction de ses facteurs génétiques et de son psychisme. L'appréciation de l'effet analgésique d'un médicament varie, elle aussi, d'un individu à l'autre.

Une classification simple des médicaments analgésiques consiste à les séparer suivant leur lieu principal d'action, périphérique ou central.

Analgésiques périphériques. Les expériences de physiologie ont montré que les récepteurs de la douleur, situés sur des terminaisons nerveuses sensitives, sont dépolarisés par des stimulus variés de nature physique ou chimique, mais suffisamment intenses. Les analgésiques périphériques sont ceux qui agissent au niveau de ces récepteurs.

Étant dépourvues d'effets centraux, toutes les substances de ce groupe sont incapables d'entraîner un phénomène de dépendance ; elles ne provoquent que très rarement une réaction allergique plus ou moins grave, et leur voie d'administration est orale.

Un premier groupe (glafénine, floctafénine, clométacine) présente exclusivement un effet analgésique modéré, mais souvent suffisant, sans exposer le patient aux risques d'incidents secondaires graves.

Un deuxième groupe associe l'effet analgésique et l'effet antipyrétique. Le paracétamol, métabolite de la phénacétine, possède une très bonne tolérance à dose thérapeutique, mais en cas d'absorption massive une nécrose hépatique peut s'installer, nécessitant un traitement d'urgence quelques heures au maximum après la prise du médicament.

La phénacétine est un composant de nombreuses spécialités pharmaceutiques ; sa tolérance est bonne, mais à dose massive elle peut entraîner les mêmes incidents hépatiques que le paracétamol et l'apparition d'une méthémoglobinémie, surtout chez l'enfant. En traitement chronique très prolongé, une atteinte rénale pouvant aller jusqu'à la nécrose papillaire est possible.

L'aminophénazone (pyramidon), qui figure également dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques […]

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ANESTHÉSIE

Écrit par :  Francis BONNETFrançois CHAST

Dans le chapitre "Anesthésiques généraux"  : …  les halogénés, stockés sous forme liquide, sont introduits dans le circuit après leur évaporation. *Analgésiques. Pour réaliser une anesthésie, il faut souvent associer aux agents hypnotiques des agents aux propriétés analgésiques prédominantes (agents dits analgésiques), c'est-à-dire dont le rôle est de supprimer ou d'atténuer la… Lire la suite
ASPIRINE ou ACIDE ACÉTYLSALICYLIQUE

Écrit par :  Georges BRAM Universalis

…  non stéroïdiens : un antirhumatismal (à l'origine utilisé dans le traitement des arthroses), un *analgésique (elle atténue la sensation de douleur) et un antipyrétique (elle calme la fièvre), d'où son utilisation intensive dans les états fébriles (grippe) ou les syndromes névralgiques. Ses usages tendent cependant à se restreindre du fait de son… Lire la suite
AXELROD JULIUS (1912-2004)

Écrit par :  Jean-Luc TEILLAUD

…  comme les vitamines. Parallèlement, il suit des cours du soir et obtient une maîtrise de chimie. *Mais c'est en 1946 que le destin frappe à sa porte : on lui propose de caractériser les métabolites de certains antalgiques. Il fait alors une rencontre déterminante, celle de Bernard Brodie, chercheur au Goldwater Memorial Hospital de New York. Les… Lire la suite
CÉPHALÉE

Écrit par :  François BOURNÉRIAS

… *Terme désignant toute douleur située au niveau de la tête, mais habituellement réservé aux seules douleurs ressenties dans la boîte crânienne. La plupart des céphalées, certainement plus de 90  p. 100, n'ont pas de cause organique et sont imputables à une attention soutenue ou à une perturbation psychique transitoire (anxiété). Le problème que le… Lire la suite
CODÉINE

Écrit par :  Universalis

… *Alcaloïde naturel constituant de l'opium, la codéine, ou méthylmorphine, dérive de la morphine par méthylation. Elle est utilisée en médecine comme anti-tussif et comme analgésique, mais cette dernière action est six à sept fois plus faible que celle de la morphine. La codéine est administrée par voie orale en sirops contre la toux ; elle a des… Lire la suite
DOULEUR

Écrit par :  François BOUREAUJean-François DOUBRÈRE

Dans le chapitre "Traitements médicamenteux"  : …  le cadre des douleurs cancéreuses une échelle de décision thérapeutique comportant trois paliers* d'analgésiques. Le niveau I correspond aux analgésiques non narcotiques (paracétamol et aspirine) et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (A.I.N.S.) ; le niveau II, à l'association des analgésiques non narcotiques aux opioïdes mineurs (codéine,… Lire la suite
HÉROÏNE

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Dérivé diacétylé de la morphine, synthétisé en 1898 par le chimiste allemand Dreiser, l'héroïne est utilisée, dès sa découverte, comme analgésique principal dans les cas de tuberculoses incurables. C'est cet usage qui a fait d'abord la renommée de l'héroïne, mais on découvrira par la suite qu'elle permet aussi la désintoxication apparente des… Lire la suite
INFLAMMATION

Écrit par :  André-Paul PELTIER

Dans le chapitre "Médications anti-inflammatoires"  : …  L'un des signes cardinaux de l'inflammation étant la douleur, il est naturel que les *antalgiques soient d'usage courant dans cette indication. Le premier antalgique utilisé a été acide acétylsalicylique, synthétisé par Charles Gerhardt en 1853 et rebaptisé aspirine en 1899, médicament très actif qui agit en inhibant la synthèse des prostaglandines… Lire la suite
JANSSEN PAUL (1926-2003)

Écrit par :  François CHAST

…  où les découvertes allaient se succéder pendant une trentaine d'années à un rythme étonnant. *Dans le secteur des antalgiques, il décortique dès 1955 la structure des médicaments opioïdes afin d'en obtenir de plus puissants ou de moins toxiques. Il synthétise alors le Dextromoramide (Palfium⌖) et l'année suivante, toujours dans la même veine… Lire la suite
MORPHINE

Écrit par :  Hélène MOYSEMichel PARISRené Raymond PARIS

Dans le chapitre "Propriétés physiologiques"  : …  survient la phase dépressive qui entraîne le sommeil. La morphine est avant tout, chez l'homme, un* analgésique dont l'action est complexe ; elle agit à des niveaux multiples du système nerveux central tels la moelle épinière, le tronc cérébral (bulbe), les centres diencéphaliques et corticaux. L'analgésie morphinique est sélective : la morphine… Lire la suite
OPIOÏDES

Écrit par :  Bernard Pierre ROQUES

…  retentissement considérable. La morphine et ses dérivés représentent, en effet, les plus puissants *analgésiques connus, mais leur utilisation chronique entraîne deux inconvénients majeurs : l'accoutumance, qui oblige à employer des doses croissantes de l'analgésique pour obtenir le même effet, et la dépendance, qui conduit à des troubles graves… Lire la suite
PLACEBO

Écrit par :  Francis MARTENS

… *Produit sans activité pharmacologique mais présenté de façon identique au produit actif, ce qui permet de tester la validité de ce dernier dans un essai thérapeutique. Il n'est pas rare qu'un malade se voie soulagé de ses douleurs ou bénéficie d'un sommeil réparateur après avoir pris un comprimé de sucre, de lactose, voire de mie de pain, prescrit… Lire la suite
RHUMATOLOGIE

Écrit par :  André-Paul PELTIER

Dans le chapitre "Thérapeutiques antirhumatismales"  : …  que les plus employées de ces thérapeutiques et leurs principes généraux d'utilisation. Les *antalgiques sont utilisés dans la plupart des affections rhumatismales. L'OMS les a classés en quatre niveaux, en fonction de leur efficacité croissante sur les douleurs cancéreuses : le niveau I comprend tous les antalgiques non-opiacés, c'est-… Lire la suite

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