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MOELLE ÉPINIÈRE

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2.  Structure

Le seul examen à l'œil nu ou à l'aide d'une loupe à faible grossissement d'une section transversale d'une moelle épinière fraîche d'Homme ou de Mammifère permet déjà de se faire une idée assez précise des traits généraux de sa structure interne, car on y distingue deux zones : la portion centrale de couleur grise et la périphérie de couleur blanche.

La disposition de la substance grise médullaire est très caractéristique avec ses quatre expansions symétriques qui l'ont fait comparer à un papillon. Les ailes dorsales sont dénommées cornes dorsales ou postérieures ; les ventrales, cornes ventrales ou antérieures. Les quatre cornes sont réunies par une portion centrale qui entoure un fin conduit : le canal de l'épendyme, d'un diamètre voisin du millimètre et qui demeure, dans la moelle du sujet adulte, le vestige de la lumière du tube neural embryonnaire.

Les cornes spinales dorsales sont coiffées par un étroit cordon de substance blanche, la zone ou faisceau de Lissauer, et leur configuration générale permet de distinguer en elles des portions plus ou moins renflées, dénommées : tête, col et base ; les cornes ventrales sont plus massives, surtout au niveau des renflements cervicaux et lombaires. La substance grise contient les corps cellulaires des neurones, leurs arborisations dendritiques et des fibres de longueurs et de diamètres variés, dont une partie est myélinisée. Les cornes dorsales reçoivent les fibres des racines rachidiennes correspondantes. Des cornes ventrales s'échappent les petits faisceaux de fibres qui se rassemblent à la périphérie pour constituer les racines antérieures. À tous les niveaux, des axones, dont la plupart sont myélinisés, croisent la ligne médiane entre la substance grise et le fond du sillon ventral, constituant ainsi la commissure blanche antérieure, ou ventrale.

Les cornes grises divisent la substance blanche en un certain nombre de secteurs désignés par le terme de cordon ou funiculus. On distingue ainsi : les cordons dorsaux, latér […]

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Autres références

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BROWN-SÉQUARD CHARLES ÉDOUARD (1817-1894)

Écrit par :  Universalis

… *Physiologiste et neurologue, pionnier de l'endocrinologie et de la neurophysiologie, Brown-Séquard fut parmi les premiers à étudier la physiologie de la moelle épinière. Il décrivit notamment un syndrome qui porte son nom (il correspond à l'hémisection médullaire, dont les effets ont permis d'analyser le trajet des grandes voies sensitives et… Lire la suite
CERVEAU HUMAIN

Écrit par :  André BOURGUIGNONJean-Claude DUPONTCyrille KOUPERNIKPierre-Marie LLEDOBernard MAZOYERJean-Didier VINCENT

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Dans le chapitre "Boucles"  : …  inclus dans un certain nombre de « boucles » dont le rôle fonctionnel est sans doute important. Deux* types de boucles ont été décrites entre le cervelet et la moelle, qui interviennent dans le contrôle du mouvement et pour lesquelles le langage cybernétique a été emprunté. Les boucles de rétroaction externe sont formées par les afférences… Lire la suite
COMPRESSION MÉDULLAIRE

Écrit par :  François BOURNÉRIAS

… *Selon qu'elles sont le résultat d'une évolution lente ou qu'elles se sont constituées brusquement, les compressions de la moelle épinière, dites compressions médullaires, dans le canal rachidien posent des problèmes bien différents. La compression médullaire lente, qui évolue pendant des mois, voire des années, se manifeste d'abord par des… Lire la suite
DÉFAUTS DE FERMETURE DU TUBE NEURAL

Écrit par :  Universalis

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DOULEUR

Écrit par :  François BOUREAUJean-François DOUBRÈRE

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ÉQUILIBRATION

Écrit par :  Francis LESTIENNE

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MAMMIFÈRES

Écrit par :  Pierre CLAIRAMBAULTRobert MANARANCHEPierre-Antoine SAINT-ANDRÉMichel TRANIER

Dans le chapitre "Système nerveux central"  : …  eux les deux hémisphères cérébelleux, est la partie nouvelle la plus visible de cette formation. La *moelle, enfin, se complique chez les Mammifères, surtout en raison des projections télencéphaliques. Les voies ascendantes sensibles comprennent une forte proportion de fibres de la sensibilité épicritique (consciente) qui constituent notamment les… Lire la suite
NEUROLOGIE

Écrit par :  Raymond HOUDARTHubert MAMOJean MÉTELLUS Universalis

Dans le chapitre "Syndromes médullaires"  : …  Située dans le canal rachidien, la *moelle épinière qui fait suite au tronc cérébral conduit les voies nerveuses sur toute la hauteur du rachis et permet ainsi, à chaque étage de ce canal, la diffusion vers la périphérie des messages du système nerveux et, de la même manière, l'apport au système nerveux des informations périphériques. Elle assure… Lire la suite
NEUROVÉGÉTATIF SYSTÈME

Écrit par :  Paul DELL

Dans le chapitre "Disposition anatomique"  : …  amyélinisé. Ils s'articulent au niveau d'un ganglion situé en dehors de la moelle. Les* corps cellulaires (péricaryon) des neurones préganglionnaires sont situés dans la zone grise intermédio-latérale de la moelle. Leur axone se termine et s'articule avec le péricaryon du neurone postganglionnaire, soit au niveau des ganglions de la chaîneLire la suite
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RÉFLEXES

Écrit par :  Paul LAGET

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SOMESTHÉSIE

Écrit par :  Paul LAGET

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SYRINGOMYÉLIE

Écrit par :  François BOURNÉRIAS

… *Maladie due à la formation progressive, chez un sujet adulte, d'une lésion de la moelle épinière réalisant une cavité longitudinale au sein de ce centre nerveux. La syringomyélie réalise un syndrome neurologique caractéristique. Au niveau du membre supérieur apparaissent des signes « lésionnels », en relation directe avec le trouble pathologique :… Lire la suite
TONUS MUSCULAIRE

Écrit par :  Paul LAGET

Dans le chapitre "Composantes périphériques du réflexe d'étirement"  : …  musculaire et enfin les racines rachidiennes postérieures pour aboutir aux cornes dorsales de la* moelle. Elles s'y terminent sur les neurones de la colonne de Clarke après avoir détaché une collatérale qui vient faire synapse sur les motoneurones des cornes antérieures, dont l'activité entraîne la contraction du muscle d'où proviennent ces… Lire la suite

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Situation au sein du canal vertébral Substance grise et noyaux Substance grise médullaire : subdivision lamellaires Substance blanche médullaire : faisceaux

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