Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

DAVID JACQUES LOUIS (1748-1825)

Page précédente Page suivante

5.  La période de Bruxelles

David, régicide et signataire de l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, fut forcé à l'exil après Waterloo. Interdit de séjour à Rome, il s'établit à Bruxelles, ayant confié son atelier à Gros. Il devait y passer ses dix dernières années, continuant assidûment à travailler, participant de loin à une vie artistique parisienne dans laquelle sa place devint en réalité de plus en plus marginale. La période bruxelloise de David a toujours été sévèrement jugée, mais sans aucun doute plus pour les tableaux d'histoire que pour les portraits, souvent d'une exceptionnelle qualité (Le Comte de Turenne, 1816, Ny Carlsberg Glypthotek, Copenhague ; Sieyès, 1817, Fogg Art Museum, Cambridge, Mass. ; La Comtesse Villain XIIII et sa fille, 1816, National Gallery, Londres ; Juliette de Villeneuve, 1824, Louvre). David, sciemment, donne une nouvelle orientation à sa peinture d'histoire : coloris nettement plus affirmé, parfois criard, rehauts plus apparents, cadrage dans certains cas beaucoup plus resserré, traitement plus réaliste, synthèse des influences flamande et caravagesque. Il passe surtout à des sujets nettement différents de ceux qu'il avait traités jusque-là, abandonnant l'héroïsme de l'Antiquité pour des sujets plus littéraires (La Colère d'Achille, 1819, Kimbell Art Museum, Fort Worth), légers (Apelle peignant Campaspe devant Alexandre, commencé en 1813, inachevé, musée des Beaux-Arts, Lille), voire galants (Télémaque et Eucharis, 1818, The Paul Getty Museum, Malibu). Sa dernière œuvre, significativement, représente Mars désarmé par Vénus et les Grâces (1824, Musées royaux des beaux-arts, Bruxelles). Lors de son exposition payante à Paris, ce tableau fut très favorablement reçu ; mais la peinture française, à cette date, suivait d'autres voies : Mars désarmé par Venus et les Grâces vient cinq ans après Le Radeau de la Méduse et est contemporain des Massacres de Scio. Géricault et Delacroix, imprégnés pourtant de la tradition classique dont  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 7 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« DAVID JACQUES LOUIS (1748-1825) » est également traité dans :

LE SERMENT DES HORACES (J.-L. David)

Écrit par :  Barthélémy JOBERT

Après avoir obtenu le prix de Rome en 1775, David (1748-1825) séjourna dans la métropole italienne et voyagea dans la péninsule jusqu'en 1780. Cette période fut cruciale pour lui : c'est à Rome, alors un des principaux foyers artistiques européens et le berceau du néo-classicisme, que David découvrit en effet l'art antique et qu'il se dégagea… Lire la suite
BOUCHER FRANÇOIS (1703-1770)

Écrit par :  Marianne ROLAND MICHEL

Dans le chapitre "Le « Peintre des Grâces »"  : …  Huet au début de sa carrière sans Boucher, dont il a transposé, voire pastiché les modèles ? *Comment comprendre, même, les œuvres de jeunesse de David, ses morceaux de concours pour les Prix, sans rappeler qu'il fut l'élève de Boucher, dont il devait remarquer plus tard avec admiration que « n'est pas Boucher qui veut ». Et pourtant c'est ce… Lire la suite
CLASSIQUE ARCHITECTURE

Écrit par :  Claude MIGNOT

Dans le chapitre "Petite rétrospective sémantique"  : …  dans celui des beaux-arts. On parle d'« école classique » pour désigner la « nouvelle école » de *David, « imitatrice des Grecs et régulière dans ses compositions », et, dans la bataille romantique, le mot est employé pour désigner les artistes qui « font profession d'imiter les ouvrages de la statuaire antique » par opposition au goût moderne… Lire la suite
DELÉCLUZE ÉTIENNE JEAN (1781-1863)

Écrit par :  Jean-Pierre MOUILLESEAUX

… *Critique d'art. Témoin lucide des événements — et des bouleversements artistiques — qui ont marqué la France de la Révolution au second Empire, Delécluze a, tout au long de sa très abondante production de critiques (plus d'un millier d'articles), manifesté une inlassable fidélité aux valeurs classiques. Ses chroniques — ou ses souvenirs édités —… Lire la suite
DROUAIS JEAN GERMAIN (1763-1788)

Écrit par :  Bruno FOUCART

… *Fils de François Hubert Drouais (1727-1775), dont les portraits d'enfants sont parmi les plus émouvants et les plus dignes témoignages de l'art du xviiie siècle, Jean Germain a une réputation sans commune mesure avec la minceur de son œuvre. Prix de Rome en 1784, il est l'élève préféré de David qui l'accompagnera à Rome en 1785… Lire la suite
GIRODET-TRIOSON ANNE LOUIS GIRODET dit (1767-1824)

Écrit par :  Barthélémy JOBERT

… *Girodet fait partie, avec Drouais, Gérard, Fabre et Gros, de la première génération des élèves de David, qui étudièrent avant la Révolution dans son atelier, non d'ailleurs sans rivalités. Mais, comme les plus doués d'entre eux, il sut s'affranchir de son maître et développer une veine très personnelle, tout en s'inscrivant dans le même cadre… Lire la suite
GROS ANTOINE JEAN baron (1771-1835)

Écrit par :  Barthélémy JOBERT

… *Les parents de Gros étaient miniaturistes, et il fut grâce à eux introduit dans le milieu artistique parisien. Lui-même entra très jeune, en 1785, dans l'atelier de David, qui devait beaucoup plus tard, lors de son départ en exil, lui en confier la responsabilité. Après avoir concouru sans succès pour le grand prix de peinture (1792), il partit à… Lire la suite
NÉO-CLASSICISME, arts

Écrit par :  Mario PRAZDaniel RABREAU

Dans le chapitre "Piranèse et l'influence d'Herculanum"  : …  mais pas d'artistes. Ni Winckelmann, ni Piranèse, ni Canova n'étaient des Romains, non plus que * David, qui acheva et exposa à Rome Le Serment des Horaces (1784-1785) qui fut comme le manifeste de la nouvelle école. Cette œuvre réalisait pleinement le style que s'étaient vainement efforcés de produire Anton Raphael Mengs, qui avait… Lire la suite
PEYRON JEAN FRANÇOIS PIERRE (1744-1814)

Écrit par :  Bruno FOUCART

… *La réputation et le génie de David ont précipité dans des ténèbres, à peine dissipées aujourd'hui par la curiosité des historiens d'art, plusieurs peintres français, relevant du néo-classicisme ; Peyron est l'un d'eux. « Il m'a ouvert les yeux », devait pourtant dire David de celui qui, en 1773, obtint contre lui le prix de Rome et put passer pour… Lire la suite
PORTRAIT

Écrit par :  Galienne FRANCASTEL

Dans le chapitre "Le portrait psychologique"  : …  le choix des modèles, l'autre celle d'une technique qui rompt avec le « fini ». Dans l'œuvre de *David, à travers les diverses phases d'une évolution oscillant entre un classicisme antiquisant et le réalisme, le portrait constitue la partie la plus vivante et la moins soumise aux doctrines (Madame RécamierMadame Chalgrin, la… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE

Écrit par :  Jean-Clément MARTINMarc THIVOLET

Dans le chapitre "Images haïes, images vénérées"  : …  ennemi intérieur » laisse supposer que ce dernier peut encore exister. C'est pour cette raison que *Jacques Louis David dirige ses coups contre l'ennemi extérieur afin que soit, à l'avance, évacuées toutes les significations qui pourraient parasiter ses œuvres (par exemple Gouvernement anglois, représenté sous les traits d'un diable… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE ARTS SOUS LA

Écrit par :  Udolpho van de SANDT

…  mais son œuvre : vœu, utopique, de faire table rase du passé pour inventer un art de la liberté. *Le peintre Jacques-Louis David en dicte le programme : « Chacun de nous est comptable à la patrie des talents qu'il a reçus de la nature [...]. Le vrai patriote doit saisir avec avidité tous les moyens d'éclairer ses concitoyens, et de présenter sans… Lire la suite
ROMANTISME

Écrit par :  Henri PEYREHenri ZERNER

Dans le chapitre "Problème de l'art romantique en France"  : …  art une grande confusion. En effet, on assimilait volontiers le concept de classicisme à l'école de *David. Or David avait justement opéré une révolution, volontaire et brutale, pour détruire la tradition académique, et l'on voit à l'intérieur de ce que nous appelons le «  néo-classicisme » (David et son école, Ledoux) se dessiner la sensibilité… Lire la suite

Afficher la liste complète (13 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Le Serment des Horaces, J.-L. David Étude d'ensemble pour le «Serment des Horaces», J. L. David, 1 Portrait d'Antoine Laurent Lavoisier et de sa femme, J.-L. David Marius à Minturnes, J. G. Drouais Le Serment de La Fayette à la fête de la Fédération, J.-L. David Marat assassiné, J.-L. David Portrait de Madame Récamier, à l'antique, J.-L. David Bonaparte franchissant les Alpes, J.-L. David Portrait de Juliette de Villeneuve, J. L. David Mars désarmé par Vénus et les Grâces, J.-L. David

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média