Ce qu'on a appelé la réforme de Jacques Copeau, c'est d'abord le retour délibéré aux sources traditionnelles les plus pures (tragédie grecque, commedia dell'arte, théâtre élisabéthain, etc.) ; c'est aussi une volonté de resserrer les liens du théâtre et de la poésie, entre lesquels s'étaient développés toutes sortes de malentendus ; c'est enfin un effort d'épuration radicale des techniques et des mœurs de la scène. Aussi se présente-t-elle à la fois comme une réaction contre le théâtre bourgeois des années 1900 et comme une résistance au théâtre des metteurs en scène techniciens. Chez l'Anglais E. G. Craig et chez le Suisse A. Appia, Copeau trouve formulées ses exigences fondamentales. Profondément classique, il récuse les expériences allemandes ou russes, dans la mesure où elles donnent le pas aux prestiges techniques. En ce sens, Copeau a orienté pendant quarante ans l'école française de mise en scène, qui ignorera à peu près le constructivisme ou l'expressionnisme et se tiendra à distance des Reinhardt, des Meyerhold et des Piscator. C'est par la découverte, dans les années 1950, du théâtre épique, de Brecht et du style du Berliner Ensemble que les hommes de théâtre français […]
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ACTEUR
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Dominique PAQUET
Dans le chapitre "Vers une psychologie de l'acteur" : …
et de Jaques-Dalcroze, la machine corporelle est mise en relation avec l'esprit et le rythme. *Jacques Copeau s'en souviendra, qui fondera la formation de l'acteur sur des exercices de gymnastique rythmique, d'acrobatie, de danse, d'escrime et surtout d'improvisations lancées à partir de canevas sommaires. Cette connaissance et cette maîtrise…
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BOULEVARD THÉÂTRE DE
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Dans le chapitre "Entre deux âges (1914-1945)" : …
et primauté absolue des impératifs commerciaux. C'est précisément contre ces facilités que *Copeau, dès avant 1914, puis les metteurs en scène du Cartel, après 1920, mènent le combat. Cette lutte a paradoxalement pour effet d'appauvrir encore le répertoire du Boulevard : puisque le public difficile va au Cartel, les théâtres de boulevard ne…
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CARTEL, théâtre
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FONDATION DU THÉÂTRE DU VIEUX-COLOMBIER
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*Lorsque, avec l'appui de ses amis de La Nouvelle Revue française, André Gide, Gaston Gallimard et Jean Schlumberger, Jacques Copeau (1879-1949) fonde en 1913 le Théâtre du Vieux-Colombier, à Paris, il lance un « appel » resté célèbre dans l'histoire du théâtre contemporain. Il s'adresse au public, et en…
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MOLIÈRE (1622-1673)
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Antoine ADAM, Alfred SIMON
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de leur richesse et... de leur docilité. Un universitaire, Gustave Lanson, et un homme de théâtre, *Jacques Copeau, en soulignant l'importance de la farce dans l'œuvre de Molière, ont insufflé une vie nouvelle à son théâtre. Puisque la convention le liait au sérieux bourgeois et à la mélancolie romantique, pouvait-on mieux le restituer au théâtre…
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Bibliographie
Œuvres de Jacques Copeau
Registres, I : Appels, Gallimard, Paris, 1974, II : Molière, ibid., 1976, III : Les Registres du Vieux-Colombier, ibid., 1979, IV : America, ibid., 1984
Souvenirs du Vieux-Colombier, Nouvelles Éditions latines, Paris, 1931
Le Théâtre populaire, P.U.F., Paris, 1941
Journal, 2 vol., Seghers, 1991.
Études
F. Anders, Jacques Copeau et le Cartel des Quatre, Nizet, Paris, 1959
C. Borgal, Jacques Copeau, L'Arche, Paris, 1960
F. Cologni, Jacques Copeau, Cappelli, Bologne, 1962
M. Doisy, Jacques Copeau, ou l'Absolu dans l'art, Le Cercle du livre, Paris, 1957
M. Kurtz, Jacques Copeau. Biographie d'un théâtre, Nagel, Paris, 1951
G. Lerminier, Jacques Copeau, le réformateur, Presses littéraires de France, Paris, 1953
N. H. Paul, Bibliographie Jacques Copeau, Belles Lettres, Paris, 1979.
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