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SPENCER HERBERT (1820-1903)

1.  La genèse de la philosophie synthétique

Tour à tour instituteur dans l'école que dirigeait son père à Derby, où il naquit, ingénieur des chemins de fer, journaliste libéral au temps de l'agitation chartiste, Herbert Spencer, dont toute la carrière s'est déroulée en marge de l'Université, fait figure d'amateur de génie. Ses goûts, qui très tôt l'amenèrent à s'intéresser aux sciences exactes, plus particulièrement à la mécanique et à l'algèbre qu'il étudia au détriment de l'histoire et de la philosophie, le portèrent également vers la botanique, la géologie, la peinture, la musique, l'astronomie, la phrénologie même, pour laquelle il se passionna. De bonne heure cependant, l'idée lamarckienne d'un développement progressif de l'humanité orienta d'une façon décisive les recherches qu'il poursuivit très éclectiquement en les nourrissant de lectures abondantes, mais toujours fragmentaires. Dès 1852, date à laquelle il eut connaissance de la loi de Baer formulant le passage de l'homogène à l'hétérogène, la perspective évolutionniste où devait s'intégrer la série des Principes était en effet dégagée. La souscription organisée par ses amis, Tyndall, Huxley, Lubbock, Mill..., à la sollicitude desquels il doit la publication de ses œuvres, sans le libérer entièrement des soucis matériels, lui permit de se consacrer à une tâche qui fut soutenue par une grande partie de l'intelligentsia de son époque. À sa mort à Brighton, Spencer laissait une œuvre considérable intéressant à la fois la biologie, la psychologie, la sociologie et l'anthropologie, qui le range aux côtés de L. H. Morgan et E. B. Tylor parmi les fondateurs de l'évolutionnisme culturel et social du xixe siècle.

Esquissé dans ses grandes lignes en janvier 1858, puis définitivement établi et publié en janvier 1860, le plan de la philosophie synthétique que Spencer devait suivre sans y apporter de retouches notables jusqu'au terme de son entreprise (1896) est issu d'une méditation sur les travaux qu'il avait donnés à partir de 1842 à diffé […]

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Pour citer cet article

Bernard VALADE, « SPENCER HERBERT - (1820-1903)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/herbert-spencer/

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« SPENCER HERBERT (1820-1903) » est également traité dans :

ANCÊTRES CULTE DES
Dans le chapitre "La théorie de Spencer"
ARCHAÏQUE MENTALITÉ
Dans le chapitre "La complexité des structures"
ATTITUDE
DESCRIPTION ET EXPLICATION
Dans le chapitre "Expliquer et déduire"
DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL - Sociologie
Dans le chapitre "La démarche néo-évolutionniste"
ÉVOLUTIONNISME
Dans le chapitre "De la biologie à la philosophie de l'histoire"
ÉVOLUTIONNISME CULTUREL & SOCIAL
Dans le chapitre "L'évolutionnisme radical"
ORGANICISME
Dans le chapitre "Les fondateurs de l'organicisme"
PROGRÈS
Dans le chapitre "Le théorème sociologique"
SOCIOLOGIE HISTORIQUE
Dans le chapitre "L'histoire au cœur du raisonnement sociologique"

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