Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

SPENCER HERBERT (1820-1903)

Page précédente Page suivante

4.  L'extension à la sociologie du « postulat universel »

La connaissance unifiée devait précisément résulter du système rationnel élevé sur le principe de la persistance de la force reconnu agissant dans l'« organique » comme dans le « sur-organique », domaine pour l'étude duquel Spencer a emprunté au premier quelques notions essentielles.

Revus par Huxley pour la zoologie et par Hooker pour la botanique, les Principes de biologie (1864-1867), ouvrage que son auteur considérait « comme ayant le plus de valeur », reprenaient, en la fondant dans la théorie générale de l'évolution, la doctrine darwinienne, ébauchée par Malthus, de la sélection naturelle. En ramenant, d'autre part, l'acquisition d'une structure différenciée à la subdivision croissante des fonctions, Spencer appliquait à la vie organique l'idée de Milne-Edwards de la division physiologique du travail ; idée riche de prolongements, car, si celle de la lutte pour la vie fut exploitée par Bagehot et Gumplowicz, on peut dire que De la division du travail social lui doit un de ses points de départ, même si Durkheim ne l'a pas expressément mentionné, et le fonctionnalisme une de ses sources. Dans les Principes de sociologie, dont les trois volumes parurent entre 1877 et 1896, les structures et les fonctions sociales furent donc comparées aux structures et aux fonctions biologiques précédemment étudiées.

Mais il ne faut pas exagérer le « biologisme » de Spencer. Malgré des abus de comparaison, il n'omit pas de souligner les dissemblances existant entre les organismes régis par la loi de la symétrie et la société qui est, par nature, asymétrique. Ses convictions politiques et éthiques l'amenèrent même à accentuer certaines différences qui distinguent les sociétés humaines des sociétés animales. En déclarant que les cellules de l'unité biologique sont subordonnées au tout, tandis que la société doit exister pour l'intérêt de chacun de ses membres, Spencer visait le socialisme dans lequel il voyait la forme moderne du despotis […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« SPENCER HERBERT (1820-1903) » est également traité dans :

ANCÊTRES CULTE DES

Écrit par :  Mircea ELIADE Universalis

Dans le chapitre "La théorie de Spencer"  : …  C'est *Herbert Spencer (1820-1903) qui, le premier parmi les modernes, a fortement souligné l'importance des ancêtres dans l'histoire des religions. En effet, pour le philosophe anglais, le culte des ancêtres serait à l'origine même de la religion. Le « sauvage » considère comme surnaturel ou divin tout ce qui dépasse l'ordinaire : le chef… Lire la suite
ARCHAÏQUE MENTALITÉ

Écrit par :  Jean CAZENEUVE

Dans le chapitre "La complexité des structures"  : …  sa théorie de la formation des collectivités primitives, qui sur certains points reprenait celle de *Spencer, est restée classique, mais n'a pas réussi beaucoup mieux que celle de Spencer à se dégager d'une hypothèse évolutionniste particulière. Pour Spencer, l'archaïsme se caractérisait par la simplicité et l'homogénéité de l'organisation. Pour… Lire la suite
ATTITUDE

Écrit par :  Raymond BOUDON

…  généralement la réaction à une stimulation, dépendait de certaines dispositions mentales. Déjà, H.* Spencer écrivait que « la formulation des jugements corrects sur des questions controversées dépend beaucoup de l'attitude mentale (the attitude of mind) que nous manifestons en écoutant ou en prenant part à la discussion ». La notion d'… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Expliquer et déduire"  : …  est expliquée quand on indique une loi ou d'autres lois, dont elle est une conséquence », et de H. *Spencer : « On explique un fait en le ramenant à une loi, celle-ci à une autre loi plus générale, et ainsi de suite jusqu'à une première loi qui ne peut être expliquée. » Cette conception logique des empiristes, qui met dans la déduction le caractère… Lire la suite
DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL - Sociologie

Écrit par :  Georges BALANDIER

Dans le chapitre "La démarche néo-évolutionniste"  : …  évolutionnisme affecte d'une manière encore plus directe la sociologie du développement. Déjà H. *Spencer, dans ses Principles of Sociology, évaluait le « progrès » des sociétés en fonction de trois critères : la complexité de la division du travail économique et social, la complexité de l'organisation sociale, la taille de la société… Lire la suite
ÉVOLUTIONNISME CULTUREL & SOCIAL

Écrit par :  Jean CAZENEUVE

Dans le chapitre "L'évolutionnisme radical"  : …  qui ont illustré ce mouvement de pensée dans la sociologie et l'anthropologie. Ce sont ceux de H. *Spencer et de L. H. Morgan qui ont structuré cet évolutionnisme. Spencer avait en effet conçu le vaste projet d'expliquer le devenir de tous les êtres et de toutes les formes de vie sociale par un principe unique, par une formule générale de l'… Lire la suite
ÉVOLUTIONNISME

Écrit par :  Hubert FAES

Dans le chapitre "De la biologie à la philosophie de l'histoire"  : …  tient à la référence qu'implique le concept même d'évolution au développement d'un individu vivant. *Spencer, le philosophe qui dégage le plus explicitement les principes généraux de l'évolutionnisme, reconnaît s'inspirer des travaux de certains biologistes, en particulier ceux de l'embryologiste K. E. von Baer (1792-1876). À l'origine, le terme « … Lire la suite
ORGANICISME

Écrit par :  Pierre BIRNBAUM

Dans le chapitre "Les fondateurs de l'organicisme"  : …  rationalistes et révolutionnaires qui négligent l'origine naturelle du corps social. C'est pourtant *Herbert Spencer qui fait figure de véritable fondateur de l'organicisme. Après avoir démontré dans Les Premiers Principes (First Principles, 1862) la réalité de la loi de l'évolution selon laquelle la société se transforme d'elle-… Lire la suite
PROGRÈS

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Le théorème sociologique"  : …  il est banal de dire qu'elle a été l'arme idéologique de la bourgeoisie conquérante. L'article de *Spencer, Le Progrès : loi et cause du progrès (1857), en résume les aspects essentiels. Mais il n'est, de l'aveu même de l'auteur, qu'une grossière esquisse (a rude sketch), comparé à la richesse des développements contenus dans les… Lire la suite
SOCIOLOGIE HISTORIQUE

Écrit par :  Laurent WILLEMEZ

Dans le chapitre "L'histoire au cœur du raisonnement sociologique"  : …  que la perspective évolutionniste des premiers sociologues du xixe siècle.* Ainsi l'Anglais Herbert Spencer explique comment les sociétés passent des formes les plus simples, qu'il appelle « les sociétés militaires », aux plus complexes, qui sont marquées par la division des fonctions sociales et par le triomphe de l'… Lire la suite

Afficher la liste complète (10 références)

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Herbert Spencer

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média