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PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA (1525 env.-1594)

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Palestrina est un des plus illustres musiciens du xvie siècle. L'époque romantique a vu en lui « le père de l'Harmonie » (Victor Hugo), le sauveur de la musique d'église en péril et en a ainsi donné une image qui ne correspond pas à la réalité. Il ne fut pas un novateur, mais il a su manier en virtuose la technique héritée de ses prédécesseurs franco-flamands et porter à son point de perfection formelle le style polyphonique. 

« Chez Palestrina, note un de ses biographes (Félix Raugel), le styliste est plus grand que le musicien. Il représente la musique vocale pure proposée comme idéal de l'art religieux. »

Face au tempérament imaginatif et passionné de son contemporain Roland de Lassus, face aux audaces de madrigalistes comme Luca Marenzio, Marco Antonio Ingegneri, Carlo Gesualdo, il incarne une certaine tradition académique faite de mesure et de sérénité, à laquelle restèrent longtemps fidèles les maîtres de l'école romaine.

1.  Une carrière au service de la papauté

Palestrina n'est pas son nom patronymique, mais celui de sa ville natale, l'antique Préneste, chantée par Virgile et Horace, célèbre par son temple de la Fortune aujourd'hui en ruine, située non loin de Rome dans la région des monts Prenestini. Fils de Sante Pierluigi, humble propriétaire terrien, Giovanni fut d'abord enfant de chœur à la maîtrise de la cathédrale Sant'Agapit. En 1537, âgé d'une douzaine d'années, il figure parmi les chanteurs de la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome. C'est là qu'il reçoit sa formation musicale, principalement de deux Français, Robin Mallapert et Firmin Le Bel, qui se succédèrent à la direction de la maîtrise de la basilique.

En 1544, Giovanni est de retour à Palestrina, s'étant vu offrir le double poste d'organiste et de maître de chant à la cathédrale Sant'Agapit. Années paisibles et laborieuses. Mariage en 1547 avec Lucrezia de Goris, jeune Prénestinienne de bonne famille qui lui apporte un petit pécule et lui donnera trois fils, Rodolfo, Angelo et Iginio.

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PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA (1525 env.-1594) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Naissance de Giovani Pierluigi, probablement à Palestrina, petite bourgade située non loin de Rome. Un document mentionne son nom parmi les chanteurs de la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome. Il est engagé comme organiste et maître de chant à la cathédrale San Agapito de Palestrina. Il y restera jusqu'en 1551. Ancien cardinal-évêque de… Lire la suite
MESSE DU PAPE MARCEL (G. P. da Palestrina)

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

On a longtemps pensé que l'œuvre la plus célèbre de Giovanni Pierluigi da Palestrina, la Messe du pape Marcel, avait été exécutée en 1555, pendant le très bref pontificat – trois semaines – de Marcel II. Mais il est désormais pratiquement acquis que Palestrina aurait en fait composé cette messe durant l'été de 1562, dans l'effervescence… Lire la suite
ANERIO FELICE (1560 env.-1614)

Écrit par :  Universalis

…  du Saint-Père. Né vers 1560 à Rome, Felice Anerio chante dans les chœurs de la chapelle Giulia *sous la direction de Palestrina. Il calque son style sur celui de son illustre maître, à un point tel que plusieurs de ses pièces seront longtemps attribuées par erreur à ce dernier (par exemple, son Stabat Mater à 12 voix). Ses compositions… Lire la suite
CHORALE MUSIQUE

Écrit par :  Jacques CHAILLEY Universalis

Dans le chapitre "Moyen Âge"  : …  Giulia, afin d'avoir, comme tout prince digne de ce nom, sa chapelle personnelle. On sait que *Palestrina en fut l'un des directeurs, et qu'il eut sans doute le mérite, en 1555, de dissuader le pape Marcel II de mettre à exécution son projet d'éliminer des églises la « musique figurée ». Il lui fit comprendre que les vices de cette musique – … Lire la suite
VICTORIA ou VITTORIA TOMÁS LUIS DE (1548 env.-1611)

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

Dans le chapitre "Un Espagnol en Italie"  : …  en 1565, il est admis au Collegium germanicum où il reste jusqu'en 1568 ou 1569. Il est l'élève de *Palestrina et peut-être, selon l'opinion d'Higinio Anglés, de Jacobus de Kerle, maître de chapelle du cardinal Otto Truchsess von Waldburg, à qui il dédie son premier livre de motets (1572). Palestrina le fascine tellement qu'il copie jusqu'à son… Lire la suite

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