Par commodité, est appelé cycle menstruel la période qui s'écoule du premier jour des règles au premier jour des règles suivantes. Un cycle menstruel humain dure environ vingt-huit jours en moyenne. Sous une appellation banale se cache en réalité l'un des mécanismes biologiques les plus complexes, les plus précis et les plus élaborés du vivant. En dehors de l'espèce humaine, le cycle menstruel existe seulement chez quelques primates supérieurs (orang-outan, chimpanzé, gorille).
Il s'agit d'un processus où interviennent plusieurs facteurs, hormonaux ou non (hypothalamiques, hypophysaires et ovariens) et dont la finalité biologique est l'ovulation, suivie éventuellement d'une grossesse. Cette activité cyclique s'effectue de manière silencieuse entre la puberté et la ménopause ; les règles constituent la seule manifestation clinique visible, ainsi qu'un point de repère pour la femme.
Le cycle menstruel se décompose en deux phases : la phase folliculaire et la phase lutéale.
La phase folliculaire concerne la période s'étalant du début des règles jusqu'à l'ovulation, qui se produit vers le milieu du cycle (entre le 12e et le 14e jour du cycle pour la plupart de femmes). La phase lutéale concerne la période postovulatoire jusqu'à l'apparition des règles suivantes.
La cascade d'événements qui régit le cycle menstruel, se décompose comme suit :
– l'hypothalamus stimule l'hypophyse en sécrétant un polypeptide LH-RH (Luteinizing Hormone-Regulating Hormone) ;
– l'hypophyse secrète deux gonadotrophines (FSH [Follicle Stimulating Hormone] et LH) qui stimulent à leur tour les ovaires ;
– les ovaires, stimulés par l'hypophyse, assurent l'ovulation et sécrètent les hormones sexuelles qui provoquent les modifications cycliques au niveau de l'utérus et de la muqueuse qui le tapisse intérieurement, l'endomètre ;
– les modifications utérines permettent soit l'apparition des règles, soit le développement d'une grossesse en cas de fécondation.
Ces rapports étroits entre les structures cérébrales et les ovaires sont connus égaleme […]
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