5. Déroulement du cycle menstruel
La LHRH (gonadoréline), décapeptide qui stimule les gonadotrophines hypophysaires, est sécrétée à l'étage hypothalamique (noyau arqué). Cette substance est sécrétée de manière pulsatile : une décharge de LHRH se produit environ toutes les quatre-vingt-dix minutes. Les cellules gonadotropes de l'hypophyse répondent à cette stimulation par la fabrication pulsatile des gonadotrophines : la FSH et la LH.
Les follicules ovariens immatures réagissent à la stimulation par la FSH en augmentant leur taille et en sécrétant l'estradiol. Le follicule qui possède le seuil de sensibilité à la FSH le plus bas répond le premier à la stimulation et devient de ce fait le follicule dominant. La FSH participe parallèlement à l'augmentation dans l'ovaire du nombre des récepteurs à la LH. Le taux croissant d'estradiol freine à son tour la sécrétion hypophysaire dans un premier temps, et la stimule dans un deuxième temps en période pré-ovulatoire, en provoquant une décharge de LH et de FSH à l'origine de l'ovulation (pic ovulatoire).
La LH, dans un premier temps, participe à la folliculogénèse en stimulant la fabrication des androgènes par des cellules de la thèque interne et leur conversion en estradiol par les cellules de la granulosa (aromatisation). Par la suite, la décharge de LH provoque la rupture folliculaire et la lutéinisation des cellules de la granulosa. Pendant la phase lutéale, la LH soutient l'activité hormonale du corps jaune.
Le corps jaune fabrique de grandes quantités de progestérone et d'estradiol, qui bloquent la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires ; la stimulation hypophysaire du corps jaune diminue alors progressivement. En conséquence, à la fin de la phase lutéale, le taux d'hormones stéroïdiennes baisse suffisamment pour permettre une remontée progressive de la FSH. Le recrutement de nouveaux follicules commence avant même la fin du cycle. En l'absence de grossesse, le corps jaune involue après une durée d'activité de douze à quatorze jours. Il s'ensuit une chute brutale des taux d'estradiol et de progestérone, ce qui est à l'origine du phénomène de stase, de nécrose et d'hémorragie endométriale, c'est-à-dire l'apparition des règles. Un nouveau cycle peut alors commencer.
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