Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Claire BOULLIER, Geneviève CALAME-GRIAULE, Michèle COQUET, François NEYT, Universalis
Dans le chapitre "La vision du monde" : … *Pour les Dogon animistes, un grand mythe cosmogonique raconte la création du monde par le dieu Amma. Deux jumeaux androgynes furent les premiers êtres créés. L'un, Nommo, maître de l'eau, de la fécondité et de la parole, fut sacrifié pour purifier la création perturbée par l'autre, Yourougou (le Renard pâle), révolté et incestueux, associé à la… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Divinité de la religion védique qui personnifie le feu (en sanskrit, agni : feu). Plusieurs « éléments » naturels (l'eau, la terre, l'air, etc.) tiennent une place importante dans la mythologie et le culte védiques, conjointement avec des « objets » cosmiques (le Soleil, la Lune, les rivières) et des « puissances » quasi abstraites (le… Lire la suiteÉcrit par : Jaafar AL-KANGE
… *La secte shī‘ite des Nuṣayrīs (An-Nuṣayriyya), qu'on appelle plus couramment Alaouites (Alawites), représente environ 11 p. 100 de la population syrienne. Elle est implantée principalement dans la région montagneuse du djebel Anṣariyya (anciennement as-Summāk), au nord de l'est côtier du pays. Les Alaouites shī‘ites de Syrie, qui ont donné à la… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
… *De quelque quinze ou vingt ans le cadet de Thalès, et sans doute son élève : ce qui place sa maturité entre ~ 570 et ~ 565 environ. À la suite d'Aristote et de Théophraste, la doxographie ancienne lui attribue une place importante à l'origine des techniques, des sciences et de la philosophie. Il aurait dessiné les premières cartes de géographie et… Lire la suiteÉcrit par : Mircea ELIADE
… telle institution sociale. Mais du fait que la création du monde précède toutes les autres, la *cosmogonie jouit d'un prestige spécial. Le mythe cosmogonique sert de modèle à tous les mythes d'origine. La création des animaux, des plantes ou de l'homme présuppose, en effet, l'existence d'un monde. Même dans les cas où il n'existe pas de mythe… Lire la suiteÉcrit par : Stanislas BRETON
*Les spéculations, philosophiques ou théologiques, sur les « origines » sont à la fois en rupture et en continuité avec les mythes cosmogoniques. Elles s'en écartent par deux traits majeurs : accentuation du rationnel ; réflexion sur l'idée de principe. Ce type de réflexion s'oppose aux traditions… Lire la suiteÉcrit par : Daniel ARNAUD
… *Nommé par les Modernes Poème de la création, ce texte babylonien (que les Anciens appelaient par son incipit : Lorsque en haut... ) raconte à la suite de quelles dramatiques circonstances Marduk devint, avec l'assentiment des autres dieux, la divinité suprême de Babylonie. Les sept chants qu'il comprend valent plus par l'ampleur… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *La notion de démiurge revient à penser la réalité comme une création, puis de réduire celle-ci à une fabrication. L'histoire des civilisations et la continuité des traditions culturelles montrent que le thème du démiurge est largement réparti et singulièrement constant au cours de l'histoire humaine. Comment expliquer cette insistance et cette… Lire la suiteÉcrit par : Jean LARGEAULT
Dans le chapitre "L'explication par le hasard et la genèse de l'ordre" : … Dans les* cosmogonies des premiers philosophes grecs, le chaos, état homogène, indifférencié et confus, précède l'ordre. Platon attribue l'ordre à l'initiative d'un démiurge, qui ne crée rien, mais impose à une matière informe préexistante une organisation calquée d'après l'univers des idées. Dans les doctrines créationnistes dérivées du… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Dans le chapitre "Mythe, pensée et rituel" : … Selon une des versions, simplifiée, de la *cosmogonie, Amma, dieu suprême, créa la terre et en fit son épouse. Une termitière, clitoris de la terre, se dressa en rivale du sexe mâle, et Amma dut l'abattre. Un fils unique naquit, Yurugu ou le Renard pâle. La terre excisée fut plus docile à son époux et mit au monde le Nommo, à la fois mâle et femelle… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *La dyade est l'archétype de tous les aspects symboliques, conceptuels et logiques que porte le nombre deux : dualité, duplicité, contrariété, aporicité, symétrie, gémellité, complémentarité, antagonisme, ambivalence, etc. C'est l'archétype qui régit les formes et les processus de symétrisation, de polarisation, d'opposition, d'union, de séparation… Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
Dans le chapitre "Les cosmogonies" : … *D'autre part, les Égyptiens ont opéré eux-mêmes des regroupements de leurs dieux, d'une double façon : par famille, à l'intérieur d'un même nome ou d'un sanctuaire, ce sont les « triades » ; et en plus grands ensembles, ce sont les « ennéades ». La triade est un groupe immuable : père, mère, fils, à l'image de la famille humaine. L'exemple le plus… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOLLACK
Dans le chapitre "L'amour et la haine" : … *Au commencement règne souverainement le dieu à la forme sphérique, Sphairos, indistinct, indifférencié, sans autre division que les limites de sa propre circonférence. La Haine est au-dehors, dans l'extériorité de la limite. La genèse débute quand la Haine s'accomplit, quand elle s'attaque au dieu et que le dehors s'affirme en s'opposant à… Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
… *La théologie égyptienne entreprit un effort de classement de ses mythes, notamment en groupant les dieux en collèges. Le plus célèbre de ces groupements est l'ennéade, ainsi appelée parce qu'elle se composait primitivement de neuf dieux. Inventée à Héliopolis, l'ennéade fut adoptée peu à peu par un grand nombre de clergés, qui la transformèrent… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
… *Le dieu d'Israël est un dieu mâle. (Il est pensé comme père.) Mais il n'a pas de déesse parèdre. Et, paternité mise à part, il est sans attributs sexuels. Les paganismes sont moins réservés. La sacralisation du sexe y joue un rôle important. Les divinités ont elles-mêmes une vie conjugale, familiale et sentimentale (parfois orageuse). Les mariages… Lire la suiteÉcrit par : Francis ZIMMERMANN
Dans le chapitre "L'œuvre d'Āryabhaṭa" : … des yuga. Il semble qu'Āryabhaṭa ait été le premier à spéculer en astronome sur le thème *cosmogonique des âges du monde, en élaborant la théorie des yuga, qui assujettit les durées des révolutions astrales à de communs multiples. Le yuga est un cycle au terme duquel se produit un retour des neuf éléments – Soleil, Lune, ses apside et… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
Dans le chapitre "Cosmogonie et physique" : … *La cosmogonie, dans la Théogonie d'Hésiode, pose au commencement trois entités divines, décomposables en 2 + 1. La première nommée est un mâle, au nom de Chaos. Il s'oppose à la Terre, comme le vide à la sécurité. La troisième nommée est appelée l'Éros. De son côté, à part, le Chaos produit la Nuit, et la Nuit, à elle seule, après avoir… Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
… *Couple démiurge de la cosmogonie japonaise, Izanagi et sa sœur-épouse Izanami, descendants des divinités primordiales asexuées, engendrent, selon le Kojiki et le Nihon shoki, la multitude des kami du Ciel et de la Terre. Les îles du Japon elles-mêmes sont leur création, mais aussi et surtout Amaterasu ō-mi-kami (le soleil… Lire la suiteÉcrit par : Charles MALAMOUD
Dans le chapitre "Cosmogonie et rituel" : … se déverse ailleurs que dans le réceptacle approprié. Dans les Brāhmaṇa, qui présentent* la genèse comme l'œuvre du dieu Prajāpati, la formule qui revient constamment est : « Prajāpati désira : puissé-je être multiple. » Et ce désir premier n'est pas seulement la cause de la création ; il est aussi le modèle et la source du… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *L'opposition lumière-ténèbres constitue un symbole universel. Pour en esquisser l'enjeu symbolique, on peut introduire trois grandes acceptions de la lumière sur le plan de l'imaginaire : la lumière-séparation, la lumière-orientation, la lumière-transformation. Ces trois aspects de la lumière comme symbole se définissent par rapport à trois… Lire la suiteÉcrit par : André PADOUX
Dans le chapitre "L'hindouisme" : … Les corps célestes, les éléments ont aussi leur mantra (RAṂ pour le feu, LAṂ pour la terre, etc.). *Les mantras étant la forme essentielle des divinités, ils ont leur place et leur rôle dans le cosmos. Aspect de la Parole originelle, un mantra peut être à la source de la manifestation cosmique. On l'a vu pour OṂ dès les Upaniṣad. On trouve… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
Dans le chapitre "Le passage du nom divin aux concepts couplés" : … y prennent sens, rien que par leur rang dans les catalogues ou les généalogies. Lue ainsi, la *cosmogonie dans la théogonie d'Hésiode pose à l'origine trois principes, décomposables en deux opposés irréductibles – la Terre et le Chaos – et un principe d'union nommé l'Amour. Du Chaos irréconciliable provient une Mère noire, destinée à enfanter… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOTTERO, Yvan KOENIG, Dimitri MEEKS, Universalis
Dans le chapitre "Gouvernement du monde et divination, cosmogonie et théogonie" : … que nous appelons la « divination déductive », très en faveur dans le pays, et largement attestée. *Les dieux, issus les uns des autres en générations successives, étaient aussi les créateurs du monde. Une telle conviction profonde de la religiosité s'est exprimée, suivant les lois de cette « imagination calculée » qui présidait à l'élaboration de… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Pierre-Yves LAMBERT, Universalis
Dans le chapitre "Équilibres et antinomies" : … exprimées ailleurs. C'est d'ailleurs bien le même principe qui régit l'histoire mythique et la *cosmogonie germano-nordiques. Du chaos initial, par l'affrontement antithétique entre monde obscur du froid (Niflheimr) et monde lumineux du feu (Múspellsheimr), est né l'hybride Ymir, qui engendre les géants dont descendent les dieux ; ceux-ci le… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE
Dans le chapitre "Une religion des livres" : … tout entier construit contre la tradition d'Hésiode et la « théologie » officielle des Grecs. Ces *cosmogonies et théogonies orphiques ont souvent été tenues pour des constructions tardives, élaborées dans des milieux néo-platoniciens. La découverte, en 1962, à Derveni, près de Thessalonique, des restes d'un rouleau de papyrus contenant des… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
Dans le chapitre "La doxa" : … ne réside aucune ferme assurance de vérité. Cette dernière partie du poème aurait contenu une *cosmogonie, une cosmologie, une anthropologie et une démonologie. Elle représente l'univers comme composé de deux étoffes (« matières » et « substances » sont à éviter comme termes tardifs) : l'une, légère, chaude et lumineuse, l'autre dense, froide… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Dans le chapitre "Les « cinq caractéristiques »" : … Le premier des cinq grands sujets traités est la* cosmogonie, c'est-à-dire la description de la création originelle, celle qui s'est produite au commencement des temps (agre). Il faut rappeler à ce propos qu'une création en contexte indien n'est jamais ex nihilo : c'est un simple développement à partir d'un principe premier. Au… Lire la suiteÉcrit par : Oruno D. LARA
… *Né à Haguenau en Alsace, le 1er juillet 1903, Marius (Jean-Marie, Alphonse) Schneider étudia la philosophie et la musicologie à Strasbourg et à Paris, où il travailla avec André Pirro ; dans la capitale, il étudia le piano avec Alfred Cortot. En 1930, à l'université de Berlin, il soutint une thèse de doctorat portant sur le haut Moyen… Lire la suiteÉcrit par : André PADOUX
Dans le chapitre "Les doctrines" : … hindoues est celui de l'hindouisme : il vient pour l'essentiel des darśana classiques. La *cosmogonie repose sur les catégories du Sāṃkhya complétées par en haut en comptant trente-six tattva (au lieu de vingt-cinq) et tient à celle des Purāna (eux-mêmes parfois tantrisés). Ses spéculations magico-linguistiques… Lire la suite
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