En deux langues, la littérature canadienne exprime l'âme d'un peuple. Les textes français antérieurs à 1760 sont pour l'essentiel des récits de voyage et constituent une « prélittérature ». Ce n'est qu'après les guerres de la conquête que les Canadiens français, coupés de leurs élites, obligés de s'adapter pour ne pas périr, doivent se défendre par la parole ou l'écrit. Journalistes et orateurs parlementaires produisent une littérature de combat.
Au siècle dernier, la poésie se cantonne soit dans l'exaltation de la patrie, soit dans des imitations de la poésie française. Les premiers romans, idylliques et moralisateurs, empruntent souvent la forme de Mémoires ou de récits épistolaires. Leur documentation réduite, leur partialité et leur absence de méthode font des diverses « histoires du Canada » plutôt de simples chroniques. Le mouvement des idées est dominé par un nationalisme revendicateur, qui se traduit surtout par des efforts pour le maintien de la langue française. Cependant, plusieurs essayistes sont des critiques lucides et acerbes de la société bourgeoise du xixe siècle, tandis que la « révolution tranquille » de 1960 marque le début d'un appronfondissement réel de l'identité québécoise, et partant d'une littérature nouvelle.
Il existe maintenant un ensemble d'études qui permet une analyse systématique de la littérature canadienne-anglaise. Elles semblent dominées par le souci de considérer cette jeune littérature, non plus selon les normes d'une esthétique traditionnelle, mais en fonction de son apport original à la culture nationale.
La vie musicale canadienne est celle d'un pays-continent. Seuls les moyens modernes de communication ont pu le ramener à une échelle humaine. La musique y connaît un nouvel essor grâce à des échanges artistiques de plus en plus intenses entre les provinces.
L'histoire des arts plastiques au Canada comprend plusieurs étapes. D'abord l'Église favorise la sculpture et l'architecture. On rencontre ensuite une « époque » du portrait qui durera jusqu'à la fin du xixe siècle. Les artistes […]
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